Qu’est ce que ce régime a de plus que les autres ?
Elvire Nérin : Si on revient un peu sur l’historique des régimes, effectivement, cette question est légitime. On a l’impression aujourd’hui que tout ce qui était possible et imaginable pour faire maigrir les gens a été tenté. Malheureusement sans succès ! Aujourd’hui le régime le plus souvent recommandé par les médecins consiste à réduire l’apport calorique en diminuant prioritairement les graisses. Or ces régimes pauvres en calories et en graisses sont en échec depuis 40 ans. On perd du poids au cours des six premiers mois mais tout est regagné au bout d’un an.
Alors en quoi le régime IG est-il différent ?
Eh bien, c’est la première fois qu’un régime reçoit l’aval des scientifiques. C’est la première fois que les chercheurs en nutrition sont quasi unanimes pour dire que le régime IG constitue aujourd’hui la seule alimentation capable d’affiner la silhouette.
Tout simplement sur des études cliniques c’est-à-dire l’expérimentation. Il existe une multitude de publications dans la littérature scientifique internationale qui montrent les effets bénéfiques de cette alimentation sur la silhouette et sur la santé en général. Rares sont les études qui n’ont pas montré d’effet bénéfiques, encore plus rares sont celles qui concluent à un effet néfaste.
En quoi ce régime consiste-t-il ?
Il consiste en premier lieu à contrôler la qualité des glucides que l’on ingère. Il ne s’agit absolument pas de supprimer les glucides, il s’agit simplement de bien les choisir. Même chose pour les graisses.
Pour les glucides, c’est selon leur
index glycémique. L’index glycémique – on parle aussi d’IG - est né d’une simple expérience qui a finalement révolutionné un pan entier de la nutrition. L’IG d’un aliment évalue sa capacité à augmenter le sucre sanguin. Plus l’index glycémique des glucides est élevé, plus le taux de glucose dans le sang après le repas est élevé et par ricochet, même chose pour le taux d’insuline. Or cette hormone favorise le stockage des graisses. Donc quand on a une alimentation qui comporte essentiellement des glucides d’index glycémique élevé, réussir à contrôler son poids devient beaucoup plus difficile.
Parler d’index glycémique élevé, c’est une autre façon de parler de sucres rapides ?
Oui en un sens vous avez raison sauf que l’index glycémique a complètement bouleversé cette ancienne classification de sucres rapides et de sucres lents. C’est ce que nous expliquons dans le livre. Les glucides rapides ne sont pas ceux que l’on croit.
Comment dans ce cas repérer facilement les aliments d’index glycémique bas ?
Malheureusement il n’y a pas d’étiquetage de l’index glycémique en France contrairement à d’autres pays comme l’Australie, pays précurseur ou bien l’Angleterre où certaines firmes ont pris le parti d’afficher l’index glycémique de leurs produits. Il y a quelques règles de base à connaître. Tous les fruits et légumes par exemple ont un index glycémique satisfaisant. En revanche, pour ce qui est des aliments transformés par l’industrie agroalimentaire, il est beaucoup plus difficile de s’y retrouver. C’est pour cette raison que nous avons conçu dans notre livre, Le régime IG minceur, un guide d’achat des aliments à index glycémique bas. Il regroupe plus de 450 aliments courants en France.
Combien peut-on espérer perdre de kilos ?
Ça n’est pas en terme de kilos qu’il faut raisonner mais en terme de graisse corporelle car en privilégiant une alimentation d’index glycémique bas, on ne perd pas d’eau, on ne perd pas de muscles, on perd essentiellement de la graisse. Et moins de graisse, ça ne signifie pas moins de kilos surtout si vous maintenez votre masse musculaire par une activité physique régulière, mais ça change la silhouette !