Depuis 20 ans, l’idée, partagée au plus haut niveau de l’Etat, que les effets du sel sur la santé sont mineurs est défendue par de nombreux chercheurs au premier rang desquels figure le Pr Tilman Drüeke, de l’Inserm. Le Pr Drüeke est l’auteur du chapitre sur le sodium dans l’édition de 1992 des Apports nutritionnels conseillés pour la population française qui donne à l’époque la vision officielle des autorités sanitaires sur l’alimentation et la santé. On y lit que seuls 30 à 40% des hypertendus sont, pour des raisons génétiques, « sensibles au sel ». Au médecin de les dépister. Les autres, malades ou pas, « peuvent continuer à consommer la quantité de sel qu’ils ont l’habitude et le plaisir de manger. »
