Un traitement à base d'analogues de vitamine A n’augmente pas le risque de fractures osseuses, selon une étude danoise.
De fortes doses de vitamine A sont soupçonnées d’entraîner une déminéralisation osseuse, voire un risque accru de fractures. Cependant, un traitement à base d’analogue de la vitamine A, l'isotrétinoïne ou l'acitrétine n’augmente pas le risque de fractures chez les hommes comme chez les femmes, que le traitement soit topique ou systémique. C’est la conclusion d’une étude danoise menée sur près de 125000 patients ayant subi une fracture en 2000. Ni la durée du traitement, ni la dose quotidienne de ces traitements, ni leur quantité cumulée n'étaient liées à une hausse du risque de fracture. (1)
Les analogues de la vitamine A ne semblent donc pas avoir d’effet indésirable sur le risque de fracture. Quant aux doses élevées de vitamine A, la prudence reste de mise. Une étude espagnole vient de trouver qu’un taux bas de vitamine D, mais aussi un taux élevé de rétinol (vitamine A) est associé à un risque accru d’ostéoporose chez la femme. Dans cette étude, une majorité des femmes dont la vitamine D était basse avait aussi des taux élevés de rétinol, ce qui pourrait s’expliquer par les effets antagonistes de la vitamine A en excès sur la vitamine D. (2)
(1) Verstergaard P. : High-Dose Treatment With Vitamin A Analogues and Risk of Fractures. Arch Dermatol. 2010;146(5):478-482.
(2) Mata-Granados JM. Vitamin D deficiency and high serum levels of vitamin A increase the risk of osteoporosis evaluated by Quantitative Ultrasound Measurements (QUS) in postmenopausal Spanish women. Clin Biochem. 2010 Jun 17. [Epub ahead of print]