Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
La vitamine D existe sous plusieurs configurations, chacune ayant un niveau d'activité différent. Une fois la vitamine D produite dans la peau ou apportée par l’alimentation, elle est transformée dans le foie et le rein en forme physiologiquement active. La principale fonction biologique de la vitamine D est de maintenir des niveaux adéquats de calcium et de phosphore de sang.
Des chercheurs de l’Université de Californie ont découvert une nouvelle propriété inattendue de la vitamine D. Dans un article à paraître dans l’édition de Mars du Journal of Clinical Investigation, ils décrivent sa capacité à protéger la peau des infections. C’est en fait la forme D3, secrétée par la peau, qui a ce rôle. A chaque fois qu’il y a une plaie, les cellules avoisinantes produisent plus de D3 qui elle-même déclenche l’activation de deux gènes capables de détecter les microbes ainsi que la production par certains globules blancs de cathélicidine, une molécule antimicrobienne nécessaire pour combattre les germes. Une insuffisance en vitamine D3 peut compromettre la capacité du système immunitaire à réagir contre les infections.
Cette découverte pourrait expliquer pourquoi les personnes à la peau foncée sont plus sujettes aux problèmes cutanés. En effet, les Afro-Américains ont généralement des taux de D3 inférieurs à la moyenne car ils ont besoin d’un temps plus long d’exposition au soleil pour pouvoir synthétiser cette forme de la vitamine D. Les scientifiques ont commencé des essais cliniques pour évaluer l’action de la vitamine D3 sous forme de complément alimentaire ou de crème sur des maladies de peau comme la dermite atopique.
Joël IGNASSE
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