Tout savoir sur la myrtille

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Dossier
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Retrouvez tout ce qu'il y a à savoir sur la myrtille et ses vertus dans ce dossier.

Sommaire

1
Petite histoire de la myrtille
2
Les variétés de myrtilles
3
Les caractéristiques de la myrtille
4
La myrtille en pratique
1 Petite histoire de la myrtille

Quand et comment la myrtille est-elle arrivée dans nos assiettes?

Par Un Administrateur Publié le 04/08/2010 Mis à jour le 08/08/2017

 

˝Brimbelle˝, ˝airelle noire˝, ˝vigne de l’Ida˝, ˝raisin des bois˝… Divers surnoms désignent la myrtille, petite baie noire bleutée ramassée dans les sous-bois des massifs français.

 

La myrtille était utilisée dans la pharmacopée traditionnelle pour lutter contre les diarrhées (on confectionnait une décoction de myrtilles en faisant bouillir pendant 5 minutes une poignée de baies dans une tasse d'eau, avant de les écraser). Elle était également préconisée pour renforcer la vision. Qui aurait d’ailleurs cru que cette sauvageonne puisse jouer un rôle lors de la seconde guerre mondiale ? On raconte que les bombardiers de la RAF auraient grandement amélioré leur vision nocturne grâce à la gelée de myrtilles… qui serait vite devenue ration quotidienne.

2 Les variétés de myrtilles

Quelles sont les différentes variétés de myrtilles ?

Par Un Administrateur Publié le 04/08/2010 Mis à jour le 08/08/2017

Le large genre Vaccinum auquel appartient les myrtilles comprend plusieurs autres espèces d’arbustes dont les canneberges, ces «cranberries» américaines traditionnellement servies en garniture de la dinde du thankgiving et les airelles européennes aux petits fruits rouges. Derrière la simple appellation de myrtille se cachent d’ailleurs diverses espèces.

La myrtille sauvage (Vaccinum myrtillus) fait l’objet d’un ramassage de plus en plus marginal et localisé aux vieux massifs français tels que les Vosges, les Cévennes, le Limousin... Si les zones où pousse cette petite plante arbustive ne sont pas cultivées, elles doivent néanmoins être entretenues pour fournir une quantité suffisante de myrtilles. Celles-ci sont récoltées manuellement à l’aide de peignes puis sont vendues à des collecteurs qui assurent leurs tris par ventilation. Les petits fruits bleu-noir cachent une chair colorée (et tachante), un peu acide et très aromatique.

Les myrtilles cultivées en France encore appelées «myrtilles arbustives» ou «blueberrys » sont d’origine américaine. C’est en effet en 1908 que le docteur Cole sélectionnait, aux USA, (à partir des nombreuses espèces poussant spontanément dans la région des Grands Lacs) le myrtillier à gros fruits (Vaccinum corymbosum). Cet arbuste qui peut atteindre 2,5 mètres de hauteur fournit les « bleuets », baies dont l’épiderme bleu, recouvert de pruine, camouflent une chair blanche et non tachante et qui peuvent se conserver au moins 10 jours à 10°C. Cette culture, trop nouvelle en France pour connaître des problèmes phytosanitaires, ne nécessite pas de traitements chimiques. Attention de ne pas confondre ces fruits sucrés et parfumés avec les insipides « Rabbiteyes » (Vaccinum ashei) importés du sud des USA.

3 Les caractéristiques de la myrtille

Quelles sont les pricipales caractéristiques de la myrtille?

Par Un Administrateur Publié le 04/08/2010 Mis à jour le 08/08/2017

 

Composition moyenne de la myrtille (pour 100 g)

 

Composants

(g)

Glucides

14.49

Protides

0.74

Lipides

0.33

Eau

84.0

Fibres alimentaires

2.59

 

Minéraux

(mg)

Phosphore

12.00

Calcium

6.00

Magnésium

6.00

Sodium

1.00

Fer

0.28

Cuivre

0.057

Zinc

0.16

Nickel

0.010

Fluor

0.002

 

Vitamines

(mg)

Vitamine C (ac. ascorbique)

9.7

Provitamine A (carotène)

0.003

Vitamine B1 (thiamine)

0.037

Vitamine B2 (riboflavine)

0.041

Vitamine B3 ou PP (nicotinamide)

0.468

Vitamine B5 (ac. panothénique)

0.124

Vitamine B6 (pyridoxine)

0.052

Vitamine B9 (ac. folique)

0.006

Vitamine E (tocophérols)

2.100

 

Apports énergétiques

KCalories

57.00

 

Qu'il s'agisse d'une myrtille d'origine sauvage - Vaccinium myrtillus - ou de variétés cultivées (et il en existe beaucoup), la myrtille se présente comme une baie de couleur violet sombre gorgée de jus. Selon la variété, elle est plus ou moins grosse (les myrtilles cultivées ont une taille plus imposante).

La myrtille est un fruit modérément sucré, puisque sa teneur en glucides est de l'ordre de 15 g aux 100 g (avec des extrêmes allant de 6,1 g pour la myrtille sauvage, à plus de 15 g pour certaines variétés cultivées). Ses sucres sont constitués en premier lieu par du fructose (50 % du total glucidique) et du glucose (35 % du total). On y trouve aussi des pentoses (sucres à 5 atomes de carbone) et un peu de saccharose. Ce sont les glucides qui fournissent l'essentiel de l'apport énergétique de la myrtille.

