publicité

dimanche 20 avril 2014 - pour plus de confort utilisez mozilla firefox ou google chrome

Abonnez vous à la newsletter de lanutrition.fr

Aliments à la loupe

Le lait est toxique pour la prostate

  • Nouvelle étude : le lait entier est associé au cancer fatal de la prostate au-delà d'une seule portion par jour
  • Cette étude renforce les interrogations sur les recommandations officielles visant à consommer 3 à 4 laitages par jour
  • LaNutrition.fr recommande désormais de ne pas dépasser une portion de laitages par jour
Elvire Nérin - Mercredi 23 Janvier 2013
Partagez |
Le lait est toxique pour la prostate
AugmenterRéduireTaille du texte

Faut-il faire figurer un avertissement sur les bouteilles de lait, les yaourts et les fromages, comme cela existe pour le tabac, afin d’informer la population des risques des laitages à dose élevée, voire même à dose modérée ?  La question est ouvertement posée après une nouvelle étude publiée dans l’édition de janvier du Journal of Nutrition confirmant que la consommation de produits laitiers est associée à un risque plus élevé de cancer de la prostate. Cette fois, c’est surtout le lait entier qui est en cause (1).

L’analyse a été conduite par les chercheurs de l’Ecole de santé publique de Harvard, à partir des données issues de l'étude des Professionnels de santé (Physicians' Health Study) portant sur 21660 participants.

Par rapport aux hommes qui consommaient moins d’une demi-portion de laitages par jour, ceux qui en consommaient plus de 2,5 avaient un risque de cancer plus élevé de 12%. Le lait écrémé ou demi-écrémé était associé à un risque de cancer localisé, de stade précoce, alors que le lait entier était associé à un risque de cancer fatal, soit un risque accru de 49% pour une quantité supérieure à 237 mL par jour (1 portion). Lorsque la survie est prise en compte, la consommation de lait entier est également associée à un risque de progression vers un cancer fatal multiplié par 2,17.

On dispose désormais de très nombreuses preuves, aussi bien épidémiologiques qu’expérimentales, qui incriminent la consommation de laitages dans le cancer de la prostate, en particulier sous ses formes les plus agressives. Ainsi, chez l’animal, la consommation de lait entier stimule le développement de tumeurs de la prostate (2).

Les pouvoirs publics encouragent toujours l’ensemble de la population à consommer 3 à 4 portions de laitages par jour en dépit des preuves montrant que cette stratégie ne réduit pas les fractures osseuses. Compte tenu des dernières données scientifiques, LaNutrition.fr conseille désormais de limiter par précaution sa consommation de laitages à une portion par jour, à l'instar de l'Ecole de santé publique de Harvard. Cette dose d'une portion de laitages par jour n'est pas associée à des risques particuliers et peut donc être consommée sans risque si l'on tolère les laitages.

Références

(1) Song Y, Chavarro JE, Cao Y, Qiu W, Mucci L, Sesso HD, Stampfer MJ, Giovannucci E, Pollak M, Liu S, Ma J. Whole Milk Intake Is Associated with Prostate Cancer-Specific Mortality among U.S. Male Physicians. J Nutr. 2013 Feb;143(2):189-196.

(2) Qin LQ. The effects of commercial whole milk on the prostate carcinogenesis in rats with or without induction by 2-amino-1-methyl-6-phenylimidazo[4,5-b]pyridine. J Health Sci 2006 52(4):419-424.

Réduire Augmenter Taille du texte
Partagez |

Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr

Commentaires  

 
+1 19 15-07-2013 14:20
Si le risque n'est augmenté qu'avec les laitages entiers, cela laisserait à penser que ce sont les graisses laitières qui posent dans ce cas précis problème.
Dans ce cas, le fromage, le beurre et la crème seraient bien plus problématiques que les laitages O%.
Les matières grasses animales étant aujourd'hui toutes contaminées aux dioxines, peut-on envisager que ce soient les dioxines qui soient ici en cause? Ou bien est-ce encore la présence d'hormones femelle dans le lait qui soient à soupçonner... ce serait intéressant de creuser le sujet.
Citer
 
 
+1 18 29-05-2013 20:33
Cher tous bonsoir,

Je reviens sur le sujet car cela me chagrine. J'ai lu votre ouvrage sur le lait M. Souccar (très instructif tant sur le plan scientifique et nutritionnel que sur le plan politique à savoir comment les profits des industries sont protégés). Et me vient aussi la question la la whey protein car je fais de la musculation et j'essaie de prévenir un maximum les maladies par l'alimentation.

Or je viens de tomber sur cet article http://www.immunehealthscience.com/support-files/05.pdf donc j'aurais aimé, s'il vous plaît; votre avis éclairé sur le sujet.

Et puis j'aurais aimé savoir l'impact des laits de plus petits animaux (chèvre...) ? Car dans le livre les études étaient encore trop peu nombreuses apparemment.

Je salue au passage les excellent ouvrages de la collection Thierry Souccar, souvent en avance sur leur temps, ce pour quoi ils sont décriés.

