Si vous pensez que la musculation c'est de la gonflette, lisez ce qui suit

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 09/11/2017 Mis à jour le 21/11/2017
Actualité

Une étude australienne suggère que la musculation a autant, voire plus de bénéfices santé, que l’endurance.

De nombreuses études ont souligné les effets bénéfiques de l’endurance (toute activité aérobie de type course, marche ou encore vélo) sur la santé et la longévité. Mais on manquait encore d’études sur les effets de la musculation (type pompe, traction).

Une étude récente, publiée dans la revue American Journal of Epidemiology, par le Dr Emmanuel Stamatakis (université de Sydney), suggère que la musculation serait tout aussi bénéfique pour la santé que les exercices aérobie.

Cette étude a été réalisée à partir des données des autorités de santé britanniques et écossaises recueillies entre 1994 et 2008 ; elle porte sur 80 306 personnes âgées de 30 ans et plus. Les chercheurs ont examiné le lien entre la musculation sans matériel (type pompe, traction) et la mortalité de toutes causes, par maladie cardiovasculaire et par cancer.

Même s’il ne s’agit que d’une étude d’observation, les chercheurs ont veillé à ajuster les résultats aux variables (l’âge, le sexe, l’état de santé général, les niveaux d’éducation et le mode de vie).
Les participants ayant déjà reçu un diagnostic de maladie cardiovasculaire ou de cancer, ainsi que les participants décédés au cours des deux premières années de l'étude ont été exclus de l'analyse.

Ce que dit l'étude

  • Chez les personnes qui pratiquaient la musculation, quelle que soit sa fréquence et son intensité, les chercheurs ont noté une réduction des risques de décès toutes causes de 23 % et une diminution de 33% des risques de décès lié au cancer par rapport aux non pratiquants.
  • Pour ceux qui pratiquaient la musculation au moins 2 fois par semaine, le risque de décès toutes causes était diminué de 21% et celui de décès par cancer de 34%.
  • Par comparaison, celles et ceux qui pratiquaient 150 minutes d’endurance à intensité modérée, le risque de décès toutes causes était réduit de 16 % et celui de décès par maladie cardiovasculaire de 22%.
  • La pratique de la musculation et d'une activité aérobie était associée à un risque de décès de toutes causes réduit de 29% et un risque de mortalité par cancer diminué de 30%.

S’il ne s’agit pas encore de preuve irréfutable puisqu'on est en présence d'études d'observation, ces résultats, disent les chercheurs, suffisent pour encourager la population à pratiquer des exercices de musculation sans matériel afin de diminuer les risques de décès.

En pratique 

La musculation peut se pratiquer avec des poids, ou avec le poids du corps (pompes, squats, tractions et tout autre exercice sans matériel) ou les deux. Avant de commencer, il faut se fixer des objectifs en termes de durée de séance, d'intensité et de fréquence par semaine, selon son niveau bien sûr. Un bon rythme : 2 à 3 séances par semaine, de 45 minutes à une heure chacune. Si vous êtes débutant, l'assistance d'un coach sera nécessaire. Pour la musculation au poids de corps, lisez par exemple Musculation athlétique de Christophe Carrio ou L'entraînement au féminin, de Thierry Bredel.

Pour plus d’informations : Une séance de musculation pour l'ensemble du corps

Source : 

Emmanuel Stamatakis, I-Min Lee, Jason Bennie, Jonathan Freeston, Mark Hamer, Gary O'Donovan, Ding Ding, Adrian Bauman, Yorgi Mavros. Does strength promoting exercise confer unique health benefits? A pooled analysis of eleven population cohorts with all-cause, cancer, and cardiovascular mortality endpoints. American Journal of Epidemiology, kwx345, https://doi.org/10.1093/aje/kwx345

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