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Les nouveaux traitements de l'arthrose |
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Souffrir ou prendre des médicaments potentiellement dangereux. Tel était le seul choix qui s’offrait jusqu’à une date récente aux arthrosiques. Plus maintenant. La recherche vient d’identifier des molécules naturelles, sûres et efficaces.
Jefferson Parker et Elvire Nérin
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 Un sur cinq : c’est la proportion de celles et ceux qui souffrent d’arthrose dans notre pays. Ce rhumatisme chronique apparaît chez les plus de 40 ans et se généralise après 65 ans. Contre lui, la médecine moderne aligne un arsenal impressionnant : corticoïdes dérivés de la cortisone, paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), et, depuis peu, les anti-COX-2. Tous ces médicaments ont deux inconvénients majeurs : d’une part, ils ne corrigent pas les facteurs à l’origine de l’arthrose : on a moins mal, mais le cartilage continue de se dégrader en silence. Et surtout, ils ont des effets indésirables qui peuvent être très graves comme le montre le triste exemple du Vioxx, retiré du marché le 30 septembre 2004 après avoir provoqué de nombreux décès.
Alors par quoi les épauler ou les remplacer ?
Depuis une dizaine d’années, les chercheurs ont accumulé les études extrêmement précises sur les effets potentiels de plusieurs substances naturelles. Mais il manquait des études convaincantes sur leur efficacité chez l’homme. Dans ces études, des plantes ou les compléments alimentaires sont donnés à des patients. Leur efficacité est comparée selon le cas à une substance dénuée d’effet qu’on appelle placebo, ou même à un médicament. Ces études rigoureuses existent désormais, et elles sont positives. Enthousiasmée, la médecine américaine propose de plus en plus souvent un traitement naturel à celles et ceux qui souffrent d’arthrose. Les médecins savent que ces substances soulageront leurs patients et qu’elles amélioreront leur mobilité sans effets indésirables. ConsoSanté a décidé d’informer aussi les malades francophones de ces nouveaux traitements de l’arthrose.
L’arthrose, une maladie du cartilage
Bien qu’associée à l’âge, l’arthrose n’est pas une conséquence directe du vieillissement. C’est une maladie des articulations qui s’apparente à un vieillissement accéléré du cartilage, ce tissu élastique de couleur nacrée qui recouvre l’extrémités des os au niveau des articulations. Le cartilage permet un glissement parfait entre les os et absorbe les chocs. Grâce à lui, nous nous déplaçons, nous courons, nous sautons sans effort apparent et sans douleur.
C’est aussi un tissu vivant qui normalement, est en perpétuel renouvellement, même chez les personnes les plus âgées. Il se renouvelle tous les trois mois. La solidité du cartilage lui vient de ses fibres de collagène. Son élasticité lui est procurée par des molécules appelées protéoglycanes, sorte d’éponges qui en se gorgeant d’eau mettent sous tension les fibres de collagène. Des cellules spécialisées appelées chondrocytes (10 % du volume du cartilage) permettent au cartilage de se renouveler : elles détruisent et construisent la matrice en permanence.
Une maladie inflammatoire
On a longtemps pensé que l’arthrose, au contraire de l’arthrite rhumatoïde, n’était pas une maladie inflammatoire. Qu’il s’agissait d’une simple usure mécanique. En fait, la destruction progressive du cartilage est due à une inflammation chronique des cellules qui fabriquent le cartilage, les chondrocytes. L’inflammation est la réponse normale de l’organisme à une agression. Elle vise le plus souvent à éliminer un virus ou une bactérie en fabriquant une grande variété de substances qu’on appelle médiateurs de l’inflammation. Dans l’arthrose, l’inflammation ne vise à éliminer aucune bactérie, aucun virus. Elle est la conséquence accidentelle d’une surexcitation des cellules spécialisées du cartilage, les chondrocytes, en réaction à des facteurs héréditaires, à un traumatisme ou une pression excessive liée au surpoids.
