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Aliments à la loupe

Aspartame : des dangers confirmés ?

  • Une nouvelle étude semble confirmer les inquiétudes au sujet des dangers de l'aspartame.
  • Cet édulcorant pourrait augmenter le risque d'accouchements prématurés.
Jacques Robert - Samedi 11 Août 2012
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Aspartame : des dangers confirmés ?
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En 2010 une étude Danoise faisait parler d'elle. Celle-ci mettait en évidence une relation statistique entre la consommation de boissons édulcorées contenant de l'aspartame et le risque d'accouchement prématuré (1). L’EFSA, l'agence européenne qui traite de la sécurité alimentaire, avait conclu qu’aucune preuve disponible dans l’étude ne permettait d'affirmer qu’il existait un lien de causalité entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et l'accouchement prématuré mais avait sollicité des données supplémentaires.

Aujourd'hui c'est un groupe de chercheurs Suédois et Norvégiens qui vient de publier une étude qui confirme ces inquiétudes. Sur plus de 60 000 femmes suivies ils ont observé le lien entre les accouchements prématurés et la consommation de boissons édulcorées. Résultat : les femmes qui ont bu plus d'une boisson édulcorée par jour ont eu 11% de risque supplémentaire d'être victimes d'un accouchement prématuré comparativement aux femmes qui n'en boivent pas. Mais les chercheurs signalent aussi un autre point important : les femmes qui ont consommé les boissons sucrées naturellement ont également vu leur risque d'accouchement prématuré augmenter ! Mais cette fois de 25% pour une consommation supérieure à une boisson par jour (2).

Comment interpréter ces résultats : cette nouvelle étude est une étude d'association. Elle établit un lien statistique. Elle ne permet pas encore d'apporter la preuve que l'aspartame provoque bien des accouchements prématurés. Comme on le voit, le sucre pourrait également être impliqué. Toutefois ces résultats concordants font planer le doute sur la sécurité de l'aspartame, un édulcorant très controversé et produit par une société (Nutrasweet) ayant appartenue au groupe controversé Monsanto. En l'absence de conclusion, LaNutrition.fr conseille le principe de précaution en évitant cet édulcorant, en particulier pour les femmes enceintes. Il existe des alternatives moins risquées, détaillées dans notre article "Les édulcorants de synthèse".

A lire également : "L'aspartame est-il un poison ?" et "Faut-il taxer les produits sucrés ?"

Références

(1) Halldorsson T.I. et al., Intake of artificially sweetened soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study in 59334 Danish pregnant women. Am. J. Clin. Nutr. 2010, 92: 626-633.

(2) Englund-Ögge L, Brantsæter AL, Haugen M, Sengpiel V, Khatibi A, Myhre R, Myking S, Meltzer HM, Kacerovsky M, Nilsen RM, Jacobsson B. Association between intake of artificially sweetened and sugar-sweetened beverages and preterm delivery: a large prospective cohort study. Am J Clin Nutr. 2012 Aug 1.

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Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr

Commentaires  

 
0 9 Jérar 17-08-2012 13:37
Pour terminer, mon but n'est pas de critiquer l'étude, elle est très bonne. Mon but est de vous faire constater, cher Jacques, qu'à vouloir attirer l'attention en titrant sur l'aspartame, vous détournez en partie l'apport et les résultats mêmes de cette étude scandinave. Et c'est pour ça que je recommande de relativiser car les lecteurs de votre article ne sont pas avertis que le but de l'étude n'est pas axé sur la critique unique de l'édulcorant (à en voir les commentaires précédents...) avec lequel je n'ai absolument aucune affinité, bien au contraire. Je m'arrête là pour ne pas saouler mon monde. Je reste bien évidemment à l'écoute de vos remarques, c'est un échange bien sûr ;)
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0 8 Jérar 17-08-2012 10:25
Mais je suis d'accord avec vous Jacques, cette étude est probablement doté d'un moyen de prise en compte évolué de ces facteurs, les Scandinaves sont très perfectionniste s et à la pointe en matière de recherche, mais "prise en compte" < "réalité"... c'était juste ça que je voulais dire et je pense que le chiffre de 11% de risque supplémentaire appelle plus à la relativisation qu'à la certitude. Mais il étaie l'étude danoise précédente donc continuons et vivement la méta analyse !
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0 7 Jérar 17-08-2012 10:23
J'ai volontairement grossi les traits sur les facteurs (AP, Eq. Alim...) pour être "intelligible" et pour tirer dans le sens de la relativisation d'une seule étude (en l'occurrence la 2e). Aucun protocole n'est parfait. Encore moins lorsqu'on balaye 60 000 personnes me semble-t-il? Pouvez vous m'en dire plus à ce sujet ?