Cordialement,
Bonne soirée.
Citer
 
 
+1 17 29-01-2013 00:17
@ Manuel4 (commentaire 6)
... suite ....
Ridicule ? Vous plaisantez j'espère.
Le risque relatif est le B A BA de la tromperie en "science":
http://tinyurl.com/amq6skr (Cochrane)
http://tinyurl.com/968jz8h
http://tinyurl.com/a4jlkej
http://tinyurl.com/b2rw3jd
http://tinyurl.com/5hq82p
Un "Risque absolu mesurable" ne nous dit rien il faut que sa taille soit non microscopique, soit "cliniquement" significative et pas seulement statistiquement significative.
Citer
 
 
0 16 29-01-2013 00:15
@ Manuel4 (commentaire 6)
Article: http://tinyurl.com/ahwxwvh
Ridicule ?
Ce n'est pas parce qu'une chose n'est pas démontrable (1 essai clinique de ce type serait impossible à monter) qu'elle est vraie.
L'épidémiologie donne des voies, à confirmer par étude d'intervention.
Consultez un des auteurs Souccar: de Lorgeril, lui il connait. `
Ceci dit je pense que le lait c'est pour les bébés de la même espèce sauf l'aspect gourmet ou survie (on stocke le fromage)

Article entier: http://tinyurl.com/ahwxwvh
On y lit que le HR (Hazard ratio, un
risque relatif particulier pour ce type d'analyse) est assez petit et de plus l'intervalle de confiance englobe le 1. PAs de quoi paniquer.
A suivre...
Citer
 
 
+1 15 26-01-2013 15:11
Le lait de vache était à l'origine censé faire grandir un veau, pas un être humain. Dans les cas rares mais graves de décalcification osseuse précoce et aiguë, le malade doit complètement se passer de produits laitiers, cherchez l'erreur !
L'ostéoporose frappe de plus en plus de personnes qui ont consommé trois produits laitiers par jour. Encore une fois, cherchez l'erreur...
Citer
 
 
0 14 Thierry Souccar 25-01-2013 17:18
Citation en provenance du commentaire précédent de Mouimoui :
Et rencontre t-on ce même soucis avec la protéine issue du blanc d'oeuf ?

Sécrétion d'insuline bien moins élevée.
Citer
 
 
0 13 25-01-2013 17:02
Et rencontre t-on ce même soucis avec la protéine issue du blanc d'oeuf ?
Citer
 
 
0 12 Thierry Souccar 25-01-2013 16:09
Citation en provenance du commentaire précédent de Mouimoui :
Merci de cette réponse Thierry !

Je me pose donc cette importante question (et je crois que la plupart des sportifs pourraient-être intéressés...). Nous qui prenons régulièrement de la whey (ou isolat) à raison d'environ 60g par jour d'entraînement ou du peptopro (hydroliyat de caséine) à raison de 10g à 20g par jour d'entraînement également... Celà entraîne donc j'imagine une dose extrêmement importante et de ce fait, un risque très important ?

La réponse est... qu'on ne sait pas. Les études dont on dispose portent sur des populations "lambda", avec une proportion élevée de sédentaires ou de petits sportifs. Et même chez l'animal, je ne crois pas qu'il existe des études sur des rats soumis à un exercice soutenu. Il est tout à fait possible que l'exercice physique, surtout intense, module favorablement les effets des protéines de lait. Mais il est clair que c'est une question qu'on peut se poser quand on voit tant de culturistes avaler des protéines en poudre.
Citer
 
 
+1 11 25-01-2013 16:01
Merci de cette réponse Thierry !

Je me pose donc cette importante question (et je crois que la plupart des sportifs pourraient-être intéressés...). Nous qui prenons régulièrement de la whey (ou isolat) à raison d'environ 60g par jour d'entraînement ou du peptopro (hydroliyat de caséine) à raison de 10g à 20g par jour d'entraînement également... Celà entraîne donc j'imagine une dose extrêmement importante et de ce fait, un risque très important ?
Citer
 
 
0 10 Thierry Souccar 25-01-2013 15:56
Citation en provenance du commentaire précédent de Mouimoui :
J'aimerais qu'on m'explique avec précision ce qui fait du lait un danger potentiel. Je veux dire... Est-ce au niveau des PROTEINES de lait elles-même ou bien du LACTOSE ?


Pour le cancer de la prostate, on pense que si le lait de vache pose problème, c'est en raison de ses protéines particulières qui activent des facteurs de croissance : la caséine stimule l'IGF-1, les protéines de petit-lait (whey) stimulent l'insuline. Le lait de vache du commerce contient aussi des hormones femelles à dose élevée. Le lactose n'intervient pas au niveau de la prostate. Mais il a été mis en cause dans le cancer des ovaires, sans que sa responsabilité soit établie à ce jour. Le lactose peut aussi entraîner une réaction d'intolérance à partir d'une certaine dose, surtout chez les personnes d'origine méridionale, asiatique ou africaine. Les yaourts et le fromage contiennent peu ou pas de lactose.
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Recettes sans gluten et sans lait à IG bas

Un régime sans gluten ni laitages peut vous changer la vie, à condition de ne pas se tromper. La plupart des aliments farineux sans gluten font grimper la glycémie parce que le blé y est remplacé par des farines de riz ou de maïs qui ont un index glycémique élevé. Si bien qu'on risque de prendre du poids ! Mais Christine Calvet vient de publier un recueil de recettes sans gluten et sans lait, à index glycémique bas : A table ! Sans gluten et sans lait. Une bonne idée pour se faire du bien sans fausse note ! Pour commander ce livre, c'est ici. (Publicité)

La boutique

publicité

publicité

Les guides de A à Z

Les traitements

Les maladies

Les aliments

Les régimes

Les compléments alimentaires