Présentation
Pour la première fois, les preuves scientifiques que les laitages ne sont pas "nos amis pour la vie". A dose élevée, ils pourraient favoriser l'ostéoporose, et plusieurs maladies dont le cancer de la prostate. Préface du Pr Henri Joyeux.
Voici la suite attendue de Santé, mensonges et propagande.
Au terme de plus de cinq ans d’enquête, Thierry Souccar montre comment le lobby laitier a réussi en l’espace de sept décennies à faire d’un aliment marginal et mal considéré un pilier incontournable de l’alimentation moderne. Présentés par les nutritionnistes comme «indispensables à la santé des os», les laitages cachent une réalité moins glorieuse. Vous apprendrez ainsi :
- Comment le lobby laitier et les politiques ont imposé le lait à l’école dès les années 1930
- Pourquoi 5 millions de Français souffrent sans le savoir d’intolérance au lactose et comment la diagnostiquer
- Pourquoi l’ostéoporose ne diminue pas avec la consommation de lait, et pourquoi au contraire elle progresse
- Comment les constituants du lait sont à l’origine de l’augmentation de la taille ces dernières décennies
- Comment une protéine du lait accélère les tumeurs
- Pourquoi les cancers de la prostate et des ovaires sont associés à la consommation de laitages
- Pourquoi les chercheurs soupçonnent le lait de favoriser le diabète de l’enfant
- Comment l’industrie fait croire que le calcium laitier prévient l’obésité
- Pourquoi les besoins en calcium ont été exagérés
Puisé aux sources scientifiques les plus rigoureuses, ce livre-révélation propose une alternative nutritionnelle, la seule aujourd’hui capable de prévenir l’ostéoporose et les maladies de civilisation. Sans se bourrer de laitages !
La préface est signée du Pr Henri Joyeux, cancérologue à la faculté de médecine de Montpellier, pour qui « ce livre ne peut faire que du bien à la Santé publique. Il est en avance sur son temps. »
Caractéristiques
Broché:228 pages
Editeur : Thierry Souccar Editions
Collection : MEN.PROP.
Langue : Français
ISBN-10: 2916878025
ISBN-13: 978-2916878027
Auteur / concepteur
Thierry Souccar est journaliste et auteur scientifique. Membre de l'American College of Nutrition, il a écrit de nombreux livres sur la santé et la nutrition dont Le régime préhistorique et le best-seller Santé, mensonges et progagande (avec Isabelle Robard). Ce livre en est le prolongement.
Bonus
EXTRAIT DE LAIT, MENSONGES ET PROPAGANDE
"Il serait assez embarrassant que l‘engouement actuel pour le calcium se révèle inutile. Mais ce sera infiniment pire si ces recommandations nuisent à la santé."
Pr Mark Hegsted, professeur émérite de nutrition, université Harvard
Et si une vie de laitages était le plus sûr moyen de ne pas faire de vieux os ? C’est l’hypothèse paradoxale et stupéfiante avancée pour la première fois dans ce livre. Mais avant de la développer, faisons connaissance avec l’un des meilleurs spécialistes du calcium.
A première vue, le Pr Mark Hegsted ne se distingue pas des éminents nutritionnistes qui nous conseillent les laitages du berceau au catafalque. Lui aussi pense qu’il y a un problème d’apport en calcium dans les pays développés. Mark Hegsted a participé à la création du professorat de nutrition de l’Ecole de santé publique de Harvard. Il a reçu à ce titre de nombreuses distinctions académiques. Le Pr Hegsted est aussi un chercheur. Il fut le principal architecte des premières recommandations nutritionnelles pour les Américains en 1980, mais son principal thème de recherche, toute sa carrière, fut le calcium. Il a étudié la biologie du calcium à partir des années 1950 et jusqu’à sa retraite à la fin des années 1980. Autant dire que c’est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux du calcium.
Mais quand le Pr Hegsted dit qu’il y a un problème d’apport en calcium dans nos pays, ce n’est pas parce que l’on n’en consomme pas suffisamment, comme on l’entend partout. Non, le Pr Hegsted pense qu’on avale trop de calcium.
Selon lui, si l’on consomme trop de calcium trop longtemps, le corps perd sa capacité à contrôler le métabolisme du calcium. Normalement, l’organisme utilise la forme active de la vitamine D, le calcitriol pour régler le volume de ce qu’il absorbe à partir des aliments et de ce qu’il élimine.
Lorsque l’alimentation apporte peu de calcium, le calcitriol aide à le retenir et réduit son élimination.
A l’inverse, lorsqu’il y a beaucoup de calcium dans l’alimentation, le corps n’en retient qu’une petite partie et élimine l’excès. C’est la raison pour laquelle en Asie, en Afrique, les populations qui consomment peu de calcium en retiennent malgré tout suffisamment pour se mettre à l’abri des maladies osseuses. C’est aussi la raison pour laquelle les personnes qui reçoivent beaucoup de calcium ne développent pas une ossature de diplodocus. Mais avec le temps, pense Hegsted, l’excès de calcium peut perturber définitivement ce mécanisme ; c’est alors explique-t-il que l’on perd la capacité à utiliser efficacement le calcium alimentaire et à le conserver dans les os lorsqu’on est âgé.
L’idée que l’organisme lorsqu’il est soumis à un abus peut perdre le contrôle d’un mécanisme au réglage très délicat est un phénomène bien connu en biologie, qui donne du poids à l’hypothèse de Mark Hegsted. Sa théorie pourrait expliquer pourquoi les populations qui ont consommé le plus de calcium toute la vie finissent souvent percluses d’ostéoporose.
Mais il existe une autre hypothèse. Elle est exposée pour la première fois dans ce livre.
Notre avis
Une démonstration implacable qui remet enfin les laitages à leur juste place : des aliments-plaisir à consommer avec parcimonie (si on les aime), et certainement pas les aliments incontournables, champions de la solidité des os, comme nous les présentent les instances de la santé et l'industrie. Un livre indispensable pour s'affranchir de la propagande laitière et éduquer son entourage et... son médecin.