Freiner naturellement l’andropause

Par Lanutrition.fr Publié le 28/06/2012 Mis à jour le 21/11/2017
Diminution de la libido, de la masse musculaire et osseuse, trouble de l’humeur, prise de poids ou insomnies ? L’andropause guette. Mais rassurez-vous, il existe des moyens de ralentir son apparition en évitant certains facteurs qui l’aggravent.

Phénomène à la fois physique et psychologique, l’andropause, accompagnée de ses symptômes, apparaît généralement autour de 50 ans. L'âge a longtemps été considéré comme le facteur principal de la baisse du taux de testostérone mais une étude récente présente au 94 ème meeting annuel d'endocrinologie de Houston aux Etats-Unis conteste cette idée en montrant que d’autres paramètres influencent plus sa production et peuvent donc être modifiés pour augmenter notre taux de testostérone et diminuer les symptômes de l’andropause.

Quels sont ces facteurs ? Suivez le guide !

Le stress chronique

Le stress a une action perturbatrice sur l’axe hypophyso-hypothalamo-testiculaire, un centre de régulation hormonal fondamental de l’organisme. Il est également capable d’entraîner une baisse de la LH, une hormone qui stimule la sécrétion de testostérone à travers les cellules des testicules (1). Conséquence ? Le taux de testostérone diminue. Une étude japonaise (2) menée sur des rats soumis régulièrement à un stress intense à montré que le taux de testostérone chutait significativement après un pic de stress.
Chez l'homme des chercheurs ont fait suivre une thérapie de gestion du stress à des hommes malades du VIH et qui présentaient de faibles taux de testostérone; résultat : la thérapie a diminué le stress des malades et a fait remonter leur taux de testostérone. (3)

 

Manque de sommeil

Le manque de sommeil influence la production de testostérone. Une étude (4) menée à l’université de Chicago sur douze hommes en bonne santé âgés de 64 à 74 ans a mis en évidence le lien entre quantité de sommeil et taux de testostérone. Ils ont trouvé que le temps de sommeil nocturne était directement lié à la variation du taux de testostérone dans la matinée.

 

Diabète et syndrome métabolique

Plusieurs études ont montré que les personnes atteintes de diabète de type 2 et de syndrome métabolique, caractérisé par un ensemble de perturbations métaboliques comme l’obésité abdominale ou l’hypertension, auraient un niveau de testostérone plus bas que les autres. Entre 20 et 64 % des hommes qui souffrent de diabète présenteraient un niveau de testostérone bas (5), particulièrement les hommes âgés. Les faibles niveaux de testostérone sont tellement associés au syndrome métabolique que des scientifiques ont proposé d’utiliser les niveaux de testostérone comme outil de diagnostic de ces troubles.

 

Les aliments à index glycémique élevé

Il a été montré que la consommation régulière d'aliments à index glycémiques élevés favorise le développement du diabète de type 2 et la prise de masse grasse abdominale. De plus une alimentation riche en glucides de ce type stimule l'insuline fortement ce qui provoquerait une baisse du taux de testostérone pouvant atteindre 25%. Mieux vaut choisir des aliments à index glycémique bas.

 

Dépression

Un faible niveau de testostérone peut être relié à la dépression. Une étude (6) a comparé 44 hommes déprimés âgés de 40 à 65 ans. Les chercheurs ont collecté entre 8 et 11 heures du matin des échantillons de sang après une nuit à jeun. Chez les personnes souffrant de dépression majeure, les niveaux de testostérone étaient de 11,94 contre 17,64 chez les sujets en bonne santé. Il n’est toutefois pas déterminé si c’est la dépression qui à fait chuter le taux de testostérone ou bien l’inverse. En revanche, les hommes jeunes ou âgés déprimés complémentés en testostérone observent une nette amélioration de leur état. Il est probable que les deux paramètres s'influencent mutuellement sans distinction stricte possible.

 

Alcool

Le système reproducteur masculin est composé de l'hypothalamus, l'hypophyse antérieure et des testicules. L’alcool peut interférer avec la fonction de chacun de ces glandes et entrainer impuissance et infertilité. Une grosse consommation d’alcool agit au niveau des testicules en altérant certaines cellules appelées cellules de Leydig qui produisent et sécrètent la testostérone (7). Résultat ? Le taux de testostérone dans le sang diminue… et la libido aussi ! En revanche aucune étude ne met en lumière un effet néfaste d'une consommation modérée d'alcool sur le taux de testostérone et certaines laissent penser que de petites quantités de vin rouge seraient bénéfiques pour le taux de testostérone (8).