En effet, comme dans la plupart des fruits frais, et notamment les baies, les protides sont peu abondants (0,7 g aux 100 g), de même que les lipides, ou graisses (0,3 g aux 100 g). Les acides organiques, responsables de la saveur acidulée du fruit, sont présents à raison de 1,4 g aux 100 g. Ils fournissent eux aussi une petite part du total énergétique (en moyenne 2,5 kcalories par gramme). Il s'agit surtout d'acide malique et d'acide citrique (associés à de plus petites quantités d'autres acides organiques naturels : acides tartrique, chlorogénique, quinique, etc.).

Ainsi, la myrtille apporte en moyenne 50 kcalories aux 100 g (209 kJoules), ce qui la situe parmi les fruits ayant un apport énergétique modéré, sensiblement au niveau de l’abricot ou de l’ananas.

Ses minéraux ne dépassent pas 300 mg aux 100 g, mais ils sont très variés. Le potassium domine (comme c'est le cas pour l'ensemble des végétaux frais). On relève la présence de petites quantités de magnésium, de calcium, ainsi que du fer, du zinc, et différents autres oligo-éléments.

Parmi les vitamines, également bien diversifiées, il faut noter la vitamine E (2 mg), différentes vitamines du groupe B et de petites quantités de provitamine A (environ 0,03 mg aux 100 g).

Dans la myrtille, la vitamine C atteint en moyenne 10 mg aux 100 g, ce qui est déjà une valeur appréciable (un assez grand nombre de fruits en apportent 5 à 15 mg). Mais surtout, l'activité de la vitamine C de la myrtille est potentialisée par une concentration assez remarquable de substances flavonoïdes spécifiques. Ces substances sont parfois regroupées sous la dénomination de "facteur C2" ou encore "vitamine P". Ce sont les catéchines (25 à 30 mg aux 100 g) et les biflavanes (125 mg aux 100 g). Ils ont une action anti-oxydante, et leur présence est nécessaire pour que la vitamine C puisse jouer son rôle anti-scorbutique. Par ailleurs, ils jouent un rôle de protection vis-à-vis des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, et en s'opposant à l'agrégation plaquettaire, ils favorisent une bonne fluidité du sang.
A noter : Les catéchines sont en fait des tanins, et c'est à eux que la myrtille doit sa saveur légèrement astringente.

Les fibres de la myrtille sont abondantes : 2 à 5 g aux 100 g (et dans certaines variétés sauvages, elles peuvent atteindre ou même dépasser 8 g aux 100 g). Les fibres insolubles (cellulose et hémicelluloses) représentent 70 % du total, les fibres solubles (pectines essentiellement) 30 %. Ces fibres apportées par la myrtille ont une action régulatrice sur les intestins, et sont généralement bien tolérées.

Dans la myrtille sont également présentes d'autres substances appartenant aussi à la famille des flavonoïdes : ce sont les anthocyanes, des pigments de couleur rouge-violet très abondants dans ce fruit (400 à 500 mg/100 g). Parmi eux, on a identifié la cyanidine (le pigment des pensées bleues ou violettes), la delphinidine (présente également dans certaines variétés de cerises) et la malvidine (qui donne aussi sa couleur à la fleur de mauve). Les basses températures sont favorables à la synthèse des anthocyanes. C'est pourquoi les myrtilles qui poussent en altitude, ou dans des zones froides, ont une couleur particulièrement intense.

4 La myrtille en pratique

Comment choisir et consommer les myrtilles pour en retirer le maximum de plaisir et de bénéfices santé ?

Par Un Administrateur Publié le 04/08/2010 Mis à jour le 08/08/2017


Pour une diversification savoureuse et utile

Désaltérante (elle est riche en eau) et rafraîchissante (grâce à sa teneur modérée en sucres), la myrtille est avant tout un fruit-plaisir, qu'il ne faut pas manquer de déguster en sa - courte - “pleine saison”. Discrète en calories (pas plus de 57 kcal aux 100 g), elle sait se faire oublier dans l'addition énergétique. D'ailleurs, une petite portion de 80 ou 100 g suffit largement à accommoder une assiette de fromage blanc ou de crème à la vanille, ou encore à accompagner la tartine briochée... La congélation est une technique de conservation qui convient parfaitement à la myrtille, et qu'on peut lui appliquer sans qu'il soit nécessaire de lui ajouter du sucre : on peut donc, tout au long de l'année, profiter “au naturel” des qualités gustatives et nutritionnelles de ce petit fruit original et savoureux.


Des apports intéressants en substances protectrices

La myrtille représente une source de choix de nombreuses substances protectrices. Elle fournit en effet des apports appréciables de vitamine C et de tocophérols (vitamine E), ainsi qu'une quantité record de flavonoïdes (ou “vitamine P”), dont les propriétés anti-oxydantes bénéfiques sont reconnues, notamment pour la santé cardio-vasculaire. Par ailleurs, sa densité en fibres est élevée, ce qui est aussi une caractéristique nutritionnelle favorable.

Ainsi la myrtille, bien que consommée en général de façon assez ponctuelle, peut cependant jouer un rôle très utile comme aliment d'appoint à fort potentiel nutritionnel.

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