De plus, pour être "sur le terrain", il est certain que celles qui consomment des sodas, light ou pas, sont celles le plus addictes au sucre (une "Lapalissade" me direz-vous ?)... oui mais quand on sait les risques de preterm delivery avec les facteurs (surpoids, intolérance glucose...), on peut se demander si c'est le sodas qui mènent au problème ou ce qu'il y a autour... Attention je ne cautionne pas les sodas, je dis juste que ce n'est peut être pas la cause (mais plutôt la conséquence)... et on en fait une corrélation... avouez l'inexactitude tout de même.
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0 6 Jacques LaNutrition 17-08-2012 06:53
Bonjour Jérar,
Dans une étude épidémiologique de qualité comme celle-ci les chercheurs tiennent compte de nombreux paramètres potentiellement confondants. En particulier les différences d'activités physiques et de comportements alimentaires sont pris en compte et ne peuvent donc pas expliquer les résultats observés.
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0 5 Jérar 16-08-2012 19:05
Imaginons que notre ingénieur ait raison à notre échelle... Peut-on encore l'affirmer à l'échelle d'un embryon, d'un foetus ou d'un nourrisson..??!! Tout est relatif non? Ca l'est surement en toxicologie alimentaire, isn't it ?

Après il s'agit d'une étude épidémiologique ... il faut relativiser ses résultats... Celles qui consomment des sodas sont-elles celles qui ont un comportement alimentaire le plus équilibré ? Pratiquent-elles une activité physique régulière ? Autant de facteurs qui auraient peut être des effets tout aussi importants...

Réfléchissons, et personne n'aura tort ou raison.
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0 4 11-08-2012 19:03
la stevia va clore le dossier aspartam ; ça fera un peu moins de boulot pour la chimie et c bien ;
ce qui inquiette dans cette étude c la dépendance croissante de la population aux calories .. et la létargie des tutelles ; la FDA c pour rire ; au final c lesperance de vie qui chute dans des pays "riches".
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-3 3 10-08-2012 13:32
Fichez donc la paix à l'aspartame , les quantités utilisées noyées dans l'excipient sont si faibles que la quantité de méthanol libérée dans l'organisme lors de l'ingestion est minime , moins que dans n'importe quel vin ou spiritueux.Il s'agit peut être d'un règlement de compte entre les sucriers et Monsanto!!! Le jour ou le stévia fera de l'ombre au sucre on le trouvera cancérigène comme le cyclamate à l'époque qui était un excellent édulcorant. enfin ,l'aspartame ne donne ni caries ni diabète , il faut le rappeller. Eprouvette , Ingénieur chimiste en santé humaine.
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0 2 10-08-2012 13:14
les femmes qui ont bu plus d'une boisson édulcorée par jour ont eu 11% de chances supplémentaires d'être victimes...

où avez vous vu que c'est un "chance"?
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+4 1 08-08-2012 17:19
A l'origine ,je crois que c'est une molécule produite par le laboratoire SEARLE puis rachetée par Monsanto...

Qui a quand même -Monsanto- produit une quantité pharamineuse de saloperies ...Agent Orange- qui est une Dioxine- , DDT,PCB,Pestici de- Herbicide Roundup ,toxique pour l'homme et l'environnement ...-

C'est un labo chimique in-dé-bou-lo-na-ble ...Leader aux USA depuis la seconde guerre mondiale.

Notons que l'aspartame a été validé par la FDA très sensible aux lobbys...
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