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Le yaourt et le cancer
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Plus on mange de yaourt, plus on risque d’être victime d’un cancer de la prostate. C’est la conclusion d’une étude française publiée en mars 2006.
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Problème : c’est la seizième étude à incriminer ainsi les laitages.
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Question :faut-il encore consommer des yaourts, et combien ?
Cela fait de nombreuses années que les scientifiques se demandent si les laitages ne favoriseraient pas le cancer de la prostate. Sur 22 études épidémiologiques, 15 ont rapporté que les hommes qui consomment le plus de laitages courent un risque plus élevé que ceux qui en consomment peu. Depuis le mois de mars 2006, une nouvelle étude est venue s’ajouter à ces données troublantes.
Il s’agit d’une étude française, issue des données de SU.VI.MAX, une étude prospective qui a suivi pendant 8 ans 13 017 hommes et femmes dont une partie consommait des compléments antioxydants, une autre partie un placebo. L’analyse que publie le British Journal of Nutrition dans son numéro de mars portait sur 2776 hommes. Les chercheurs ont observé un risque accru de cancer chez les hommes qui consommaient le plus de laitages et de calcium par rapport à ceux qui en consommaient le moins. Pour l’ensemble des laitages, le risque est modérément élevé (+ 35%) ; en revanche pour le calcium, ce risque est multiplié par 2,4. Parmi les laitages, ce sont les yaourts qui poseraient le plus de problème, avec un risque de cancer qui augmente de 60% chaque fois qu’on consomme un yaourt en plus (125 g).
L’étude est cosignée du Dr Serge Hercberg, le responsable du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Le PNNS conseille de consommer chaque jour 3 à 4 laitages dans le but de promouvoir la santé osseuse. Dans un document de 2003 censé faire référence sur les relations entre alimentation et cancer, le PNNS et son directeur écrivent qu’on ne peut « en aucun cas mettre en accusation le lait et les produits laitiers en termes de risque de cancer ». Prétendre le contraire, serait, selon le PNNS propager des « idées fausses pseudoscientifiques » qu’il est particulièrement important de « battre en brèche. »
Les laitages sont l’objet d’une promotion massive de l’industrie agro-alimentaire. De leur côté, les yaourts sont présentés comme des aliments-santé qui favorisent la « bonne » flore intestinale, ce qui est exact, et soutiennent l’immunité, ce qui est probable. Plusieurs études ont trouvé que les personnes qui consomment des laitages, yaourts et autres, ont un risque de cancer du côlon un peu plus faible que ceux qui n’en consomment pas. D’autres études suggèrent que les laitages pourraient aider à prévenir le diabète de type 2. Mais à la dose de trois à quatre laitages quotidiens, c’est-à-dire les recommandations en vigueur en France, les risques pourraient l’emporter sur les bénéfices. Les laitages apportent de grandes quantités de calcium et l’on pense que cela fait chuter le niveau de vitamine D active dans le corps, qui est l’une des armes dont dispose l’organisme pour prévenir l’apparition des cancers.
L’Ecole de santé publique de Harvard fut la première à attirer l’attention des scientifiques sur le risque possible de cancer associé à une consommation importante de laitages. « En l’état des connaissances, dit le Pr Walter Willett, directeur de l’Ecole de santé publique de Harvard (Boston) et membre du conseil scientifique de LaNutrition.fr, il nous paraît irresponsable de faire la promotion des laitages comme on le fait dans de nombreux pays. » L’Ecole de santé publique de Harvard conseille simplement de « se procurer une à deux bonnes sources de calcium par jour » parmi lesquelles figurent l'eau minérale calcique, les légumes crucifères, les sardines, les amandes ou les laitages. Les laitages ne sont donc pas un passage obligé, mais une option. Le Pr Willett ne croit d’ailleurs pas qu’il soit dangereux de consommer un laitage par jour.
La preuve formelle que les laitages favorisent le cancer de la prostate n'a pas été apportée, indique Thierry Souccar, directeur de la rédaction de lanutrition.fr. Mais, ajoute-t-il, « les avis du Ministère de la santé et du PNNS étant fidèlement suivis par des médecins et diététiciens français, il est urgent par précaution pour la santé des Français que le PNNS corrige le document de 2003 afin qu’il reflète fidèlement l’état des connaissances sur les laitages et le cancer, et surtout que cet organisme révise à la baisse ses recommandations en faveur des trois laitages par jour, comme nous le demandons avec de nombreux chercheurs depuis des années. »
Kesse E, Bertrais S, Astorg P, Jaouen A, Arnault N, Galan P, Hercberg S. : Dairy products, calcium and phosphorus intake, and the risk of prostate cancer: results of the French prospective SU.VI.MAX (Supplementation en Vitamines et Mineraux Antioxydants) study. Br J Nutr. 2006 Mar;95(3):539-45.
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Commentaires
L'étude en elle-même suivait des hommes et des femmes. Bien sûr, la partie de l'étude portant sur le cancer de la prostate ne concernait pas les femmes !
"Il s’agit d’une étude française... qui a suivi pendant 8 ans 13 017 hommes et femmes dont une partie consommait....etc...".
On parle de cancer de la prostate? Les femmes aussi ont une prostate! Je suis encore ignorant....
Pour vous dire, les études épidémiologique s sur les humains,tirées par les cheveux, font parfois sourire.
On accuse injustement le yaourt, qui est d'ailleurs bon pour la santé. Trouvez-moi quelqu'un qui vit que de yaourt ?
Le cancer de la prostate a plusieurs causes :
*facteurs génétiques.
*pollutions et pesticides et après fortes expositions.
*Alimentation carnée par excès.
*Etc, etc....
Je rassure mes lecteurs :
Oubliez cette étude !
Je lisais dernièrement que la consommation du lait de vaches qui vont véler augmentait aussi beaucoup le taux d'hormones néfastes et augmentait donc les risques de cancers hormono-dépendants. Le type de laitages (outre la forme)
consommé me semble important à connaître pour évaluer réellement les risques d'augmentation de la fréquence des cancers prostatiques. On peut tout faire dire aux chiffres.
D'un lait de bonne qualité, bio par exemple et de bactéries naturels Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus....
ou de yaourt aux "aromes" donc de synthèse avec sucre ajouté ou pire aspartame et cie, antioxydants, colorants, épaissisaants qui se veux faible en matière grasse etc... etc...
Lisez les étiquettes et repérez les additifs...on se fait peur parfois !
ça s'appelle...manger consciemment. Merci
regular and fermented milk products" ( http://www.ajcn.org/content/74/1/96.full.pdf )
Et il faut arrêter de penser que "naguère", c'était mieux. Autrefois, les vaches étaient traites à la main, pas forcément propres de la première à la dernière vache,(si,si!)d ans un seau où pouvait tomber de la paille, où ce que vous pouvez imaginer...
De plus le lait n'était pas refroidi immédiatement comme aujourd'hui.
Pour ce qui est des maladies, ma grand-mère marchait toute courbée en avant, et beaucoup de vieilles femmes idem.
Et bien sûr, il y a toujours trop de pesticides et "d'intrants chimiques", mais les cultures n'en sont pas "arrosées", ne serait-ce parce que ces produits coûtent cher, de même que les antibiotiques. De plus en plus d' agriculteurs en utilisent le moins possible, ils sont les premiers concernés par les conséquences néfastes de ces produits.
Je pense que c'est plus encore les méthodes d'élevages hors sol et la mauvaise alimentation des bêtes ainsi que les intrants chimiques qui sont responsables de nos soucis de santé
Donc, tout est question de qualité, et de qualité, non?
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