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Aliments à la loupe
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Julia Ross : « Contre les fringales, la volonté seule ne suffit pas ! »
Thérapeute californienne, ancienne responsable d’un centre de traitement pour alcooliques, Julia Ross traite l’ensemble des désordres alimentaires et les dépendances. Depuis plus de vingt ans, elle applique la méthode exposée dans Libérez-vous des fringales, la traduction française de son best-seller The Diet Cure.
LaNutrition.fr : Vous êtes d'abord une spécialiste de l’addiction à l’alcool. Comment en êtes-vous arrivée aux dépendances alimentaires ?
Julia Ross : Lorsque je dirigeais un centre de désintoxication alcoolique, un de mes collègues m’a parlé d’un nouveau traitement permettant de se déshabituer de l’alcool et des drogues qui avait pour effet secondaire de couper net les fringales qui apparaissent souvent lors de la cure de désintoxication. Peu à peu, je me suis intéressée à ce phénomène et j’ai traité de plus en plus de patients anorexiques et boulimiques avec ce traitement.
Cela signifie-t-il que le mécanisme de dépendance alimentaire est similaire à celui de l’addiction aux drogues ?
Tout à fait. Comme 75 % des dépendances, les dépendances alimentaires sont héréditaires et correspondent à un déséquilibre chimique du cerveau. Selon les résultats d’une étude de 2007 conduite à l’université de Bordeaux, le sucre est quatre fois plus addictif que la cocaïne.
Donc si je craque pour une tablette de chocolat tous les après-midi, ce n’est pas parce que je manque de caractère ?
Non. Les fringales et les dépendances alimentaires ne résultent pas d’un manque de volonté ; elles ne doivent pas être une source de honte. La dépendance au sucre et aux glucides raffinés est en réalité causée par un problème biochimique majeur : une incapacité du cerveau à produire en quantité suffisante les substances chimiques qui sont responsables de la régulation de l’appétit. Les personnes qui souffrent de dépendance alimentaire, comme les drogués, sont donc soumises à des impératifs biologiques : elles ne peuvent pas dire non. C’est la raison pour laquelle la volonté seule ou même la psychothérapie ne suffisent souvent pas à aider les personnes au régime.
Comment faire pour ne plus craquer alors ?
Au cours de mon expérience clinique de ces 25 dernières années, nous avons trouvé avec mon équipe des clés permettant d’éliminer les fringales sucrées. Ces clés sont des nutriments très spécifiques : ils nourrissent la zone du cerveau qui contrôle l’appétit. Typiquement, nos clients répondent presque immédiatement à la prise de ces nutriments : en 24 à 48 heures, ils n’ont plus du tout envie de chocolat, de glaces, de pâtes, de pain, etc.
Où trouve-t-on ces nutriments spécifiques ? Sont-ils sans danger ?
Ces nutriments sont tout simplement des acides aminés, les constituants élémentaires des protéines. On les trouve donc dans les aliments riches en protéines (viande, fromage, etc.) mais aussi dans des compléments alimentaires. Naturellement présents dans nos assiettes, ils sont le plus souvent sans danger, même pris sous forme de compléments alimentaires. Il existe de rares contre-indications, que je mentionne dans mon livre. De nombreuses études cliniques ont prouvé les effets des acides aminés dans le traitement des addictions que ce soit à l’alcool, aux drogues ou aux aliments.
Vous dites qu’en mettant fin aux fringales de cette manière, on met fin également aux régimes.
Selon mon expérience, les régimes à répétition sont souvent à l’origine même du déséquilibre chimique qui cause les fringales. C’est pourquoi un régime est, selon moi, nocif sur le long terme. Dans mon programme en 8 étapes, je ne parle jamais de calories sauf pour dire d’arrêter de les compter. Ce programme libère réellement les personnes qui le suivent : elles ne ressentent aucun sentiment de privation même si elles ne mangent plus les aliments qu’elles préféraient jusqu’alors : beignets, glaces, etc. En rééquilibrant la chimie cérébrale, on (re)découvre un appétit normal. Et puisqu’on ne mange plus d’aliments drogues, on maigrit et retrouve son poids de forme.
Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr
3ème journée de formation LaNutrition.fr samedi 16 juin 2012 à Marseille
LaNutrition.fr organise le samedi 16 juin à Marseille sa 3ème journée de formation, ouverte aux médecins, diététiciens, professionnels de santé, grand public averti. Venez rencontrer les spécialistes et l'équipe du site, vous informer et vous former dans une ambiance décontractée. Le thème cette année : Infections, polluants, radicaux libres, stress : comment se protéger contre les agresseurs biologiques. Parmi les intervenants les Pr Jean-François Narbonne et Pierre-Marie Martin, les Dr Martine Cotinat et Dominique Rueff. Inscrivez-vous ici. (Publicité)




Commentaires
L'ensemble de ces médiateurs auront de plus en plus de mal a etre synthétisés.
L'apport de certains d'entre eux par le biais de compléments alimentaires ou la réintroduction d'une alimentation type crétoise, permet de mieux les synthétiser donc de diminuer, stress, boulimie etc .Par exemple le magnésium qui est souvent carencé chez les femmes et encore plus chez celles qui suivent un régime , est indispensable dans 300 réactions de l'organisme .Il est notamment un cofacteur indispensable pour la fabrication de la sérotonine et de la dopamine . Pas de Mg pas de sérotonine donc boulimie.l'important:la qualité alimentaire
ce message s'adresse a tentillier sm
je suis convaincu que c'st un pb emotionel .
qu'utilisez vous alors comme traitement la coherence cardiaque , la relaxation ,la respiration consciente, quelle est votre methode .
Par exemple, j'ai constaté qu'en période de règle et de syndrome prémenstruelle j'ai d'importantes pulsions alimentaires, je n'ai envie par exemple que de chocolat. Alors qu'après mes règles ma faim se rééquilibre.
C'est le signe qu'Il se passe bien quelque chose quelque part dans notre cerveau...
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