Le régime méditerranéen réduit le risque cardiovasculaire de 30%

Par Lanutrition.fr Publié le 26/02/2013 Mis à jour le 10/03/2017
Une étude espagnole montre que des personnes à risque cardiovasculaire élevé sont significativement protégées d’un événement cardiovasculaire majeur en suivant un simple régime méditerranéen, goûteux et sans aucune restriction calorique.

Cette étude publiée le 25 février dans le New England Journal of Medicine s’invite dans le débat virulent entre d’un côté les médecins et les sociétés dites « savantes » souvent liés à l’industrie, qui voudraient prescrire des médicaments anticholestérol à des millions de personnes et de l’autre le Dr Michel de Lorgeril, qui assure justement qu’un simple changement de mode de vie ayant pour base le régime méditerranéen permet de réduire le risque cardiovasculaire, sans effets secondaires.

L’étude, conduite en Espagne, a enrôlé 7447 personnes à risque cardiovasculaire supposé élevé (dont des diabétiques), mais sans antécédent. Elles étaient âgées de 55 à 80 ans et ont suivi pendant 4,8 ans soit un régime de typé méditerranéen enrichi en noix (2454 personnes) ou en huile d’olive (2543 personnes), soit un régime pauvre en graisses (2450 personnes), qui est souvent conseillé par les cardiologues et reste recommandé par l’American Heart Association. Il n’y avait pas de restriction de calories avec le régime méditerranéen, et la consommation de vin (au moins 7 verres par semaine) était même conseillée chez ceux qui buvaient déjà et n’avaient pas de problème avec l’alcool.

Les chercheurs ont regardé en priorité les effets du régime méditerranéen sur l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral, la mortalité cardiovasculaire.

Résultats : par rapport au régime pauvre en graisses, le régime méditerranéen dans ses deux déclinaisons réduit significativement l’incidence d’événements cardiovasculaires majeurs. Le bénéfice est particulièrement net pour ce qui est des accidents vasculaires cérébraux.

Le régime méditerranéen préconisé mettait l’accent sur le poisson, les légumes frais et secs, les fruits, l’huile d’olive, les noix (notamment noix de Grenoble et amandes), le vin (pour les buveurs habituels).

En 1994, le Dr Michel de Lorgeril a, avec le Dr Serge Renaud, publié une analyse intermédiaire de la célèbre étude de Lyon. Le rapport final publié en 1999 dans Circulation par de lorgeril et coll. a montré que les victimes d’infarctus qui adoptent un régime méditerranéen enrichi en oméga-3, voient leur risque de récidive réduit de 50 à 70 %.

Pour suivre les principes de l'alimentation qui protège coeur et vaisseaux, lire La diététique anti-infarctus(S. Pichon & LaNutrition.fr)

A lire aussi : Le dossier sur le cholestérol et Le dossier sur les maladies cardiovasculaires

Source

Estruch R, Ros E, Salas-Salvadó J, Covas MI, D Pharm, Corella D, Arós F, Gómez-Gracia E, Ruiz-Gutiérrez V, Fiol M, Lapetra J, Lamuela-Raventos RM, Serra-Majem L, Pintó X, Basora J, Muñoz MA, Sorlí JV, Martínez JA, Martínez-González MA; the PREDIMED Study Investigators. Primary Prevention of Cardiovascular Disease with a Mediterranean Diet. N Engl J Med. 2013 Feb 25.

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