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Aliments à la loupe

Trop de personnes inutilement traitées pour un "cancer"

Un rapport américain admet que trop de personnes traitées pour un cancer... n’en avaient pas vraiment un.

Marie-Céline Jacquier - Mercredi 06 Novembre 2013
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Trop de personnes inutilement traitées pour un "cancer&...
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C’est un nouveau pavé dans la mare du dépistage du cancer : selon un rapport commissionné par l’Institut national du cancer américain (NCI), le sur-diagnostic et le mauvais diagnostic du cancer figurent parmi les responsables de l’accroissement de l’épidémie.

Actuellement, les cancers du sein et de la prostate sont les cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez la femme et l’homme respectivement. Ce sont justement deux cancers qui sont particulièrement soupçonnés de sur-diagnostic et sur-traitement.

En effet, selon l’étude publiée dans le Journal of the American Medical Association, ce qu’on appelle souvent « cancer du sein » n’est parfois pas un véritable cancer, mais un problème moins grave : un carcinome canalaire in situ (DCIS), ou « cancer du sein non-invasif », un stade précoce du cancer du sein. Pourtant, de nombreuses femmes avec un DCIS sont diagnostiquées comme ayant un cancer du sein. Conséquence : d’après ce rapport, elles seraient traitées pour quelque chose qui n’aurait peut-être jamais causé de problème de santé chez elles. De plus, la détection et l’ablation de ces lésions précancéreuses n’aurait pas réduit l’incidence des cancers invasifs. Une situation probablement pas très éloignée de celle que l'on connaît en France, et que LaNutrition.fr dénonce depuis longtemps...

Lire : La France exagère les bénéfices de la mammographie et minimise ses inconvénients

Lire aussi : L'Institut national du cancer, octobre rose et ses zones grises 

De la même façon, chez les hommes, une néoplasie intra-épithéliale prostatique (PIN), la forme précoce du cancer de la prostate, est souvent traitée comme s’il s’agissait vraiment d’un cancer. Ceci n’est pas sans conséquences sur la qualité de vie des patients.

Lire : Cancer de la prostate : non aux traitements inutiles et invalidants

D'après ce rapport, au cours des 30 dernières années, le dépistage a augmenté le nombre de diagnostics précoces de cancers. Au départ, l’objectif du dépistage était de réduire le nombre de cancers au stade avancé et la mortalité. Or, les données nationales américaines indiquent une augmentation significative des stades précoces de la maladie, sans un déclin proportionnel de la maladie aux stades avancés. Pour les auteurs, le mot « cancer » évoque souvent un processus fatal inexorable, alors que les cancers sont hétérogènes et ne conduisent pas forcément au décès. C'est une vraie question de sémantique !

A l’inverse, les cancers du côlon et du col de l’utérus représentent des exemples de dépistages efficaces : la détection et le traitement précoce des lésions ont réduit l’incidence de la maladie aux stades avancés.

Ces sur-diagnostics et sur-traitements sont d’autant plus choquants qu’ils conduisent à soigner des personnes en bonne santé, en utilisant des produits et traitements particulièrement toxiques...

Source

Esserman LJ, Thompson IM Jr, Reid B. Overdiagnosis and overtreatment in cancer: an opportunity for improvement. JAMA. 2013 Aug 28;310(8):797-8.

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Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr

Commentaires  

 
+1 6 26-11-2013 10:50
Bonjour,
J'ai été opéré d'un carcinome canalaire de 8mm et je peux vous dire que votre article m'a fait froid dans le dos. En concordance avec mon médecin et vu les effets secondaires de l'hormonothérapie sur moi, j'ai décidé d'abandonner ce médicament et de me traiter à base de remèdes naturels (notamment jus de grenade fermenté, curcuma, etc...) puisqu'on m'a dit que j'avais 20% de risque de rechute. Ma nouvelle oncologue n'a pas insisté, ce qui n'était pas le cas de l'ancienne qui tapait sur son bureau en m'assénant que ce traitement était mon ami et que je devais le prendre. Je trouve cela scandaleux que l'on joue ainsi avec la vie des femmes sans compter que le moral en a pris un fameux coups mais grâce à ma décision et à votre article qui m'a conforté dans cette décision, je relève enfin la tête. Merci pour tous vos articles.
 
 
+3 5 08-11-2013 20:05
Témoignage:suiv ie pour un cancer du sein avec chimio etc..récidive 6ans après,masectomi e,la clinique me propose de nouveaux une chimio,je change et m adresse à un hôpital spécial cancéreux,analy se des échantillons de nouveaux ...eh tien ?!plus de chimio plus besoin de traitement juste une observation...il y a des baffes qui se perdent.
 
 
0 4 08-11-2013 18:49
J'apprécie autant les articles que les commentaires. Bonne continuation.
 
 
+7 3 08-11-2013 17:41
J'apprécie le titre de votre article: "Les européens manquent de vitamines D et de magnésium."
En son temps, le professeur Pierre DELBET a mis en évidence le rôle essentiel du magnésium dans l'organisme.
Visitez le site: www.cancer-cqfd.com.
Fin 1972, la première cellule cancérisée par la main de l'homme voit le jour dans une petite unité de recherche privée, à Lambesc (France).
La découverte: "Des cellules saines…privées de magnésium…n'arrivent pas à maturité…dupliq uent…libèrent des brins d'acide nucléique…qui agressent…une autre famille de cellules saines…naissanc e de cellules cancéreuses."
Bien à vous.
francis DOURNEL
 
 
+2 2 07-11-2013 11:15
suite :

"J’appuie mes affirmations sur un article de spécialistes américains publié en avril dans la revue Blood. En une décennie, le prix des nouveaux médicaments anticancéreux a pratiquement doublé, passant d'un coût moyen de 5.000 à 10.000 dollars par mois (3.700 à 7.400 euros) et l'an passé, sur 12 nouveaux traitements autorisés aux USA, 11 coûtaient plus de 100.000 dollars (74.000 euros) par an ». explique le Pr Vernant. Et, « cette tendance risque de s'accentuer », met en garde le spécialiste à l’AFP."

http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Cancers---le-Pr-Vernant-veut-reguler-les-prix-des-medicaments-4195.html2x6pk
 
 
+4 1 07-11-2013 10:55
J'ajouterais un élément non anodin en cette période de chasse au gaspi pour ce qui relève de la sécurité sociale ,qui va même jusqu'à faire une demande express à la HAS pour évaluer le coût des dépistages de carence en vit D ...!!!!

Il s'agit du coût jugé "immoral" par le Pr VERNANT :

Jean-Paul Vernant, l'auteur du rapport 3e Plan cancer élève la voix contre les prix "scandaleusement élevés" de nouveaux traitements contre les cancers et demande que « soit mise en place d'un nouveau système de régulation des prix".
 

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