Les pesticides

Les produits chimiques présents dans les pesticides sont de puissants perturbateurs hormonaux. Des chercheurs de l’université d’Harvard ont montré que des hommes qui ingèrent certains insecticides (TCPY, métabolite du carbaryl ou encore métabolite du naphtalène) voient leur taux de testostérone diminuer (9). Les chercheurs ont compilé les données provenant de 268 hommes qui se sont présentés à une clinique d'infertilité du Massachusetts entre 2000 et 2003. Résultats ? Les analyses ont associé la hausse du taux d’exposition au TCPY avec une baisse du taux de testostérone. « Si d’autres études confirment celle-ci, un déclin statistique du taux de testostérone parmi toute la population masculine pourrait se produire, ce qui conduira à augmenter potentiellement le nombre d’homme infertiles » conclut le scientifique John Meeker.

 

Eviter le surpoids

Les cellules graisseuses contiennent une enzyme appelée aromatase qui transforme une partie de la testostérone en estradiol, une hormone féminisante. Le surpoids augmente l'activité de l'aromatase qui dérègle l'équilibre hormonal et fait chuter le taux de testostérone. Les chercheurs ont montré qu'un simple régime permettait de rétablir des taux normaux de testostérone chez des hommes en surpoids.

 

La recette anti-andropause

Contrôler régulièrement sa testostérone en évitant ce qui favorise sa chute :

- Contrôler son poids

- Limiter sa consommation d’alcool. Pas plus de deux verres par jours avec une préférence pour le vin rouge, riche en polyphénols.

- Réduire le risque de diabète et de syndrome métabolique en surveillant sa ligne. Le meilleur moyen ? Faire de l’exercice et adopter une alimentation à IG bas et en bonnes graisses.

- Limiter son stress et apprendre à mieux le gérer.

- Mieux dormir.

- Mangez bio.

Alors messieurs, faites votre crise de la quarantaine : changez de mode de vie !

 

Bibliographie

(1) Lopez-calderon A.Stress induced changes in testis function. J Steriod Biochem Mol Biol. 1991;40(1-3):473-9.

(2) Demura R. Effect of immobilization stress on testosterone and inhibin in male rats. Radioassay Center. Tokyo Women's Medical College, Japan. J Androl 1989 May-Jun;10(3):210-3

(3) Cruess DG, Antoni MH, Schneiderman N, Ironson G, McCabe P, Fernandez JB, Cruess SE, Klimas N, Kumar M. Cognitive-behavioral stress management increases free testosterone and decreases psychological distress in HIV-seropositive men. Health Psychol. 2000 Jan;19(1):12-20.

(4)Peney PD.Association between sleep and morning testosterone levels in older men. Section of Endocrinology, Department of Medicine, The University of Chicago, Chicago, Sleep. 2007 Apr 1;30(4):427-32(4)Zou B.Association between Relative Hypogonadism and Metabolic Syndrome in Newly Diagnosed Adult Male Patients with Impaired Glucose Tolerance or Type 2 Diabetes Mellitus. Metab Syndr Relat Disord. 2004 Spring;2(1):39-48.

(5) Spark RF. Testosterone, diabetes mellitus, and the metabolic syndrome. Curr Urol Rep. 2007 Nov;8(6):467-71.

(6) Kalyani RR.Androgen deficiency, diabetes, and the metabolic syndrome in men. Division of Endocrinology and Metabolism, Johns Hopkins School of Medicine, Baltimore, Maryland 21287, USA.

(7)Emanuele MA. Alcohol's effects on male reproduction. Department of Medicine, Division of Research on Drugs of Abuse, Loyola University Stritch School of Medicine, Maywood, Illinois. Acool Health Res World.1998;22(3):195-201.

(8) Eng ET, Williams D, Mandava U, Kirma N, Tekmal RR, Chen S. Suppression of aromatase (estrogen synthetase) by red wine phytochemicals. Breast Cancer Res Treat. 2001 May;67(2):133-46.

(9) MEEKER John D.Exposure to nonpersistent insecticides and male reproductive hormones. Department of Environmental Health, Harvard School of Public Health, Boston Epidemiologie. 2006 Jan;17(1):61-8.

(10) VERMEULEN A. Role of the hypothalamo-pituitary function in the hypoandrogenism of healthy aging.Univ. hosp., dep. endocrinology, Ghent, Belgique. J Clin Endoctrinol Metab. 1992 Sep;75(3):704-6

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