publicité

vendredi 24 octobre 2014 - pour plus de confort utilisez mozilla firefox ou google chrome

Abonnez vous à la newsletter de lanutrition.fr

Aliments à la loupe

Alzheimer : la piste du fer

Chez les malades d’Alzheimer, le fer s’accumule dans l’hippocampe, une zone cérébrale importante pour la formation de la mémoire.

Marie-Céline Jacquier - Jeudi 29 Août 2013
Partagez |
Alzheimer : la piste du fer
AugmenterRéduireTaille du texte

Un excès de fer pourrait-il favoriser la maladie d’Alzheimer, en raison des dommages provoqués par le fer sur le cerveau ? C'est ce que suggère une petite étude parue dans Journal of Alzheimer’s disease.

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative qui se caractérise par le développement de plaques amyloïdes dans le cerveau. Le vieillissement de la population ne serait pas le seul facteur expliquant son épidémie ; des facteurs environnementaux sont aussi envisagés.

Lire : Maladies neurologiques : plus fréquentes et plus précoces

Au niveau moléculaire, deux protéines interviennent dans la genèse de la maladie : la protéine Tau et la protéine bêta-amyloïde. Dans cette étude, les chercheurs de l'université de Los Angeles se sont intéressés aux dommages que pourrait créer, en amont, le fer présent dans le cerveau. Avec l’âge, le fer s’accumule dans la substance grise. Certes ce minéral est indispensable à certaines fonctions cellulaires, mais son excès peut causer du stress oxydatif. C’est notamment le cas du fer d’origine animale, que l'on trouve par exemple dans les viandes rouges.

Lire : Le fer végétal serait préférable au fer animal

31 patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et 68 témoins en bonne santé ont participé à l’étude. Grâce à l’imagerie cérébrale, les chercheurs ont montré que le fer s’accumule dans une région particulière du cerveau des malades : l’hippocampe. Cette accumulation de fer est associée à des dommages aux tissus. Or l’hippocampe joue un rôle dans la mémorisation. Il est affecté dès les stades précoces d’Alzheimer.

Chez les témoins, il n’y avait pas d’augmentation de la concentration de fer dans l’hippocampe. Les chercheurs ont aussi observé une autre région du cerveau : le thalamus, qui n’est pas affecté par la maladie, sauf dans les stades tardifs. Il n’y avait pas d’accumulation de fer dans le thalamus des malades.

L’hypothèse avancée par les chercheurs est que le fer gêne la transmission des messages nerveux dans le cerveau. Ils soulignent que les cellules du cerveau qui possèdent les concentrations les plus élevées en fer sont les oligodendrocytes qui produisent la myéline. La destruction de la myéline, la gaine qui entoure les fibres nerveuses et accélère la transmission des messages, pourrait gêner la communication entre les neurones et favoriser la progression des plaques dans le cerveau.

Ces travaux ouvrent la voie à de nouveaux traitements qui pourraient libérer le fer accumulé dans les tissus. Plusieurs sociétés travaillent à la mise au point de chélateurs qui permettraient de séquestrer et d'éliminer ce fer en excès. Mais pour George Bartzokis, co-auteur de cette étude,  "l'accumulation de fer dans le cerveau peut être influencée par des facteurs environnementaux modifiables, comme la quantité de viande rouge que nous consommons, la prise de compléments alimentaires contenant du fer, ou les hystérectomies avant la ménopause."

LaNutrition.fr a fait des recommandations générales pour la consommation de viande, qui s'adressent aux personnes en bonne santé (pas d'hémochromatose, pas d'anémie ferriprive, pas de déficit en fer...).

Viandes : les recommandations de LaNutrition.fr

D'autres recommandations ont été faites qui visent à prévenir Alzheimer en évitant notamment les compléments multivitaminés contenant du fer lorsqu'il n'y a pas de déficit.

Lire : De nouvelles recommandations pour prévenir Alzheimer

Source

Raven EP, Lu PH, Tishler TA, Heydari P, Bartzokis G. Increased Iron Levels and Decreased Tissue Integrity in Hippocampus of Alzheimer's Disease Detected in vivo with Magnetic Resonance Imaging. J Alzheimers Dis. 2013 37:127-36.

Réduire Augmenter Taille du texte
Partagez |

Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr

Commentaires  

 
0 2 dominique.de_vito 30-05-2014 09:29
Ah, je me suis *partiellement* trompé : il ne s'agissait pas, dans le reportage du JT, de la maladie d'Alzheimer, mais de la maladie de Parkinson.
Toutefois, il est bien question, aussi, pour la maladie de Parkinson, d'une accumulation de fer dans le cerveau. Et des médecins lillois ont trouvé un chélateur pour évacuer ce fer.
Ce pourrait aussi une piste pour traiter la maladie d'Alzheimer.

reportage JT " Un traitement contre la maladie de Parkinson prometteur" : videos.tf1.fr/jt-20h/2014/un-traitement-contre-la-maladie-de-parkinson-prometteur-8401820.html
 
 
0 1 dominique.de_vito 06-05-2014 13:23
Lors d'un récent JT (20h), ce devait être aux environs de Paques, non seulement la piste du fer a été évoquée, mais il a été fait mention d'un chélateur permettant d'évacuer le fer du cerveau. L'état de malades Alzheimer, qui bénéficiaient de ce chélateur (et qui témoignaient, durant ce reportage) a été amélioré par la prise de ce chélateur.
 

Pour publier un commentaire sur cet article, vous devez être abonné(e) à LaNutrition.fr

Recettes sans gluten et sans lait à IG bas

Un régime sans gluten ni laitages peut vous changer la vie, à condition de ne pas se tromper. La plupart des aliments farineux sans gluten font grimper la glycémie parce que le blé y est remplacé par des farines de riz ou de maïs qui ont un index glycémique élevé. Si bien qu'on risque de prendre du poids ! Mais Christine Calvet vient de publier un recueil de recettes sans gluten et sans lait, à index glycémique bas : A table ! Sans gluten et sans lait. Une bonne idée pour se faire du bien sans fausse note ! Pour commander ce livre, c'est ici. (Publicité)

La boutique

publicité

publicité

Les guides de A à Z

Les traitements

Les maladies

Les aliments

Les régimes

Les compléments alimentaires