Présentation
Ce livre vous fait une promesse. Celle de pouvoir enfin contrôler votre maladie, éviter les complications, réduire même vos médicaments. Si vous n'êtes pas encore diabétique, vous pourrez éviter de le devenir. Sans suivre de régime contraignant !
Le message de ce livre, c’est qu’un simple changement alimentaire, non contraignant peut changer la vie du diabétique :
- un sucre sanguin stabilisé ;
- moins de médicaments, et dans de nombreux cas, plus du tout ;
- et surtout bien moins de risque de devoir affronter les complications redoutées du diabète.
Pour cela, il suffit de choisir les bons glucides en suivant les recommandations de ce livre. Quels sont ces bons glucides ? Pendant des années la diététique a fait fausse route en interdisant les sucres dits « simples » (le sucre blanc) et en donnant la priorité aux glucides dits « complexes » (pain, biscottes, pommes de terre). Or voilà 20 ans que le concept d'index glycémique est né. Il fait table rase de cette ancienne classification et malheureusement trop de professionnels de la diététique, trop de médecins ignorent cette évolution. Ils continuent de dispenser des conseils alimentaires erronés qui entretiennent la maladie au lieu de la guérir.
Ce livre explique au diabétique et à celui ou celle dont le sucre sanguin est un peu élevé, comment composer ses repas en fonction de l'index glycémique (IG) et de la charge glycémique (CG) des glucides. De quoi profondément changer la vie des patients et cela, le Dr Jacques Médart l'expérimente chaque jour dans sa pratique médicale.
Bonus
EXTRAIT
LA CHARGE GLYCÉMIQUE :LE NOUVEL OUTIL DIÉTÉTIQUE
DU DIABÉTIQUE
PUISQUE LA QUALITÉ DES GLUCIDES NE SUFFIT PAS À connaître
l’élévation de la glycémie consécutive à l’ingestion d’aliments
glucidiques, une notion complémentaire a été développée : la charge glycémique.
Faisons une expérience. Elle ressemble très fort au test qui a été
utilisé pour déterminer l’IG des aliments.
Prenons une personne le matin, à jeun. Prélevons-lui du sang
et mesurons sa glycémie et son taux d’insuline. Demandons-lui
alors d’avaler une boisson contenant exactement 35 g de glucose
(c’est très écoeurant). Comme notre cobaye pèse 70 kg, cette « charge
» de glucose pur représente donc pour lui un apport de 0,5 gramme
de glucose par kilo de poids corporel.
Continuons à mesurer sa glycémie et son insuline par des prises
de sang successives. La glycémie monte régulièrement suite au passage
du glucose dans le sang, pour atteindre un pic après plus ou
moins une heure. Grâce à l’action de l’insuline que notre sujet test
s’est mis à libérer dès la montée de sa glycémie, celle-ci descend progressivement
et revient lentement au point de départ. Cette régulation
du taux de glucose sanguin, grâce à l’action de l’insuline, a pris
en tout un peu plus de trois heures.
Le lendemain matin, sollicitons à nouveau notre cobaye et réalisons
le même test, mais cette fois avec une ration double : 70 g de
glucose, soit 1 gramme par kilo de poids corporel. Surprise : la glycémie
de notre ami monte à peine plus haut et redescend à peu près
à la même vitesse que la veille alors que la quantité de glucose
consommée est double (voir figure ci-dessous).
Que s’est-il passé ? Notre cobaye n’est pas diabétique : il a
contrôlé sa glycémie en libérant beaucoup plus d’insuline (voir figure
ci-après). Le niveau de celle-ci a pratiquement doublé lorsqu’il a avalé
ses 70 g de glucose.