Les chondrocytes produisent des molécules pro-inflammatoires appelées interleukines. La plus connue est l’interleukine-1 (IL-1). Ces interleukines favorisent une destruction du collagène et des protéoglycanes. Elles détruisent les chondrocytes, ou les affaiblissent, ce qui fait que le cartilage n’est pas remplacé, et qu’il est très mal réparé. Sa surface irrégulière gêne le mouvement. L’inflammation rend l’articulation douloureuse. Dans les formes sévères, le cartilage a disparu : le mouvement articulaire se fait os contre os.
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Au début de l’arthrose, les chondrocytes tentent de fabriquer plus de matière pour compenser celle qui a été perdue. Mais c’est le plus souvent en vain et le cartilage continue de disparaître. Les tentatives désordonnées de réparation aboutissent à de petites excroissances osseuses qui déforment l’articulation : ce sont les ostéophytes, qu’on appelle « becs de perroquet ».
Une maladie qui détruit le cartilage
L’inflammation de l’arthrose a une conséquence dramatique pour l’articulation : elle fait disparaître le cartilage restant.
Lorsqu’il est en bonne santé, le chondrocyte dégrade par le biais d’enzymes, les grosses molécules du cartilage devenues inutiles ou trop usées et en fabrique de nouvelles. Problème : lorsqu’il est surexcité, comme c’est le cas dans l’arthrose, ces enzymes glouton qu’il génère, digèrent littéralement la matrice. Conséquence : le cartilage est sérieusement amoindri.
Que deviennent les chondrocytes surexcités ? Si la maladie se poursuit, ils finissent par dégénérer et mourir, en laissant des zones vides de toute cellule ce qui fragilise la matrice du cartilage et contribue à la détruire un peu plus avec chaque mouvement. [1]
Il est donc primordial d’agir au plus tôt sur ces processus de destruction pour préserver le cartilage restant.
La douleur de l’arthrose est une douleur d’effort, de mise en charge. Peu handicapante au début, elle n’apparaît que lors d’efforts importants et se réveille surtout en fin de journée. Elle disparaît avec le repos. Par la suite, les douleurs s’intensifient et surviennent chaque fois que l'articulation est sollicitée y compris de manière minime. Avec les années, l’articulation est douloureuse même au repos et pendant la nuit.
Autre problème lié à l’arthrose : la perte de mobilité. Au début, il existe un simple dérouillage matinal douloureux qui n'excède pas quinze minutes. Le raidissement est discret et limité à un seul secteur du mouvement articulaire. Au fur et à mesure que l’arthrose progresse, le raidissement s’étend à l’ensemble de l’articulation et l’amplitude du mouvement est limitée.
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Les limites des traitements classiques
Pour traiter l’arthrose, le corps médical prescrit des antalgiques comme le paracétamol, qui agissent sur la douleur, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’aspirine et les anti-COX-2 ou « coxibs », des molécules d’apparition récente. Ces traitements soulagent les patients mais ils ont peu d’effet sur l’évolution de la maladie. Ils ont aussi des effets secondaires potentiellement sérieux.
Le paracétamol, lorsqu’il est pris régulièrement sur de longues périodes, est soupçonné d’abîmer les reins. C’est aussi le cas de l’aspirine. [2] L’aspirine peut occasionner des lésions importantes à l’estomac et à l’oesophage.
Introduits plus récemment, les « coxibs » ont été formulés pour ne pas causer de lésions à la muqueuse digestive, mais des études ont montré que leurs utilisateurs courent un risque plus élevé d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral. [3] Ces nouveaux médicaments pourraient, eux aussi, endommager les reins à long terme. [4]
D’où l’intérêt de proposer aux personnes qui souffrent de rhumatismes des alternatives non toxiques.
[1] Ignon E : Aspects actuels de la chondroprotection. Focus on Rheumatology 1995, 2 : 28-35.
[2] Fored CM : Acetaminophen, aspirin, and chronic renal failure. N Engl J Med. 2001, 20;345(25):1801-1808.
