Comment se traduit la stimulation des zones érogènes ?
Par une augmentation du rythme cardiaque, une contraction ou une détente des muscles et une augmentation de la température du corps.
Chez l’homme, elle entraîne une érection. La verge répond au stimuli en se contractant légèrement. En quelques secondes, les fibres musculaires se relâchent et le pénis se gorge de sang d’où l’augmentation du volume pénien (l’intumescence). La quantité de sang pour une érection est en moyenne de 130 millilitres. La stimulation du pénis provoque une érection dite « réflexe », entièrement gouvernée par les centres nerveux de la moelle épinière. L’autre forme d’érection stimulée est dite « psychogène ». Les stimuli sont ici extra-péniens, c’est à dire issus de toutes les zones érogènes secondaires. Ce sont les centres cérébraux puis les centres médullaires qui interviennent.
Chez la femme, elle entraîne une lubrification vaginale. Son importance sera proportionnelle à l’intensité du désir. Le clitoris subit également des modifications importantes : dans les 3 à 6 premières minutes, la vascularisation du clitoris augmente, décuplant sa sensibilité. Parallèlement, la vulve s’épanouit en se gorgeant de sang. Comme le pénis de l'homme, le clitoris de la femme est un organe érectile. Les influx nerveux produits par la stimulation du clitoris voyagent par les nerfs honteux et d’autres nerfs du plexus sacré jusqu’à la moelle épinière. Impossible pour l’instant de préciser quelle partie du cerveau procure le plaisir, mais on sait que la stimulation de cette zone érogène produit un effet dit réflexe qui produit l’érection du clitoris. La dilatation des artères, après influx du système nerveux parasympathique, provoque un apport de sang, une augmentation de la pression et l’érection du clitoris.
Les glandes mammaires réagissent en faisant se durcir le mamelon, tout en provoquant un gonflement de l’aréole. Le sein tout entier augmente de volume.

Quelles sont les régions du pénis plus sensibles aux caresses ?
Le pénis est évidemment la principale source de plaisir chez l’homme. La densité de ses terminaisons nerveuses le rend très sensible aux caresses. La couronne (bord qui sépare le gland de la hampe) est considérée comme la zone érogène la plus sensible. La peau recouvrant la verge stimule le gland et la couronne lors des mouvements de masturbation et pendant la pénétration. La pénétration excite de surcroît le gland par frottement sur la paroi vaginale.
La pénétration suffit-elle à faire parvenir une femme à l’orgasme ?
Chez certaines femmes, le tiers extérieur du vagin est très sensible : la stimulation exercée par la pénétration peut leur permettre d’atteindre l’orgasme. Mais le plus souvent la pénétration seule n’est pas suffisante. De très nombreuses femmes ont besoin de préliminaires avec stimulation des organes génitaux, clitoris notamment.
Le clitoris est la zone érogène par excellence puisque sa seule fonction est de procurer du plaisir. C’est un corps caverneux situé à la jonction des petites lèvres et doté d’une sensibilité particulière d’où son surnom : « corpuscule de la volupté ». Le clitoris est composé de 3 parties: le sommet, le corps et les jambes. Seul le sommet est apparent et ce dernier est généralement couvert par le capuchon. Les jambes du clitoris passent de chaque côté du conduit de l'urètre ainsi que du conduit vaginal. Facilement stimulé par la langue ou les doigts, il se rétracte et disparaît sous le capuchon quand la phase d’excitation atteint son paroxysme. Riche en terminaisons nerveuses, le clitoris répond à la plupart des sollicitations (variations de températures, caresses douces ou intenses, etc.) Le clitoris diffère en forme, et en taille d’une femme à l’autre mais sa capacité à répondre à la stimulation reste la même. Le clitoris est pour la plupart des femmes la première source de plaisir.
Le clitoris peut être stimulé par les doigts, la langue, le pénis, le frottement du corps du partenaire ou un vibromasseur. Certaines femmes aiment toucher directement le gland de leur clitoris, mais pour d’autres, cette zone est si sensible qu’un contact direct est douloureux. Par ailleurs, lorsqu’on se concentre longtemps sur le clitoris, le plaisir du début finit souvent par s’atténuer.
Quelles positions stimulent le plus le clitoris ?
Deux positions sont très efficaces pour stimuler naturellement le clitoris. Lorsque la femme est au-dessus, son clitoris reçoit directement la stimulation du pubis de l’homme. Lorsque l’homme est sur sa partenaire (position dite « du missionnaire »), le clitoris peut aussi être stimulé, à condition que l’homme se positionne suffisamment haut : son pubis exerce alors une pression sur la région clitoridienne.
L’existence du point G n’est plus contestée, mais sa localisation, et surtout ses effets varient d’une femme à l’autre. Il s’agit d’une petite zone de tissu érectile située sur la face interne du vagin, généralement au niveau du clitoris. Morphologiquement, le point G serait constitué de deux membranes dont l’une serait située entre la paroi vaginale et l’urètre (l’éponge urétrale) et une seconde sur la paroi dorsale entre le vagin et l’anus (l’éponge périnéale).
Comment trouver et stimuler le point G ?
L’emplacement du point G varie d’une femme à l’autre. En général, il se situe environ 5 centimètres avant l’ouverture du vagin, sur la paroi antérieure. Le point G peut être identifié avec l’aide du partenaire alors que la femme est allongée sur le ventre, les hanches légèrement surélevées. Dans cette position, le partenaire peut exercer de deux ou trois doigts une légère pression sur la paroi du vagin (en direction du lit). Un vibromasseur peut aussi être utilisé à cet effet.
