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Dans ce dossier
Soulager le mal de dos
- La prise en charge de la lombalgie s’est appuyée jusque dans les années 1990 sur le repos total et les anti-douleurs, une thérapie qui aboutissait très souvent à des échecs.
- Les temps ont bien changé et les traitements de la lombalgie subi une véritable révolution.
- A l’honneur : l’activité physique et la prise en charge « globale » du mal. Sport, ostéopathie, acupuncture, yoga, massages… de nombreuses thérapies ont fait leurs preuves. Lesquelles sont efficaces ? LaNutrition.fr a mené l’enquête.
- Soulager le mal de dos
- L'activité physique
- Les médicaments
- La chirurgie
- La phytothérapie
- L'ostéopathie
- La rééducation posturale globale
- La naprapathie
- Les massages
- La digitopuncture ou acupression
- L’hydrothérapie et les cures thermales
- L'acupuncture
- Les techniques "corps-esprit"
- La méditation
- Le yoga
- La psychothérapie
- Références
90 % des lombalgies ne sont provoquées ni par une tumeur, ni par une infection, ni par une lésion. Ce sont des lombalgies dites « communes ». Elles guérissent en moins d’un mois sans avoir recours à un médecin. Cependant, entre 10 et 23 % d’entre elles dureront plus de trois mois. Les solutions ? Elles sont multiples et ce n’est pas toujours facile de savoir lesquelles sont efficaces.
Il faut dire que ça ne fait que 5 ou 10 ans que l’on commence à comprendre le mal de dos. Au cours des études médicales, les pathologies de la colonne vertébrale sont peu enseignées et parfois même pas du tout. « Les diagnostics posés d’un praticien à l’autre sont souvent discordants, comme les examens prescrits, les conseils donnés, les traitements proposés…» explique Jean-Yves Maignes dans son ouvrage Soulager le mal de dos (1).
Les causes et les mécanismes qui en sont à l’origine restent cependant complexes et difficiles à identifier. Ils mélangent des facteurs anatomiques, dont des facteurs musculaires, non visibles sur les radiographies ou les scanners, mais également des facteurs comportementaux, psychologiques et sociaux.
Durant longtemps, la prise en charge de ce type de douleur a été un échec. Encore en 2003, la seule thérapie proposée par un médecin sur cinq était basée sur le traitement à court terme de la douleur et le repos total. On sait aujourd’hui que maintien d’une activité est fondamental si l’on veut récupérer. Mais surtout que la participation active du patient est indispensable à la guérison.
Une approche globale indispensable
Les thérapeutes spécialisés dans le traitement de lombalgie reconnaissent aujourd’hui que lorsque les patients acceptent la douleur et la considèrent sans gravité, ils adoptent beaucoup plus naturellement des positions et des attitudes physiques favorables à la guérison. Dédramatiser la douleur permettrait ainsi d’éviter qu’elle ne s’aggrave. Le sentiment d’impuissance face à la douleur et l’impression de fragilité corporelle augmentent le risque de rentrer dans le cercle vicieux de la désadaptation, c’est-à-dire de l’inactivité physique, sociale et professionnelle avec un risque important de dépression.
Prenons le cas d’une douleur dite mécanique provenant de l’étirement d’un ou de plusieurs ligaments entourant une vertèbre, sorte d’entorse de la colonne vertébrale. Pour bloquer l’articulation et éviter que l’on ait mal, l’organisme va avoir tendance à « contracturer » les muscles situés autour de la zone douloureuse, processus qui engendre encore plus de douleurs. En cas de repos et d’immobilisation, on va assister à une diffusion progressive de la contracture à l’ensemble des muscles du tronc. Résultat : on augmente le risque de se déconditionner physiquement, de chroniciser la lombalgie et de retarder la guérison.
| Pourquoi mieux vaut ne pas trop savoir d’où vient son mal |
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Le discours inquiétant des médecins et l’utilisation de termes tels que « arthrose », « hernie discale », « tassement », « chronique »… risquent d’entraîner « la transformation de manifestations banales en un état pathologique sévère qui peut conduire à la réduction fonctionnelle d’un être humain et à son exclusion sociale » explique Claude Hamoné dans son dernier ouvrage Prévenir et guérir le mal de dos (2). « On peut véritablement parler de ‘‘iatrogénie’’, c’est-à-dire de mal-être ou maladie induite par le médecin. Force est de reconnaître que le discours médical et, par extension, celui des paramédicaux, surtout des kinésithérapeutes, sont traumatisants » poursuit le médecin. Les études montrent qu’une personne chez qui un tel diagnostic est posé va avoir une tendance globale au recroquevillement. Premier risque : le raidissement. Il est provoqué par la peur plus importante d’aggraver le problème, de faire un faux mouvement, de léser les tissus voisins ou d’appuyer sur un nerf proche. Lors d’un effort, le travail musculaire va être réparti sur les zones voisines qui, sur-sollicitées, vont devenir douloureuses. On assiste alors à une extension géographique de la douleur. Comme la zone douloureuse est moins sollicitée, les muscles s’ankylosent, la vascularisation est moins bien assurée et on assiste à une aggravation locale de la lombalgie. Autre risque : l’inactivité. La douleur étant interprétée comme un signal d’alerte de la hernie, de l’arthrose ou du bec de perroquet, la personne va avoir tendance à diminuer son activité pour éviter ces messages. Conséquence : on assiste à une perte lente des capacités physiques qui risque de mener à l’enraidissement de la colonne vertébrale puis à l’isolement social et professionnel. La troisième conséquence psychologique d’un diagnostic inquiétant est la démotivation du patient. Celui-ci va avoir tendance à se reposer sur le corps médical pour résoudre son problème au lieu de se prendre en main. On sait aujourd’hui que la participation active du patient est indispensable à sa guérison. |
LaNutrition.fr a fait le tour des thérapies contre la lombalgie. Nous avons mis un, deux, trois ou quatre piments à chacune de ces approches en fonction de leur efficacité.
Cette notation doit être considérée en gardant à l’esprit que, non seulement l’évaluation de techniques comme la relaxation, l’ostéopathie ou l’acupression peut s’avérer délicate et parfois réductrice, mais également que leur efficacité ne sera pas la même selon la personne, la nature de son mal de dos ou son origine. Elle vous donnera cependant une bonne idée des techniques qui marchent. Suivez le guide !
3ème journée de formation LaNutrition.fr samedi 16 juin 2012 à Marseille
LaNutrition.fr organise le samedi 16 juin à Marseille sa 3ème journée de formation, ouverte aux médecins, diététiciens, professionnels de santé, grand public averti. Venez rencontrer les spécialistes et l'équipe du site, vous informer et vous former dans une ambiance décontractée. Le thème cette année : Infections, polluants, radicaux libres, stress : comment se protéger contre les agresseurs biologiques. Parmi les intervenants les Pr Jean-François Narbonne et Pierre-Marie Martin, les Dr Martine Cotinat et Dominique Rueff. Inscrivez-vous ici. (Publicité)




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