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Touche pas à ma prostate - Dr Mark Scholz et Ralph H. Blum

Dénonçant biopsies et ablations inutiles, ce livre écrit à 4 mains par un médecin et son patient détaille tout ce qu’il faut savoir pour choisir un traitement adapté à sa situation.
23,99 € 22,79 €
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Présentation

Le mot cancer fait peur. Et la peur est mauvaise conseillère. Dans le cas du cancer de la prostate, elle conduit à suivre aveuglément les conseils de son urologue, qui est aussi chirurgien. Bilan : la prostate est ôtée, le cancer avec.

Tout irait bien s’il n’y avait pas de dommages collatéraux : impuissance, incontinence, problèmes urinaires…

Et si ce cancer n’en était pas vraiment un ? Et si dans la majorité des cas il pouvait être considéré plutôt comme une maladie chronique ne nécessitant qu’une surveillance active ?

C’est la thèse des auteurs de ce livre, un cancérologue et un patient qui vit depuis 20 ans avec ce cancer sans avoir subi de traitement radical. Études scientifiques et expérience personnelle à l’appui, les auteurs expliquent tout ce qu’il y a à savoir pour faire des choix éclairés et adaptés à sa situation personnelle.

Grâce à ce livre vous découvrirez :

• les avantages et inconvénients des biopsies

• les techniques d’imagerie médicale les plus adaptées à ce cancer

• les dernières avancées en matière de radiothérapie et d’hormonothérapie

• des conseils nutritionnels qui ont fait leurs preuves

Caractéristiques

Broché : 352 pages
Editeur : Thierry souccar Editions

Langue : Français

Format : 14 x 21 cm
ISBN-13: 978-2-916878-89-8

Auteur

Ralph Blum écrivain, vit depuis 20 ans avec un cancer de la prostate, sans avoir subi d’intervention chirurgicale radicale.

Le Dr Mark Scholz, oncologue de la prostate, est directeur exécutif de l’Institut de recherche sur le cancer de la prostate et professeur à l’université de Californie du Sud.

Le Pr Henri Joyeux, qui a signé la préface est chirurgien-cancérologue à la faculté de médecine de Montpellier, et l’auteur de nombreux guides et essais.

Bonus

Extrait

On raconte une histoire à propos d’un philosophe grec ayant vécu il y a 2000 ans. Un matin, alors qu’il approchait les 70 ans, il se réveilla pour la première fois sans érection et se mit à courir dans les rues d’Athènes en criant : « Libre ! Je suis enfin libre ! »

Il est possible que cet homme, que nous appellerons « Érogène », faisait l’expérience d’une libido en berne due à la chute de la testostérone qui survient quand on vieillit. Comme on sait aujourd’hui que la testostérone est un supercarburant pour le cancer de la prostate, on peut l’éliminer, avec un peu de chance de manière provisoire, en prescrivant des inhibiteurs de la testostérone.

J’étais à Los Angeles en octobre 2002 quand j’appris que mon taux de PSA avait à nouveau grimpé. Il était de 18,3 et mon anxiété augmentait en proportion*. À ce stade, il n’existait plus aucun argument sensé en faveur d’une surveillance active. Il fallait que je décide d’une forme de traitement.

Lorsqu’on examine les avantages et les inconvénients des différentes options thérapeutiques, on a vite fait de découvrir que chaque spécialiste conseille son propre domaine. Les chirurgiens veulent opérer, les radiothérapeutes irradier et les oncologues optent le plus souvent pour des traitements systémiques incluant la chimiothérapie et l’hormonothérapie. Vu mon ma réticence à être charcuté par un chirurgien, brûlé par des rayons ou empoisonné par une chimiothérapie, il était logique que Mark, en tant qu’oncologue de la prostate, me suggère d’envisager les inhibiteurs de la testostérone.

Si cette forme de traitement ne promet pas la guérison, elle permet de gagner du temps, des années en fait durant lesquelles je suis convaincu, comme Mark, que le traitement du cancer de la prostate va faire de grandes avancées.

Le choix des inhibiteurs de la testostérone pour un cancer à un stade précoce était, et demeure, sujet à controverse. On utilisait autrefois l’hormonothérapie en dernier recours quand la chirurgie ou la radiothérapie avait échoué. De nos jours, la résistance demeure vive pour les cancers les moins agressifs. La principale objection des chirurgiens et des radiothérapeutes ainsi que de nombreux patients est de n’offrir aucune guérison, juste une rémission.

Un traitement dit hormonal est, en fait, une sorte de castration chimique par inhibition de production de testostérone. C’est, en soi, un progrès considérable sur l’orchidectomie, l’ablation des testicules. D’une certaine manière, nous ne sommes pas encore tout à fait sortis de la période obscurantiste du traitement du cancer de la prostate. Cela peut paraître étonnant, mais pourtant on trouve toujours des chirurgiens à Chicago, Dallas, Portland ou Los Angeles qui sont prêts à ôter les testicules pour stopper la maladie. Devenir eunuque au début du xxie siècle ! Voici une manière bien radicale d’éliminer la testostérone.

 

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