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Aliments à la loupe

Utilisation de benzodiazépines : attention à la démence !

  • La consommation de benzodiazépines augmenterait le risque de démence et de dépression.
  • Les chercheurs tirent la sonette d'alarme sur leur utilisation.
Jacques Robert - Vendredi 28 Septembre 2012
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Utilisation de benzodiazépines : attention à la démence !
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Les benzodiazépines représentent une classe de médicaments très utilisés en France (30% des individus de plus de 65 ans en consomment). Ils sont utilisés principalement pour traiter l'insomnie et l'anxiété. Les molécules les plus fréquemment retrouvées dans les médicaments sont notamment l'ALPRAZOLAM, le BROMAZEPAM, le CLONAZEPAM, le DIAZEPAM ou le LORAZEPAM.

Des chercheurs de l'INSERM, en collaboration avec l'université de Bordeaux viennent de publier une étude dans une grande revue médicale (British Medical Journal) sur l'impact de l'utilisation de ces médicaments et le risque de démence. 1063 personnes âgées en moyenne de 78 ans et vivant dans le Sud-Ouest de la France ont été suivis pendant 15 ans dès 1993. Au terme du suivi les chercheurs ont constaté que l'utilisation de benzodiazépines pendant au moins 2 ans augmentait le risque de démence et de dépression de 50%. La démence est une sérieuse perte des capacités cognitives qui touche la mémoire, l'attention et le langage. Elle peut survenir à tout âge mais touche plus fréquemment les personnes âgées.

Pour commenter leurs résultats les chercheurs déclarent : "D'après nos analyses, l'exposition aux benzodiazépines des personnes âgées de plus de 65 ans est associée à un risque accru de démence. Même si nous ne pouvons prouver qu’il existe un lien de cause à effet, nous constatons que les individus consommant des benzodiazépines présentent environ 50% plus de risque de développer une démence durant le suivi comparés à ceux qui n'en ont jamais consommé."

Avec ces nouvelles données confortant celles de 4 études antérieures, les chercheurs recommandent de "limiter les prescriptions à quelques semaines et de contrôler la bonne utilisation de ces molécules. Nous doutons qu'une durée d'utilisation de l'ordre de quelques semaines puisse avoir un effet délétère sur le risque de démence."

A lire également : Insomnies, 10 astuces naturelles et Insomnies : faut-il rester au lit ou se lever ?

Référence

Billioti de Gage S ,Bégaud B ,Bazin F ,Verdoux H ,Dartigues J ,Pérès K ,et al. Benzodiazepine use and risk of dementia: prospective population based study. BMJ 2012;345:e6231.

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Commentaires  

 
+2 3 Epicurelove 17-02-2013 21:24
Allons docteur, il ne faut pas être désolé. C'est vrai après tout, les antidépresseurs au sens large sont tellement formidables que les français en sont les plus gros consommateurs au monde. Rien que ça... D'ailleurs, ils sont tellement formidables que je ne doute pas que nombreux sont les pays qui nous envient... Heureusement pour eux, le redéploiement de certaines activités pharmaceutiques qui quittent la France pour se relocaliser dans les pays émergents, devrait leur permettre de bientôt goûter à cette classe de médicaments merveilleux. C'est certain, il en faut des médecins comme vous pour faire marcher le business, qu'il s'agisse des benzo ou de l'insuline, autre "produit miracle"...
 
 
-3 2 francois.sahli 15-02-2013 22:11
Désolé. Certaines benzodiazépines (il y en a nombre de sortes) sont efficaces contre l'insomnie d'autres contre l'angoisse,p.ex. . Ce sont des médicaments formidables (pas du bidon) dont il ne faudrait cependant pas abuser, à cause de leurs effets secondaires .
 
 
+1 1 Epicurelove 03-10-2012 14:38
Personellement concernant les benzodiazépines , ce n'est pas sur la sonnette que je tirerais bien mais sur les médecins qui se rendent complices des laboratoires (qui nous veulent tant de bien), en les prescrivant à tour de bras. Je pourrais ainsi illustrer le risque de démence décrit... Car ici en France, il y a bien des médecins qui les prescrivent pour tout et rien, abusant de l'autorité que leur statut leur confère devant des malades naïfs et fragilisés par leur problème de santé. J'écris bien pour tout et rien, surtout pour traiter les maux que la médecine allopathique est incapable de comprendre. Mal mystérieux? Allez hop, anti-anxiolitique & cie. Je ne doute pas que tout cela est le fruit de visites médicales bien ciblées et autres séminaires au soleil. Heureusement, avec Internet, un site comme celui de la Nutrition et bien d'autres, les patients deviendront de moins en moins naïfs. Pour nos anciens, à moins de leur venir en aide personnellement , il est déjà trop tard...
 

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