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Maladie de Lyme - Judith Albertat

Une femme pilote voit son état de santé se dégrader soudainement. Elle consulte de nombreux médecins mais aucun ne croit à ses étranges maux. Elle décide de se battre et va progressivement découvrir qu’elle souffre de la maladie de Lyme.
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présentation

Une femme pilote instructeur dans une grande compagnie aérienne voit son état de santé se dégrader soudainement : douleurs physiques de plus en plus insoutenables, difficultés à parler, hallucinations visuelles, fatigue intense…

Elle consulte un, deux, dix médecins, trouve les meilleurs spécialistes, passe des dizaines d’examens médicaux…Mais personne ne parvient à identifier la cause de ses souffrances. On finit par lui conseiller de consulter un psychiatre.

Convaincue qu’au contraire quelque chose ne tourne pas rond dans son organisme et prête à tout pour en découdre avec le mal qui la ronge, cette femme décide de se battre.

Son parcours, décrit dans ce récit autobiographique, va l’amener à comprendre qu’elle souffre d’une maladie chronique en pleine expansion transmise par les tiques, les puces, les moustiques : la maladie de Lyme. Et surtout à découvrir qu’à côté des traitements proposés (antibiotiques), il existe des thérapies alternatives peu connues mais particulièrement efficaces.

 

caractéristiques

Broché: 224 pages
Editeur : Thierry Souccar Editions
Langue : Français

ISBN 978-2-36549-001-6

auteur

Judith Albertat est pilote de ligne et instructeur. Elle vit à Colomiers dans la région de Toulouse. Sa maladie l’a amenée à se former à la naturopathie, la nutrition et aux thérapies quantiques. C’est son premier livre.

extrait

Le lendemain, à 8h30, je suis à l’hôpital, pour le rendez-vous qui avait été négocié si durement la veille par le Docteur Chaumier. Je vais rencontrer un adjoint du Professeur Y., le Docteur Durant. Très vite, à ma grande surprise et non moins considérable déconfiture,je me rends compte que mon interlocuteur est loin d’être gagné à la cause. Rebelote : une heure d’entretien et nouveau déballage de toute l’histoire. Et le médecin, bien calé au fond de son fauteuil, reçoit mes propos, une fois encore, dans une négation silencieuse qu’il clame cependant de tout son être. Jusqu’à la moitié de l’entretien, il me toise et me répond du bout des lèvres. Au fur et à mesure que notre échange progresse, force lui est malgré tout de constater que, pour décrire tout ce qui m’est arrivé depuis des années, j’utilise des termes médicaux précis que j’ai l’air de connaître et, comble du comble, de comprendre. Finalement, rongé d’une curiosité qu’il fait de son mieux pour remiser, il me demande si je travaille dans le domaine médical. Je lui réponds que non.

 

« Mais alors, Madame, quelle est votre profession ? » Je lui réponds qu’actuellement, je n’en ai plus. Mais que, dans un passé pas si lointain encore, j’ai été pilote de ligne, commandant de bord, puis instructeur simulateur dans une grande compagnie aérienne française. Immédiatement, le ton change. De l’autre côté de son bureau, c’est tout juste si je ne vois pas le sélecteur de l’attitude de ce monsieur basculer avec bruit sur le mode « amabilité affable ».

 

Poliment, il essaye alors de m’expliquer – à l’instar d’autres avant lui – qu’au vu tout de tout le périple médical que j’ai déjà accompli, il y a peu de chances que j’aie quoi que ce soit de sérieux. En tout cas, pas la maladie de Lyme. Oui oui, malgré les trois sérologies positives ! Peut-être bien plutôt une maladie auto-immune. D’ailleurs, si vraiment je veux me faire hospitaliser, comme le suggère le Docteur Chaumier, eh bien, qu’à cela ne tienne : on va faire une quatrième sérologie, qui reviendra négative – c’est sûr – et ensuite, on m’hospitalisera, voilà ! Et puis, est-ce que j’ai déjà subi une ponction lombaire ? Non ? Parce qu’il se pourrait que l’on ait à en faire, mais après tout, ça me ferait découvrir autre chose que je ne connais pas encore, malgré ma fréquentation assidue des hôpitaux !

 

Je suis écœurée. De toute évidence, nous ne parlons plus de diagnostic ou de guérison : sur le ton du sarcasme, son seul objectif est de me démontrer qu’il a raison et que je n’ai pas la maladie de Lyme. Pour ma part, et malgré tout ce que j’ai appris sur cette maladie à force de fouiller partout, peu m’importe que j’aie ou non la borréliose de Lyme. Ce n’est pas moi le médecin. Peu m’importe le nom que je pourrai exhiber devant mes collègues, mes amis : ce que je veux, c’est arrêter de souffrir. Non en m’abrutissant de drogues mais parce qu’on aura trouvé la maladie qui me ronge. C’est tout.

 

Il est tout bonnement incroyable qu’un médecin puisse se permettre d’ignorer à ce point la détresse et la douleur d’un patient pour le seul plaisir d’avoir le dernier mot. A ce stade, je ne suis donc pas loin d’exploser. Je tâche de me contenir, mais le message doit passer.

 

Le plus froidement possible, en le regardant dans les yeux, je lui explique une chose fondamentale : la différence de comportement entre un médecin et un pilote. « Vous voyez, Docteur : quand sur un des écrans du cockpit de l’avion que je suis en train de piloter vient s’afficher en ROUGE, avec force alarmes sonores et visuelles, l’information “ ENGINE FIRE ” (feu moteur), eh bien, pensez-vous que, si je tourne le bouton dudit écran sur la position “ OFF ”, j’ai résolu le problème et vais pouvoir paisiblement poursuivre le vol ? En niant la première évidence d’une situation très grave nécessitant l’application rigoureuse d’une procédure d’urgence, et, au-delà de la procédure, l’implication maximale de tous les neurones de l’équipage dans la plus parfaite synergie qui puisse exister – parce que le facteur temps est là, s’ajoutant au stress déjà ambiant – pensez-vous que je vais me sortir de cette situation ? Pourtant c’est exactement ce que vous faites, vous les médecins : vous éteignez l’écran et vous détournez des évidences ! Je suis en revanche d’accord sur le fait qu’il faille toujours valider ces évidences avec d’autres informations, prises ailleurs : c’est ce que nous faisons systématiquement. Mais au final, votre implication à résoudre “ la panne ” est totalement différente de la notre. Et vous savez pourquoi ? Parce que votre vie à vous n’est pas engagée dans “ la panne ” de votre patient : si celui-ci décède, on dira que la Médecine a fait tout ce qu’elle pouvait pour le sauver. Sans autre conséquence pour vous, qui restez en vie. Tandis que nous, si nous ne gérons pas le problème rapidement et parfaitement, et qu’à la suite du traitement de la situation d’urgence nous ne prenons pas les meilleures décisions possibles en un temps record, nous engageons la peau de tous les passagers, des membres d’équipage, mais nous y laissons aussi la notre à titre personnel. Vous voyez la différence ? Vous comprenez pourquoi je cherche encore et toujours à résoudre “ ma panne ” ? ».

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