Moins de protéines dans les céréales à cause du réchauffement climatique ?

Par Marie-Céline Ray Publié le 28/08/2017 Mis à jour le 21/11/2017
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L’augmentation de la quantité de CO2 atmosphérique pourrait conduire à des déficits protéiques chez des millions de personnes dans le monde.

Le changement climatique augmente les risques de canicule, d’inondation, de certaines maladies, d’extinction des espèces... et, selon une étude de l’université de Harvard qui vient de paraître dans Environmental Health Perspectives, il pourrait aussi rendre notre alimentation moins nutritive. 

Aujourd’hui environ 76 % de la population mondiale tire la majeure partie de ses protéines de sources végétales, comme les céréales. Or ces productions agricoles sont dépendantes du climat et du taux de CO2 atmosphérique.

Pour cette étude, les chercheurs ont combiné les résultats d’expériences sur des cultures exposées à de fortes concentrations de CO2 avec des informations alimentaires, économiques et démographiques. Selon leurs résultats, si les niveaux de CO2 continuent de s’élever, les protéines du riz, du blé, de l’orge et de pommes de terre diminueront de 7,6 %, 7,8 %, 14,1 % et 6,4 % respectivement. Ainsi, le régime standard d’un Indien perdrait 5,3 % de protéines. Ces résultats suggèrent que 150 millions de personnes en plus pourraient se trouver en déficit protéique à cause de l’élévation des niveaux de CO2.

Si les niveaux de CO2 continuent de monter comme prévu, 18 pays pourraient perdre 5 % des protéines alimentaires provenant de récoltes comme le riz ou le blé en 2050. En parallèle, le bétail pourrait être moins productif à cause des températures élevées. De plus, le réchauffement climatique pourrait aussi causer des événements climatiques exceptionnels comme des ouragans qui compliqueront les rendements agricoles.

Pour Samuel Myers, un des chercheurs de Harvard, « cette étude souligne la nécessité pour les pays les plus à risque de surveiller activement la suffisance nutritionnelle de leurs populations et, plus fondamentalement, la nécessité pour les pays de freiner les émissions de CO2 causées par l'homme. »

Un autre article paru en août 2017 suggère que le contenu en fer va diminuer dans les récoltes, également à cause des niveaux élevés de CO2, ce qui conduirait à des carences et donc des anémies, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes qui vivent dans les pays d’Asie du Sud-Est et d’Afrique du Nord.

Lire aussi : Réchauffement climatique : les pommes moins craquantes et plus sucrées

 

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