Les sensations procurées par la stimulation du clitoris et du point G sont différentes. La stimulation du clitoris provoque une réaction immédiate qui peut, à la longue, devenir déplaisante et douloureuse. La sensibilité du point G n’apparaît qu’après quelques minutes après disparition de l’envie pressante d’uriner. Contrairement au clitoris, cette zone peut être stimulée de façon répétée. Lors de la masturbation du point G, celui-ci grossit et durcit. L'excitation peu encore être augmentée par une stimulation simultanée du point G et du clitoris.
Quelle position stimule le plus le point G ?
Pendant l’acte sexuel, la position au cours de laquelle la femme est sur l’homme semble la plus propice à la stimulation du point G.
L'anus et le périnée sont-ils des zones érogènes ?
La stimulation de l'anus peut être source de plaisir, qu’il s’agisse d’une stimulation manuelle, orale ou par pénétration. On peut donc considérer l’anus comme une zone érogène. La pénétration anale est souvent associée aux pratiques homosexuelles, mais elle est utilisée par de très nombreux couples hétérosexuels.
La stimulation anale, si elle est source de plaisir peut aussi être très inconfortable. Le muscle externe de l’anus (sphincter anal) a tendance à se rétracter lorsqu’il est stimulé et les tentatives d’introduction du pénis ou même d’un doigt peuvent se révéler douloureuses. La muqueuse anale étant plus fragile que la muqueuse vaginale, elle peut alors se déchirer ou s’irriter. Il est conseillé d’utiliser un lubrifiant, et d’administrer les caresses avec douceur. Avant pénétration du pénis, mieux vaut insérer un doigt pour assouplir et dilater la muqueuse. Enfin, rappelons que le risque de transmission de microbes et virus – et notamment le HIV - est infiniment plus grand lors d’une pénétration anale que lors d’une pénétration vaginale. Le partenaire passif court le risque d’être contaminé par un agent sexuellement transmissible, mais le partenaire actif peut lui aussi être contaminé par des bactéries fécales, qui sont à l’origine d’infections de la prostate. L’usage de préservatifs est donc fortement conseillé.
Le périnée est la région située entre l'anus et les testicules chez l'homme et entre l'anus et l'ouverture vaginale chez la femme. Cette zone est particulièrement sensible aux stimulations chez l'homme. Chez la femme aussi, des enquêtes montrent que le plaisir est accru lorsque le partenaire exerce une pression légère sur le périnée.
Quelles régions du corps moins connues sont aussi des zones érogènes ?
Hormis la bouche, les lèvres et la langue, et bien sûr la poitrine, particulièrement sensible chez la femme (mais les hommes apprécient aussi les caresses manuelles ou buccales de leur téton), d’autres régions peuvent, lorsqu’elles sont caressées, favoriser le plaisir chez son partenaire :
- Le lobe des oreilles est particulièrement sensible à la caresse de la langue. Sa stimulation provoque des frissons et une augmentation du rythme cardiaque.
- Les testicules peuvent être assimilées à une zone érogène primaire.
- Le cou, l’intérieur des cuisses, les pieds ont selon les individus un pouvoir érogène.
Le vibromasseur est apparu sur le marché vers la fin des années 1960. Il s’agit d’un appareil animé de 2000 vibrations ou oscillations par minute, un rythme bien plus élevé et plus régulier que celui d’une main. La plupart des orgasmes féminins sont liés à la stimulation du clitoris et le vibromasseur fournit la plus intense des stimulations. Il est recommandé par les thérapeutes aux femmes qui ont des difficultés à atteindre l’orgasme.
Cependant, l’usage exclusif du vibromasseur a des inconvénients. Les femmes qui y font systématiquement appel pour atteindre l’orgasme peuvent s’en trouver dépendantes. Elles ont alors des difficultés à obtenir du plaisir dans d’autres circonstances. Pour ces raisons, il est préférable de l’intégrer en complément des pratiques sexuelles courantes. Le vibromasseur peut d’ailleurs bénéficier à l’homme, lorsque son partenaire l’applique sur le périnée ou le pénis.
Pourquoi ça ne marche pas toujours ?
La connaissance des possibles zones érogènes est une partie de l’information sexuelle. Mais le plus important est de les découvrir à deux. Car toute zone peut devenir plus ou moins érogène. Et tout se passe dans les têtes des partenaires ou des amants. En clair, il se peut que la stimulation de certaines zones érogènes n’ait aucun effet sur votre partenaire. Il peut y avoir plusieurs causes à ce manque de réaction :
- Un traumatisme récent ou de la petite enfance : viol, excision, etc.
- Une absence réelle de réaction à la stimulation. S’il s’agit d’une zone érogène primaire (pénis, clitoris, point G), il est préférable de consulter un sexologue. Concernant le point G, certaines femmes seraient insensibles à sa stimulation, sans que cela soit ni pathologique, ni handicapant.
- Tout simplement une histoire de goût. Chacun est plus ou moins sensible à la stimulation de l’une de ses zones érogènes secondaires. Ceci est surtout vrai chez les adolescents qui, en même temps que l’apprentissage de la sexualité, font souvent l’apprentissage de leur corps. Il est alors indispensable de créer un climat de tendresse et de sécurité ou chacun est à l’écoute des attentes de l’autre.
- La peur peut également être à l’origine d’une absence de réaction à la stimulation des zones érogènes. Il faut en recherche la cause également dans un traumatisme ou dans la remise en question de son corps, de sa féminité ou masculinité et de sa manière d’être.
- L’absence pure et simple de stimulation des zones érogènes relève d’une pathologie.
- Forcer des zones érogènes est presque toujours voué à l’échec. Chaque partenaire doit rester à l’écoute des réactions et des désirs de son conjoint.