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Prévention : les bénéfices du « bon » cholestérol sur la santé cardiovasculaire
- Un taux élevé de cholestérol HDL serait associé à un risque cardiovasculaire légèrement plus bas chez les personnes souffrant d’un diabète de type 2.
Une étude publiée dans l’American Journal of Cardiology laisse entendre que le cholestérol-HDL (dit "bon" cholestérol) pourrait avoir un effet protecteur sur le système cardiovasculaire des personnes diabétiques. En effet, selon les chercheurs du Kaiser Permanente Center for Health Research de Portland, aux Etats-Unis, une augmentation du taux de cholestérol-HDL serait associée à une réduction du risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral.
Les auteurs ont étudié la relation entre taux de cholestérol HDL et risque cardiovasculaire. Pour cela, ils ont recueilli et analysé les données médicales de 30067 patients souffrant de diabète de type 2 et qui sont donc particulièrement exposés aux maladies cardiovasculaires.
Résultats : chez les patients dont le taux de cholestérol HDL augmente d’au moins 6,5 milligrammes par décilitre (mg/dL), le risque cardiovasculaire est réduit de 8 %. A l’inverse, chez ceux dont le taux de cholestérol HDL diminue d’au moins 6,5 mg/dL, le risque cardiovasculaire augmente de 11 %.
Reste qu'en matière d'épidémiologie ces chiffres sont très modestes et on pourrait être tenté d'y voir un effet quasi-neutre. L'hypothèse selon laquelle le cholestérol "bon" ou "mauvais" jouerait un rôle majeur dans le risque d'infarctus et d'AVC est de plus en plus contestée.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur les maladies cardiovasculaires.
Référence :
Gregory A. Nichols, Bhakti Arondekar, Louis P. Garrison; Patient Characteristics and Medical Care Costs Associated With Hypertriglyceridemia. American Journal of Cardiology Vol. 107, Issue 2, Pages 225-229.
Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr
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Commentaires
L'hypothèse selon laquelle le cholestérol serait un facteur de risque cardiovasculair e majeur est effectivement de plus en plus contestée. Voir le site http://michel.delorgeril.info/
Ces protéines de transport ont des tailles différentes. On dit que les plus dangereuses, les plus athérogènes, sont les plus petites et les plus denses, c'est à dire les moins grasses.
La science la plus récente montre qu'un régime pauvre en graisse et riche en glucides favorise les lipoprotéines les plus athérogènes, diminue les HDL (le "bon" transporteur) et augmente le taux de LDL (celui que le dogme désigne comme le méchant transporteur) et augmente les triglycérides sanguins.
Pour faire court, contrairement à ce qu'on nous martèle à tort depuis 40 ans, la graisse n'est pas mauvaise pour le cœur, et le cholestérol n'est pas un coupable.
Soyons un instant un peu lucide : il n'y a qu'une seule molécule de cholestérol, pas deux formes.
Il faudrait donc trouver un moyen langagier pour qu'on arrête d'associer le mot "cholestérol" avec un adjectif "bon ou mauvais", car c'est ridicule et ça ne tient pas la route une seconde.
jm MAGNIEN
ean-Marie Magnien, Ancien Biologiste des Hôpitaux, Chef de Service, Nutritionniste, Nutrithérapeut e.
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