[3] Whelton A. Renal and related cardiovascular effects of conventional and COX-
2-specific NSAIDs and non-NSAID analgesics. Am J Ther 2000, 7:63-74.
[4] Appel GB. COX-2 inhibitors and the kidney. Clin Exp Rheumatol. 2001;19:S37-
S40.
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Traiter naturellement l'arthrose
Plantes, compléments alimentaires… voici une revue de détail des traitements naturels de l’arthrose qui ont fait leurs preuves.
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Contre la douleur : l’harpagophytum
Cette plante extraordinaire est récoltée dans les déserts sablonneux d’Afrique du Sud et de Namibie. Les racines de la plante sont utilisées pour fabriquer des gélules qui renferment les principaux principes actifs : harpagoside, harpagide, procumboside, procumbide, des substances anti-inflammatoires et anti-douleur.
Pour un rhumatisant, des cures de cette plante apportent un soulagement rapide et spectaculaire. Beaucoup ne peuvent plus s'en passer.
Une étude publiée en 2003 montre une forte réduction de la douleur et des symptômes de l’arthrose chez 75 patients traités avec de l’harpagophytum. La douleur régresse de 25 à 45 % alors que la mobilité augmente d’autant. [1]
L'harpagophytum est aussi efficace que des médicaments chimiques pour calmer les inflammations et les douleurs de l’arthrose.
Une étude française très récente a été conduite sur 122 personnes souffrant d'arthrose de la hanche et du genou. Pendant 4 mois, une partie des volontaires a pris 435 mg d'harpagophytum par jour pendant que l'autre prenait un médicament anti-inflammatoire appelé diacerhéine. Les douleurs ont diminué de la même manière dans les deux groupes. Les patients du groupe harpagophytum utilisaient moins de médicaments anti-douleur à la fin de l'étude. Ils souffraient également moins de diarrhées que ceux qui suivaient le traitement anti-inflammatoire chimique (26 %). [2]
Une autre étude de 2003 a comparé chez 44 personnes l’efficacité de l’harpagophytum à celle d’un anti-inflammatoire chimique de dernière génération, le rofecoxib. Les patients pouvaient continuer à suivre en parallèle leur traitement habituel ou l’interrompre s’ils allaient mieux. Six semaines après le début de l’étude, 10 patients avaient pu, grâce à l’harpagophytum, suspendre pendant plus de 5 jours leur traitement habituel. Ils n’étaient que 5 parmi ceux soignés avec le rofecoxib. Pour les autres, la réduction de la douleur était similaire dans les deux groupes, mais le nombre d’effets indésirables deux fois plus élevé chez les personnes qui prenaient le rofecoxib. [3]
Le gingembre, un anti-inflammatoire de premier plan
La médecine ayurvédique décrit le gingembre ( Zingiber officinale) comme la plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Des recherches très récentes ont confirmé le caractère fortement anti-inflammatoire des composés du gingembre ( lire encadré). En fait, le gingembre apparaît aujourd’hui aussi puissant que des médicaments de dernière génération. [4]
C’est en s’appuyant sur son usage ancestral que des chercheurs ont eu l’idée en 1992 de tester de la poudre de gingembre dans l’arthrose. Après 3 mois d’utilisation, les trois-quarts des patients ont vu leur état s’améliorer. Certains ont poursuivi le traitement à base de gingembre pendant plus de deux ans et demi sans aucun effet indésirable notable. [5]
Une étude clinique remarquable a été récemment publiée dans le journal médical de référence Arthritis and Rheumatism. Les scientifiques ont donné pendant 6 semaines à des personnes souffrant d’arthrose du genou, soit du gingembre soit un placebo. Les participants pouvaient prendre un médicament chimique si les douleurs étaient trop fortes. L’étude a été conduite sans que ni les médecins qui dirigeaient l’étude, ni les patients qui y participaient, ne savaient qui prenait le gingembre et qui prenait la pilule dénuée d’effet. En science, ces études sont dites « contrôlées, en double aveugle » et ce sont celles dont les résultats sont les plus fiables.
