Publicité
 > LaNutrition.fr > Minceur > La vérité sur les aide-minceur
 

Fucus (Fucus vesiculosus)

 
Imprimer la page
Envoyer cette page à un ami
LaNutrition.fr, le 17/03/2006

 

Type 

algue

Fonction

activateur du métabolisme, coupe-faim, diurétique

Principes actifs
acide alginique, algine, fucanes, iode, potassium, mannitol, composés phénoliques
Efficacité 

Bases scientifiques : ,  Bases cliniques : 0

Sécurité d’emploi

 

Qu’est-ce que c’est

Si vous êtes familier(ère) du littoral atlantique – du Groenland jusqu’aux Canaries ! - vous connaissez le fucus (goémon noir), cette algue d’un brun-vert qui allonge dans les eaux côtières ses nombreuses ramifications porteuses de vésicules. Elle est riche en minéraux – iode notamment – mais surtout en chaînes de sucres qu’on appelle mucilages. Elle contient aussi un alcool, le mannitol. En 1862, le docteur Duchesne-Duparc releva que la plante possédait des propriétés amaigrissantes. Il prescrivait à ses patients obèses 3 à 4 pilules de fucus à jeun, initiant une pratique qui se poursuit aujourd’hui.
 

Comment il agit

Le fucus favoriserait la perte de poids de plusieurs manières :
-         Les mucilages gonflent en absorbant plusieurs dizaines de fois leur poids en eau. C’est ainsi, par un phénomène purement mécanique qu’ils diminuent la sensation de faim.
-         Le mannitol est un diurétique
-         L’iode enfin stimule la glande thyroïde et favorise la production d’hormones qui diminuent les graisses de réserve.
 

Bases scientifiques et cliniques

Les effets des composants du fucus sont bien documentés scientifiquement. Pour les études contrôlées, c’est plus problématique. Plusieurs auteurs font état de signes d’amaigrissement, qui apparaîtraient au bout de deux semaines, et qui se limitent parfois à certaines régions du corps : nuque, abdomen, poitrine. Cependant, il n’existe pas à ma connaissance d’étude clinique permettant d’évaluer les effets réels du fucus sur le poids. Par ailleurs, l’iode n’est susceptible d’être efficace que chez les personnes déficientes : celles et ceux d’entre vous qui utilisent déjà du sel enrichi en iode ne sont donc pas concernés.
 
Notre avis
 
Le fucus n’a pas fait la preuve de son efficacité.
 
Où le trouver ?
 
Pharmacies et magasins diététiques.

Doses usuelles

Gélules : 500 mg à 2 g par jour.
Nébulisat aqueux ou hydro-alcoolique (iode à 0,1 %) : 500 mg à 1 000 mg par jour.
Extrait fluide hydro-alcoolique : 4 à 8 ml par jour.
Décocté (2 g par litre d’eau) : 1 l par jour.

Précautions d’emploi

Contre-indications : grossesse, allaitement, hyperthyroïdie, maladies infectieuses, inflammations aiguës, eczéma, hypertension, maladies cardiaques.
Précautions particulières : l’iode peut ralentir le fonctionnement de la thyroïde : il est déconseillé de dépasser l’équivalent de 2 g/j d’algue sèche.
Interactions : ne pas associer à la prise de suppléments de calcium et de fer.
 
Bibliographie
 
Moro CO. : « Obesity and medicinal plants ». Fitoterapia. 2000 Aug ;71 Suppl 1:S73-82.
 
Imprimer la page   Envoyer cette page à un ami
Restez au contact de la recherche.
Inscrivez-vous gratuitement à notre lettre d'information
 
 
 
 

Glossaire : A B C D E F G H I k L M N O P R S T U V X Z

 
© Tous droits réservés - LaNutrition.fr | mentions légales | Conditions générales de vente | plan du site | La Nutrition.fr en RSS
Partenaires : Nutrition|Livres|Régime Okinawa