Le régime GAPS

Par Lanutrition.fr Publié le 08/11/2016 Mis à jour le 10/03/2017
Fiche pratique
Le régime GAPS du Dr Natasha Campbell-McBride est destiné à réduire au silence les troubles mentaux ou les allergies ayant un lien avec un système digestif perturbé : TDA/H, autisme, maladies auto-immunes, etc. Pas de gluten, de céréales, de sucre raffiné, d’additifs, de produits laitiers industriels, d’amidon.
Profil Santé
Principe Arrêter de manger les aliments qui perturbent la digestion puis les réintroduire progressivement
Points forts Réduit au silence les symptômes de nombreuses maladies
Points faibles Long et difficile à suivre, beaucoup de produits animaux

GAPS est l’acronyme de Gut And Psychology Syndrome (syndrome entéropsychologique en français). Ce syndrome fait le lien entre de nombreux troubles mentaux en pleine expansion (TDA/H, autisme, dyspraxie, dyslexie…), des manifestations allergiques elles aussi de plus en plus communes (asthme, eczéma, allergies alimentaires…) et un état que l’on retrouve chez toutes les personnes atteintes de ces maladies : un système digestif perturbé. Pour les tenants du syndrome GAP, les troubles du comportement et les allergies ont pour origine des troubles digestifs ou, autrement dit : la santé intestinale conditionne la santé mentale.

Comment ça marche ?

Le but du régime GAPS est de nettoyer et soigner le système digestif afin qu’il fonctionne à nouveau correctement.

Il s’agit dans un premier temps d’éviter les aliments suivants :
- Toutes les céréales et les aliments fabriqués à partir de céréales (ou assimilées) : blé, seigle, riz, avoine, maïs, sorgho, sarrasin, millet, épeautre, triticale, boulgour, tapioca, quinoa, semoule de blé dur, etc. Le but étant d’éliminer à la fois le gluten et l’amidon.
- Tous les féculents et aliments produits à base de féculents : pomme de terre, igname, patate douce, panais, topinambour, manioc, arrow-root et taro.
- Le sucre sous toutes ses formes et tout ce qui en contient.
- Les légumes secs : soja, haricots mungo, pois chiches, fèves, lentilles…
- Le lactose et tout ce qui en renferme : lait, yaourt, beurre, crème fraîche, et autres desserts lactés.

Cette diète d’introduction permet de réduire au silence tous les symptômes digestifs, en réparant la paroi de l’intestin. Puis on réintroduit progressivement les aliments selon des étapes précises. La base de l’alimentation est constituée de bouillons (de viande, de poisson, de légumes), des jus de légumes frais, de légumes fermentés et de gras.
Cette phase d’introduction n’est pas obligatoire mais fortement conseillée. Elle peut durer de quelques semaines à un an. Puis le malade passe au régime GAPS global qui doit être suivi pendant au moins deux ans. Dans ce régime global, il y a beaucoup plus d’aliments, même si tous ceux qui contiennent du gluten restent interdits ainsi que les aliments transformés, certaines légumineuses et pseudo-céréales ainsi que certains sucres et aliments qui en contiennent.
Puis les aliments interdits peuvent être réintroduits progressivement après 18 mois à 2 ans. A priori après autant de temps de rééducation alimentaire, les bonnes habitudes alimentaires (pas d’aliment transformé et autres aliments nocifs) sont acquises et le resteront à vie.

Qu’en dit la recherche ?

Le régime GAPS n’a pas été testé en tant que mode alimentaire, par rapport à un autre. Il existe des études qui montrent que supprimer les additifs, notamment les colorants, de l’alimentation d’un enfant permet de réduire son hyperactivité. D'autres études montrent qu’il existe un lien entre la chimie du cerveau et la santé de l’intestin, expliquant ainsi que certains troubles mentaux ou psychologiques soient soulagés par un changement alimentaire. D’autres études encore ont trouvé que des régimes comportant peu d’aliments (donc assez restrictifs et avec des aliments bruts) sont intéressants contre les troubles de l’attention. 

Les éléments de preuve sont donc épars. Mais sur le plan empirique les données s’accumulent. Si de plus en plus de personnes l’adoptent, alors qu’il est difficile à suivre, on peut penser qu’elles notent des résultats positifs chez elles et/ou leurs enfants.

L’avis de LaNutrition.fr

Ce régime est extrêmement restrictif et n’a pas été validé scientifiquement. Malgré tout, beaucoup de parents d’autistes semblent le trouver quasi-miraculeux. Contre l’autisme, des modes alimentaires proches (sans gluten, sans lait, sans sucre) semblent aussi donner des résultats chez certains enfants. Certaines personnes l’utilisent aussi dans le traitement de la maladie de Lyme chronique, à l’instar de Judith Albertat, l’auteure de Lyme, les solutions naturelles. Il peut être essayé en cas de troubles de l’attention, d’autisme, de maladie auto-immune ou même de Lyme. De préférence avec l'aide d’une diététicienne ou d’un naturopathe qui le connaît.

 

 

La sélection

Publicité

Les meilleurs livres et compléments alimentaires sélectionnés pour vous par NUTRIVI, la boutique de la nutrition.

Découvrir la boutique logo Nutrivi

A découvrir également

Back to top