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Claire Sassus, 38 ans est ingénieur à Montpellier (Hérault). Elle a toujours fait beaucoup de sport : tennis, natation, volley-ball jusqu’au jour où des problèmes de dos sont apparus.
« Grâce à l’harpagophytum, je ne prends plus d’anti-inflammatoire »
« Depuis l’âge de 18 ans, dit-elle, je souffre d’arthrose lombaire qui se traduit par des lumbagos à répétition. Mon médecin m’a prescrit des anti-inflammatoires. Comme au début les crises ne duraient que quelques jours, ce traitement me soulageait. Un jour, la douleur s’est prolongée, si bien que j’ai dû prendre des anti-inflammatoires plus longtemps que d’habitude et cela m’a provoqué des maux d’estomac et de la diarrhée. Une amie m’a alors parlé de l’harpagophytum. J’ai essayé et ça a marché ! J’ai même été très surprise de la rapidité d’action et surtout de l’efficacité. Quand j’ai une crise, je prends 2 gélules et 2 heures après je suis soulagée. C’estremarquable ! Et côté estomac et intestins, aucun trouble même si je prends les gélules entre les repas. Grâce à l’harpagophytum, je ne prends plus d’anti-inflammatoires. »
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Les chercheurs ont constaté à l’issue de l’étude que les personnes ayant pris le gingembre, mais pas celles qui avaient pris le placebo, se déplaçaient avec plus de facilité, que leur douleur était moins forte et leur articulation moins raide, signe que leur arthrose était grandement améliorée par le gingembre. [6]
Ralentir la maladie avec les acides gras oméga-3
Les oméga-3 sont une famille d’acides gras (constituants des graisses) que l’on trouve dans les légumes à feuilles vertes, les noix, les poissons gras (anchois, hareng, maquereau, sardine, saumon), les graines de lin, les huiles de colza, de noix et de lin.

Une fois absorbés, ces acides gras donnent naissance à des substances qui ont des propriétés anti-inflammatoires.
Depuis 1998, le Dr Bruce Caterson de l’université de Cardiff (Pays de Galles) et son équipe se passionnent pour les bénéfices potentiels des suppléments d’oméga-3 sur l’arthrose. Après plusieurs expériences menées en laboratoire sur des tissus de cartilage arthrosique qui se sont avérées étonnamment concluantes, ces chercheurs viennent de publier les résultats de leur première étude chez l’homme. Et ils sont encourageants. 31 personnes souffrant d’arthrose et en attente d’une opération chirurgicale pour la pose d’une prothèse totale du genou ont participé à cette étude. La moitié des participants a pris 2 fois par jour pendant 10 à 12 semaines avant l’opération, 2 capsules contenant 1 g d’huile de foie de morue enrichie en acides gras oméga-3. L’autre moitié a pris un placebo. Après l’opération, les cartilages récupérés ont été analysés. Résultat : dans 86 % des cas du groupe oméga-3, plus aucune trace (ou très peu) des fameuses enzymes glouton qui détruisent le cartilage contre 26 % dans le groupe placebo. D’après le professeur Bruce Caterson qui a mené l’étude, « concrètement cela signifie qu’une supplémentation en acides gras oméga-3 peut ralentir voire stopper l’usure du cartilage et réduire l’inflammation ainsi que la douleur qui accompagne l’arthrose. »
Pour réparer le cartilage : glucosamine et chondroïtine
Nous avons vu que des « molécules-éponge », les protéoglycanes, sont indispensables à la bonne santé du cartilage car elles assurent la souplesse et l’élasticité de ce tissus. Sans elles, le cartilage est incapable d’absorber les chocs, il craque, se fissure et peut s’user complètement.
