Selon Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, si la pollution atmosphérique est globalement en baisse, les niveaux de certains polluants sont encore trop élevés.
La France n’aurait pas atteint les objectifs de réduction des polluants atmosphériques fixés par la Commission Européenne. Certains polluants, comme le monoxyde de carbone, le benzène et le dioxyde de soufre ont baissé en 2009. En revanche, les concentrations d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote sont en augmentation.
Comment expliquer que la qualité de l’air soit toujours critique en France ? Tout d’abord, les améliorations apportées sur les véhicules n’ont pas encore donné de résultats. Par ailleurs, les plans de protection de l’atmosphère (PPA) visant à améliorer la qualité de l’air n’ont pas eu les effets attendus. Selon le ministère de l’écologie, les industriels ont fait des efforts importants, mais les PPA « pèchent à faire appliquer les actions prévues pour les particuliers, qui sont les principaux émetteurs de polluants à travers les transports et les chaudières domestiques ».
Rappelons que chaque année, la pollution de l’air est la cause de 350000 décès prématurés au sein de l’Union européenne.
Le gouvernement poursuit donc ses actions de lutte contre la pollution atmosphérique. Les mesures prises sont rassemblées dans le plan particules, qui vise notamment à inciter les particuliers à choisir des installations de chauffage moins polluantes.