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présentationLa science a récemment identifié trois émotions et sentiments guérisseurs du corps et de l’âme : la gratitude, l’amour et la foi. Connus des traditions spirituelles, ils améliorent la santé et nous rendent heureux.Or ces émotions et sentiments ne sont pas réservés à quelques moments ou personnes privilégiés. Ils peuvent être cultivés. Emmanuel Pascal nous dit comment les faire grandir jusqu’à ce qu’ils occupent la place principale – voire toute la place – dans notre esprit et notre corps. Il va vous initier à une pratique simple, basée sur des traditions millénaires et scientifiquement prouvée. Un outil d’une puissance phénoménale : • Vous vous sentirez chaque jour plus heureux de vivre • Vous serez plus créatif dans votre vie personnelle et professionnelle • Vos relations avec les autres seront facilitées • Vous résisterez mieux aux infections et aux maladies caractéristiquesBroché : 192 pages auteurEmmanuel Pascal est coach en cohérence cardiaque certifié et pratique l’accompagnement individuel et collectif.
extraitCOURAGE Au milieu des années 1980, un fait divers marqua mon esprit d’adolescent. Un homme d’une quarantaine d’années volait à bord d’un avion privé au-dessus de la mer Méditerranée. À la suite d’une avarie, l’avion chuta et le pilote se retrouva seul au milieu des eaux du large. À 30 km de l’île la plus proche, il savait à quoi s’en tenir : un homme à la mer, même dans une eau à 25°, ne reste éveillé que quelques heures. Ensuite, c’est l’évanouissement par hypothermie, puis la noyade dans les instants qui suivent. Les chances de retrouver vivant un naufragé éloigné de l’épave sont quasi-nulles car une tête dans la mer est pratiquement impossible à repérer. L’homme qui se savait perdu se mit à nager dans la direction de l’île. Il nagea sans relâche pendant une trentaine d’heures et finit par l’atteindre. Un tel exploit semble au-delà des capacités humaines et celui qui l’avait accompli n’était guère à même de l’expliquer. Interviewé par la télévision, il relatait son expérience avec calme. Passé les premiers instants de panique, il avait nagé du mieux qu’il pouvait. Et puis il n’avait plus pensé à rien. À sa surprise, il était parvenu seul jusqu’à terre, sain et sauf. Il y a une mécanique du courage. Tout commence par l’obstacle. Il peut être psychologique ou réel. Nous avons peur. Ou la tâche semble difficile, parfois insurmontable. Et puis quelque chose en nous se mobilise. Nous nous jetons à l’eau. Parfois, il nous faut littéralement nous forcer à l’action. La première brasse est celle qui coûte le plus mais elle qui entraîne les suivantes. Au bout d’un certain temps, le geste devient plus fluide. Le mouvement génère le mouvement. À tel point que nous pouvons nous sentir porté. Au départ il fallait du courage, à présent nous avons le coeur à l’ouvrage. C’est que le mot courage a pour racine « coeur ». Le courage n’appartient pas aux situations exceptionnelles. Il y a des milliers de petits courages quotidiens. Il nous en faut parfois beaucoup pour passer le coup de fil que nous remettions sans cesse au lendemain ou dire la parole dérangeante que nous n’osions affirmer. Nous avons tous besoin d’audace pour vivre notre propre vie et nous affirmer tel que nous sommes. Il faut avoir du coeur parfois, pour nous engager dans une voie différente de celle de la majorité ou pour solliciter un entretien nécessaire à la clarification d’une situation. Il arrive que l’anxiété ou le désespoir nous prive de toute initiative, que le moindre mouvement nous coûte. Alors simplement vivre est signe de courage... Il n’y a pas d’échelle de l’héroïsme. Il faut parfois un grand courage au dépressif pour se mettre en mouvement le matin, à l’alcoolique pour retenir son geste vers la bouteille, au chômeur de longue durée pour continuer de chercher du travail, à la mère seule pour élever ses enfants, au malade pour continuer de vivre… Benjamin, un jeune homme qui me consultait m’a dit un jour : « je n’ai pas tellement confiance en moi mais j’ai du courage ». Il me signifiait qu’il avait un manque de confiance de base en la vie et qu’il devait faire preuve de plus de combativité que la moyenne pour agir, qu’il était souvent confronté à la peur, ce qui ralentissait ses initiatives. Je lui ai proposé de se visualiser dans une situation où le courage l’avait aidé. Il se concentra et ce qui lui vint à l’esprit fut un souvenir dans lequel sa foi avait eu un résultat inespéré. En tirant le fil de la pelote de ses émotions positives, il avait trouvé la confiance. Nous pouvons, comme Benjamin, évoquer un souvenir de courage tout en respirant amplement, de préférence en fréquence six (voir annexe page 163) afin de mettre la confiance aux premiers rayons de notre bibliothèque émotionnelle.
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