Pour que les cellules de nos articulations puissent fabriquer des protéoglycanes, elles ont besoin de deux substances : la glucosamine et la chondroïtine. Normalement, les chondrocytes les synthétisent à partir du glucose des aliments au terme de plusieurs réactions biochimiques. Mais dans l’arthrose, les chondrocytes, même bien alimentés en glucose ne parviennent plus à accomplir correctement leur tâche. Les chercheurs ont découvert qu’on obtenait de bien meilleurs résultats en apportant directement aux chondrocytes la glucosamine et la chondroïtine préformées, sous la forme de suppléments par voie orale. Ces substances réussissent à stimuler la production de protéoglycanes et à normaliser le métabolisme du cartilage. Non seulement ce dernier ne dégénère plus, mais dans un grand nombre de cas, du cartilage neuf est reconstruit.
Depuis plus de 20 ans, l’ensemble des études a conclu à l’efficacité des suppléments de glucosamine pour soulager les douleurs en cas d’arthrose mineure ou modérée.
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Cette amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines et persiste plusieurs semaines après l’arrêt de traitement. Ceci est dû aux effets anti-inflammatoires de la glucosamine.
Par ailleurs, et c’est là tout son intérêt par rapport aux traitements anti-inflammatoires, la glucosamine permet à long terme de stabiliser le processus de destruction du cartilage. Récemment, deux études cliniques menées sur des personnes souffrant d’arthrose du genou ont montré que la prise quotidienne de 1 500 mg de sulfate de glucosamine pendant 3 ans permet de bloquer la progression de la maladie.[7] [8] Aucun effet secondaire significatif n’a été rapporté.
Et La chondroïtine ? Même si le dossier scientifique de la chondroïtine n’est pas aussi étoffé que celui de la glucosamine, les études cliniques dont on dispose prouvent son efficacité. Comme la glucosamine, la chondroïtine ne fait pas que soulager les symptômes. Elle peut contribuer à stopper ou ralentir la progression de la maladie. Ceci vient d’être à nouveau confirmé par une étude contrôlée en double aveugle. Les 120 participants de l’étude souffraient d’arthrose du genou. Le traitement étudié par comparaison à un placebo consistait à prendre 800 mg de sulfate de chondroïtine par jour pendant 3 mois, traitement qui a été renouvelé une fois dans l’année. Au bout d’un an, les personnes effectivement souffraient moins et les radiographies montraient que les lésions du cartilage avaient peu évolué. Comme pour la glucosamine, l’effet positif de la chondroïtine se prolonge après l’arrêt du traitement. [9]
Des scientifiques ont montré que glucosamine et chondroïtine peuvent agir en synergie pour une plus grande efficacité, une piste prometteuse à confirmer.
[1] Wegener T : Treatment of patients with arthrosis of hip or knee with an aqueous extract of Devil's Claw (Harpagophytum procumbens DC.). Phytother Res 2003, 17(10):1165-1172.
[2] Leblan D : Harpagophytum procumbens in the treatment of knee and hip osteoarthritis. Four-month results of a prospective, multicenter, double-blind trial versus diacerhein. Joint Bone Spine. 2000, 67(5):462-427.
[3] Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
[4] Kiuchi F : Inhibition of prostaglandin and leukotriene biosynthesis by gingerols and diarylheptanoids. Chem Pharm Bull 1992, 40(2):387-391.
[5] Srivastava KC : Ginger (Zingiber officinale) in rheumatism and musculoskeletal disorders. Med Hypotheses. 1992, 39(4):342-348.
[6] Altman RD : Effects of a ginger extract on knee pain in patients
with osteoarthritis. Arthritis Rheum 2001, 44(11):2531-2538.
[7] Reginster JY, Deroisy R, Rovati LC, Lee RL, Lejeune E, Bruyere O, Giacovelli G, Henrotin Y, Dacre JE, Gossett C. Long-term effects of glucosamine sulphate on osteoarthritis progression: a randomised, placebo-controlled clinical trial.Lancet 2001 Jan 27;357(9252):251-6.
[8] Pavelka K, Gatterova J, Olejarova M, Machacek S, Giacovelli G, Rovati LC. Glucosamine sulfate use and delay of progression of knee osteoarthritis: a 3-year, randomized, placebo-controlled, double-blind study.Arch Intern Med 2002 Oct 14;162(18):2113-23.
