Pour éviter le rhume, gardez votre nez au chaud

Par Lanutrition.fr Publié le 19/01/2015 Mis à jour le 10/03/2017
Le virus responsable du rhume se réplique mieux dans le froid de la cavité nasale qu'au chaud dans les poumons.

Les défenses de l’organisme sont moins efficaces à basse température dans le nez qu’à 37°C. D’après des chercheurs américains de Yale qui publient leurs résultats dans PNAS, cela explique que les virus responsables du rhume se développent mieux dans le nez que dans les poumons.

Le rhinovirus est la cause la plus fréquente du rhume : écoulements nasaux, éternuements, mal de gorge.... Le rhume peut aussi avoir pour effet d’exacerber l’asthme et ainsi engendrer des problèmes graves chez des enfants asthmatiques.

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Pour mieux comprendre la relation entre température et défenses de l’organisme, les chercheurs ont étudié des cellules des voies respiratoires de souris infectées par un rhinovirus. Ils ont comparé la réponse immunitaire au virus lorsque les cellules étaient incubées à 37 °C, c’est-à-dire la température de l’organisme, et à des températures plus fraîches (33 °C).

Résultats : à 37 °C l’expression de gènes de réponse antivirale, comme des gènes d’interféron, était améliorée dans les cellules infectées, par rapport à 33 °C. Les cellules des voies respiratoires de souris présentaient donc une meilleure réponse immunitaire au virus à 37 °C qu’à 33 °C, ce qui amène Akiko Kawasaki, un des auteurs de l’étude, à conclure : « En général, plus la température est basse, plus il semble que la réponse immunitaire innée aux virus soit faible. »

Les chercheurs ont aussi observé la réplication virale dans des cellules des voies respiratoires de souris ayant des déficiences génétiques dans la réponse antivirale. Ils ont trouvé qu’avec ces déficiences immunitaires le virus pouvait mieux se répliquer : à 37 °C, la défense innée contre le virus limite sa réplication dans les cellules des voies aériennes ; si on supprime cette réponse innée, le virus se réplique mieux.

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Les températures influencent donc la réponse immunitaire plutôt que le virus lui-même, comme l’explique Akiko Kawasaki : « Cela prouve que cela n’est pas qu’intrinsèque au virus, mais c’est la réponse de l’hôte qui est le principal contributeur. » 

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Ellen F. Foxman, James A. Storer, Megan E. Fitzgerald, Bethany R. Wasik, Lin Hou, Hongyu Zhao, Paul E. Turner, Anna Marie Pyle, and Akiko Iwasaki.Temperature-dependent innate defense against the common cold virus limits viral replication at warm temperature in mouse airway cells. PNAS 2015 ; published ahead of print January 5, 2015, doi:10.1073/pnas.1411030112

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