Présentation
Prévenir ou soulager les troubles de l'humeur sans médicaments — ou alors avec des doses plus faibles d'antidépresseurs —, c'est possible. C'est ce que font des acides aminés, des vitamines ou des acides gras particuliers : tyrosine, tryptophane, 5HTP, acide folique, oméga-3. Comment manger pour en bénéficier au maximum ? La réponse est dans ce livre.
Après avoir expliqué schématiquement la chimie du cerveau et mis en lumière l’implication de certains déficits nutritionnels dans la dépression, l’auteur expose les grandes lignes d’une alimentation préventive. Viennent ensuite 45 recettes soigneusement choisies et étudiées pour leur facilité d’exécution et leur acceptation par toute la famille. Comme dans tous les ouvrages de la collection, le potentiel protecteur de chaque recette, calculé scientifiquement, est indiqué par un repère gradué.
Bonus
EXTRAIT
Règle n° 2 :
Choisir les bonnes protéines pour voir la vie en rose
LES PROTÉINES, ET PLUS PRÉCISÉMENT LES ACIDES AMINÉS QUI
les composent, jouent un rôle important dans la fabrication des hormones et des neurotransmetteurs par l’organisme.
Il est donc fort utile de savoir quelles protéines consommer et à quelle dose, pour lutter contre la dépression.
LES PROTÉINES… EN PISTE !
Les protéines sont les « briques de l’organisme ». D’un point de vue
biochimique, il s’agit de grosses molécules formées de chaînes d’acides
aminés. Certains acides aminés peuvent être produits par l’organisme
mais 8 d’entre eux (valine, leucine, isoleucine, méthionine, phénylalanine, tryptophane, thréonine et lysine) sont dits
« indispensables » car l’organisme ne peut les fabriquer. Ils doivent donc impérativement être apportés par l’alimentation. L’organisme utilise les acides aminés libérés lors de la digestion pour l’entretien de ses tissus et organes mais aussi pour la fabrication des enzymes, des anticorps, des hormones et des fameux neurotransmetteurs. Cela signifie qu’une carence en protéines de bonne qualité donc en acides aminés indispensables peut augmenter le risque de fatigue et engendrer un état dépressif.
L’ÉLECTION DE MISS PROTÉINE
Une bonne protéine doit posséder 2 atouts essentiels pour être sélectionnée au concours des « protéines de qualité » :
• être constituée des 8 acides aminés indispensables ;
• être digeste, c’est-à-dire capable de passer aisément notre barrière
intestinale.
Pour le jury, alias les chercheurs, la gagnante est… Miss blanc
d’oeuf, la première dauphine (pour les protéines végétales) étant
Miss soja.
Trêve de plaisanteries, l’important est avant tout de varier ses
sources protéiques. En effet si les carences quantitatives en protéines
sont exceptionnelles dans nos pays industrialisés, les carences qualitatives, c’est-à-dire l’absence d’un des acides aminés indispensables, sont en revanche plus fréquentes.
Dans l’objectif de lutter contre la dépression, on veillera donc
d’une part à apporter quotidiennement tous les acides aminés indispensables et on choisira des aliments particulièrement riches en
tryptophane et en phénylalanine…