[9] Uebelhart D : Intermittent treatment of knee osteoarthritis with oral chondroitin sulfate : a one-year, randomized, double-blind, multicenter study versus placebo. Osteoarthritis Cartilage. 2004 Apr;12(4):269-76.
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En pratique
Quelle substance pour quelle action et à quelle dose ? En jouant sur les associations, vous pouvez agir sur toutes les problématiques de l'arthrose : soulager la douleur, calmer l'inflammation, régénérer le cartilage.
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Harpagophytum

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Anti-inflammatoire et anti-douleur
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Tout dépend s’il s’agit d’extrait ou de poudre totale. Suivre la posologie recommandée par le fabricant
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Demander l’avis de votre médecin en cas de diabète, maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle
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La racine sèche d’harpagophytum contient 0,5 à 3 % de substances actives, les iridoïdes dont la grande fragilité impose les plus grandes précautions au moment de la récolte et de la transformation. Tous les harpagophytums du commerce n’ont pas la même valeur
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Glucosamine

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Reconstruit le cartilage lésé et restaure la fonction articulaire
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Traitement d’attaque : 1,5 à 2 g par jour au moment des repas pendant 3 mois puis 1 g par jour à prendre en continu. L’amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines
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Attention en cas de diabète de type II (la glucosamine peut augmenter la résistance à l’insuline) et en cas d’allergies aux crustacés (la glucosamine étant extraite de carapaces de crustacés)
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Plusieurs formes de glucosamine sont vendues. Le sulfate de glucosamine doit être privilégié, la plupart des études scientifiques ayant été menées avec cette forme de la molécule
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Chondroïtine

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Régénère le cartilage et diminue la douleur
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800 à 1 200 mg par jour au long cours. L’amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines
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Le sulfate de chondroïtine pourrait fluidifier le sang. Prudence chez les personnes qui ont tendance à saigner ou suivent un traitement anti-coagulant
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Le sulfate de chondroïtine peut être extrait de cartilage de bovins ou de poissons
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Gingembre

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Anti-inflammatoire, anti-douleur
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1 g de poudre de gingembre séché 3 fois par jour
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Aucune
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On peut consommer du gingembre frais (1 g de gingembre séché en poudre équivaut à environ 10 g de gingembre) frais)
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Acides gras oméga-3

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Anti-inflammatoires, anti-douleur, ils ralentissent la progression de l’arthrose
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au minimum 1 g d’oméga-3 (EPA + DHA) par jour
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les oméga-3 fluidifient le sang par conséquent prudence chez les personnes qui ont tendance à saigner ou suivent un traitement anticoagulant
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Même si le dossier scientifique des oméga-3 n’est pas encore très étoffé pour l’arthrose, l’origine inflammatoire de cette maladie nous amène à conseiller fortement une supplémentation
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Critères de classification : Tous les compléments alimentaires et les traitements de phytothérapie cités dans onsosanté ont fait l'objet d'une revue de la littérature scientifique. Ces traitements sont validés en fonction du nombre et de la qualité des données cliniques publiées, les données les plus fiables étant celles des essais contrôlés en double aveugle. Ce travail nous permet de classer les traitements en trois catégories : Efficacité certaine :  Efficacité probable : Efficacité possible : 
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- Harpagophytum : Harpadol (Ph)
- Gingembre : Arkogélules gingembre (Ph)
- Glucosamine : Chondroaid (Ph)
- Chondroïtine : Chondrosulf, Structum (remboursés à 35 %) (Ph)
- Oméga-3 : Mixalpha-3 (Ph), Oenobiol stress (Ph, PPh), OM3 (Ph), Solgar EPA/GLA (VPC)
- Produits combinés
- Artrobiol (Ph)
Points de vente Ph : pharmacie, PPh : parapharmacie, VPC : vente par correspondance
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