L’Organisation Mondiale de la Santé conseille d’allaiter exclusivement pendant six mois, âge auquel on peut introduire des aliments solides tout en poursuivant l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans ou au-delà. En France, près de 6 mamans sur 10 (56,2% selon les chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques en 2002) allaitent leur enfant en quittant la maternité. Elles sont 60 à 70% en Belgique, plus de 80% en Suisse. Dans les pays scandinaves, 99% des mamans nourrissent leur enfant au sein après la naissance. En moyenne, en France, l’allaitement dure 3 mois, un peu moins de 4 mois en Belgique. Dans les pays scandinaves, 85 % des bébés sont toujours allaités à 3 mois, 70 % à 6 mois et 40 % à 9 mois.|
Bénéfices pour la maman
Des chercheurs ont estimé que le risque de cancer du sein à l’âge de 70 ans pourrait être réduit d’un tiers si les mamans allaitaient leurs enfants pendant un an au moins. L’allaitement réduirait aussi le risque de cancer des ovaires. Enfin, les mamans qui ont allaité plusieurs mois ont une densité minérale osseuse plus élevée que les autres mamans. Elles ont aussi moins de masse grasse.
Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer (2002). Breast cancer and breastfeeding: collaborative reanalysis of individual data from 47 epidemiological studies in 30 countries, including 50 302 women with breast cancer and 96 973 women without the disease. Lancet 360: 187-95.
Paton LM et al (2003). Pregnancy and lactation have no long-term deleterious effect on measures of bone mineral in healthy women: a twin study. Am J Clin Nut 77: 707-14
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L’allaitement apporte des bénéfices pour le système cardiovasculaire. Les adultes qui ont été nourris au sein à la naissance ont moins de cholestérol total et de « mauvais » cholestérol-LDL que les adultes qui ont reçu du lait de vache. Pourtant, c’est exactement le contraire dans la petite enfance : les enfants allaités ayant alors plus de cholestérol que les autres. Le lait maternel est naturellement riche en cholestérol et cet apport dès la naissance pourrait « programmer » pour le reste de l’existence le bon fonctionnement des outils biochimiques qui régulent le cholestérol dans l’organisme, comme le SREBP (Sterol Regulatory Element-Binding Protein-1 and -2), un détecteur cellulaire chargé d’activer la production de cholestérol lorsque son niveau est trop bas, et d’augmenter le nombre de récepteurs. |
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Maternel
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Vache
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Protéines (g)
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8 à 12
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30 à 35
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Dont caséine
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40%
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80%
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Dont lactosérum (protéines solubles)
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60%
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20%
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Glucides
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6-7
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5
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Lipides
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3 à 4
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3 à 4
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AG saturés/AG insaturés
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1/1
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3/1
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Calcium (mg)
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30
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120
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Chlore
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45
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110
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Phosphore
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15
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90
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Fer
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30 à 70
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10
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Zinc
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50-400
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200-500
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Cuivre
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25-70
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2-15
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Vitamines
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A (UI)
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200
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45
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E (mg)
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0,35
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0,1
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Charge osmotique (mOsm/L)
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90
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280
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huile ou margarine de colza, huile d’olive, quelques noix dans la journée apportent les acides gras linoléique (oméga-6), alpha-linolénique (oméga-3), et oléique (oméga-9) dans les bonnes proportions, tant pour la maman que pour son enfant qui en a un besoin important ;
Il n’est pas interdit de vouloir maigrir pendant qu’on allaite, à condition de ne pas commencer un tel régime dans les six premières semaines, et, ensuite, de ne perdre que très progressivement du poids. D’abord, pour ne pas pénaliser les besoins de votre enfant et les vôtres. Ensuite parce que lorsqu’on maigrit, les toxines accumulées dans le tissu adipeux (dioxines, PCB, retardants aux flammes) sont relarguées dans l’organisme, lait maternel compris et peuvent donc être absorbés par votre enfant. Il ne faudrait pas perdre plus de 500 g par semaine.
Lanutrition.fr conseille comme pendant la grossesse un complément de vitamines et minéraux à dose faible à modérée (une à deux fois les apports conseillés) ne contenant pas de fer (pour éviter les réactions indésirables entre fer et vitamine C).
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