FAT - Pourquoi on grossit - Gary Taubes
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présentationLes véritables causes du surpoids – et les vraies solutionsOn nous serine que les graisses font grossir, qu’il faut des féculents à chaque repas et que sans activité physique régulière, on ne peut pas perdre de poids. Faux ! démontre Gary Taubes dans ce livre. Non seulement ces « recommandations » ne nous ont pas fait maigrir, mais elles ont multiplié le nombre des diabétiques et des obèses. Pourquoi ? Parce qu’elles sont basées sur de la mauvaise science, écrit-il : la théorie selon laquelle on grossit parce qu’on consomme plus de calories qu’on en brûle est une absurdité qui a causé des dommages incalculables. À l’inverse, la bonne science, soutenue par des décennies de recherches a été ignorée. Taubes révèle une incroyable réalité : nous grossissons parce que nos cellules graisseuses ont échappé à tout contrôle et qu’elles détournent l’énergie des aliments pour devenir de plus en plus grosses. Taubes répond aussi aux questions restées jusqu’ici sans réponse :
caractéristiquesBroché: 224 pages auteurGary Taubes est le plus célèbre journaliste scientifique américain. Il écrit pour le New York Times et le journal Science.Ses articles et ses livres ont été récompensés par de nombreux prix, dont trois de l’Association des écrivains scientifiques. Il intervient à l’Ecole de santé publique de l’université de Californie (Berkeley). FAT - pourquoi on grossit est bestseller aux États-Unis. extraitPenchons-nous à présent sur l’épidémie d’obésité. De nos jours, les humains grossissent de plus en plus. Il y a cinquante ans, un Américain sur huit ou neuf aurait été officiellement considéré comme obèse. Aujourd’hui, le rapport est d’un sur trois. (…) Aujourd’hui, les enfants sont plus gros, les adolescents aussi, et même les nouveau-nés sortent plus gros qu’avant du ventre de leur mère. Or, tout au long des décennies qu’a déjà duré cette épidémie d’obésité, le modèle de l’équilibre énergétique (apport / dépense de calories) a régné en maître. Par conséquent, les autorités sanitaires supposent que soit nous n’avons pas écouté leurs recommandations (manger moins et bouger plus), soit nous ne faisons pas ce qu’il faut.Le journaliste Malcolm Gladwell a abordé ce paradoxe en 1998 dans le New Yorker. Il écrivait ceci : « On nous a dit qu’il ne fallait pas consommer plus de calories que nous n’en brûlions et que sans activité physique régulière, nous ne pourrions pas perdre de poids. Or, rares sont ceux qui parviennent réellement à suivre ces recommandations : c’est donc soit de notre faute, soit de la faute des recommandations. L’orthodoxie médicale penche naturellement en faveur de la première option. Les livres de régime penchent, eux, en faveur de la seconde. Étant donné le nombre de fois où l’orthodoxie médicale s’est trompée par le passé, cette seconde option ne doit pas être considérée comme irrationnelle a priori et il serait intéressant de déterminer dans quelle mesure elle peut être vraie. » Après avoir interrogé le nombre requis d’autorités compétentes, Gladwell décida que c’était de notre faute, que nous « manquions de discipline [.] ou de moyens » pour manger moins et bouger plus, tout en suggérant néanmoins que la responsabilité de la corpulence de certains d’entre nous incombait davantage à des défaillances de leurs gènes que de leur mental. Dans le présent ouvrage, je soutiens quant à moi que la faute revient entièrement à la médecine orthodoxe, tant en ce qui concerne la croyance selon laquelle le surpoids provient d’une consommation excessive de calories que pour les recommandations qui en découlent. J’affirme que le modèle de l’équilibre entre l’apport et la dépense de calories est absurde, que ce n’est pas parce que nous mangeons trop et bougeons trop peu que nous grossissons et que ce n’est pas en faisant consciemment le contraire que nous pouvons résoudre ou éviter le problème. C’est dans ce modèle que réside pour ainsi dire le « péché originel » et nous ne trouverons jamais de solution à nos problèmes de poids personnels, ni encore moins aux problèmes sociétaux que constituent l’obésité, le diabète et les maladies qui s’y rattachent tant que nous n’aurons pas compris cela et changé de voie. Cela ne signifie pas pour autant que je veuille suggérer qu’il existe une recette miracle pour perdre du poids, ou qu’il y en ait tout au moins une qui n’implique pas certains sacrifices. Mais la question est : que faut-il sacrifier au juste ? La première partie de cet ouvrage présente les preuves qui contredisent le modèle recommandant l’équilibre entre calories consommées et calories dépensées. J’y étudie un grand nombre d’observations et de faits concrets que ce modèle échoue à expliquer, ainsi que les raisons pour lesquelles il a quand même été adopté et les erreurs qui en ont résulté. La seconde partie présente la façon dont la recherche médicale européenne avait commencé à considérer l’obésité et l’excès de graisse corporelle juste avant que n’éclate la Seconde Guerre mondiale. Selon ce point de vue, qui est également le mien, il est absurde de considérer que l’obésité est causée par la suralimentation car tout ce qui fait croitre l’être humain – en taille ou en poids, en masse musculaire ou graisseuse – l’amène à se suralimenter. (…) Aussi, plutôt que de définir l’obésité comme un trouble dû à un déséquilibre énergétique ou à la suralimentation comme le font les experts depuis un demi-siècle, les chercheurs européens que j’ai évoqués plus haut sont partis de l’hypothèse que l’obésité était fondamentalement liée à une accumulation excessive de graisses. (…) Au tournant des années 1950 et 1960, époque à laquelle on répondit à cette question de savoir ce qui régule l’accumulation des graisses, les médecins chercheurs européens avaient malheureusement disparu (victimes de la Seconde Guerre mondiale), emportant avec eux leurs idées sur l’obésité. Il s’avère que deux facteurs déterminent essentiellement la quantité de graisse que nous accumulons, et que tous deux sont liés à l’hormone insuline. (…) En d’autres termes, la science elle-même affirme clairement que ce sont les hormones, les enzymes et les facteurs de croissance qui régulent nos tissus adipeux comme ils le font avec l’ensemble des phénomènes du corps humain, et que ce n’est pas parce que nous mangeons trop que nous grossissons mais parce que les glucides que contient notre alimentation nous font grossir. La science nous dit que l’obésité résulte en fin de compte, non d’un déséquilibre calorique mais d’un déséquilibre hormonal, et plus spécifiquement de la stimulation de la sécrétion d’insuline causée par l’absorption d’aliments glucidiques faciles à digérer tels que les glucides raffinés – parmi lesquels la farine et les céréales –, certains féculents comme les pommes de terre, et les sucres – parmi lesquels le saccharose (sucre blanc) et le sirop de glucose-fructose. Ce sont ces glucides qui nous font grossir et, parce qu’ils nous font accumuler de la graisse corporelle, qui augmentent notre sensation de faim et nous rendent plus sédentaires. Voila la raison fondamentale pour laquelle nous grossissons. Si nous souhaitons (re)devenir minces et le rester, il nous faut comprendre et accepter cette réalité, et nos médecins (et peut-être est-ce encore plus important) vont eux aussi devoir la comprendre et l’admettre. notre avisCe livre a pour objectif de réfuter certains dogmes nutritionnels.Passionné d’histoire des sciences, Taubes remonte dans le temps et remet à plat 200 ans de recherche sur l’obésité. Sans idées préconçues, en ne prenant en compte que les preuves tangibles, Taubes montre qu’il y a une autre voie que le sempiternel déséquilibre entre les calories ingérées et les calories brûlées, pour expliquer la prise de poids. Cette autre voie a été délaissée et pourtant elle est beaucoup plus satisfaisante. Le raisonnement de Taubes est surprenant au départ mais incroyablement convaincant au final. Ses préconisations : manger très peu de glucides et ne pas restreindre les graisses ! L’exact contraire des recommandations nutritionnelles officielles et mot pour mot, ce que LaNutrition.fr préconise depuis des années. Le livre se lit comme un roman. Taubes a une manière d’écrire qui reflète sa passion pour la vérité scientifique, et ça, à laNutrition.fr, on adore !
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