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Aliments à la loupe

Le régime Paléo fait maigrir et débarrasse le foie des graisses en excès

Un régime pauvre en féculents et sucre fait perdre du poids et libère le foie des surcharges graisseuses.

Marc Gomez - Dimanche 02 Février 2014
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Le régime Paléo fait maigrir et débarrasse le foie des grais...
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Une petite étude suédoise suggère qu’un régime de type Paléo de 5 semaines seulement suffit à soulager le foie de sa charge en graisses, tout en faisant maigrir et en améliorant de nombreux paramètres de la santé.

L’accumulation de graisses dans le foie (stéatose hépatique) mais aussi dans les muscles est un phénomène très répandu dans nos sociétés modernes. Il augmente avec l’âge, et favorise la résistance à l’insuline, le diabète et bien sûr le surpoids.

Mais ce phénomène n’est pas inéluctable. On sait en effet que ce sont les régimes riches en glucides (pain, pâtes, pommes de terre, pizzas, produits sucrés, etc…), pauvres en fibres, qui, associés à la sédentarité, en sont à l’origine.

Lire : Les féculents transforment notre foie en foie gras

D’où l’idée de chercheurs suédois d’explorer les effets d’un régime de type Paléo sur ces événements indésirables. Le régime Paléo exclut en théorie les aliments issus de l’agriculture, introduits au néolithique : céréales, laitages, sel, sucres, légumineuses, huiles.

Pour cette étude, 10 femmes ménopausées en bonne santé, avec un indice de masse corporelle supérieur à 27 ont reçu pour consigne de suivre un régime Paléo modifié, sans restriction de calories. Ce régime, moins strict que le modèle Paléo de référence, apportait environ 30% des calories sous la forme de protéines, 40% sous la forme de graisses (surtout monoinsaturées comme on en trouve dans l’huile d’olive,, l’avocat) et 30% sous la forme de glucides.

Lire l’interview de Mark Sisson, auteur du Modèle Paléo

Résultats : alors que ces femmes pouvaient manger à volonté, selon la faim, elles ont en réalité diminué leur consommation de calories de 25%.

Lire : On consomme moins de calories avec un régime Paléo qu’avec un régime méditerranéen

La perte de poids moyenne a été de 4,5 kilos. L’indice de masse corporelle, le tour de taille, le tour de hanche, le ratio taille/hanche, le diamètre abdominal saggital (entre colonne vertébrale et pointe du ventre) ont significativement diminué. Il en allait de même de la pression artérielle, du cholestérol total, des triglycérides, du ratio LDL-cholestérol/HDL-cholestérol, de l’apolipoprotéine B (ApoB) et l’apolipoprotéine A1 (ApoA1), du peptide-C urinaire (un marqueur de la sécrétion d'insuline), et des indices HOMA (marqueurs de la résistance périphérique à l’insuline). La sensibilité à l’insuline du corps entier (qui combine sensibilité hépatique et périphérique) n’a pas changé.

La teneur en graisses du foie a baissé de près de moitié (49%). La teneur en graisses des cellules musculaires n’a pas changé significativement.

Source

Ryberg M. A Palaeolithic-type diet causes strong tissue-specific effects on ectopic fat deposition in obese postmenopausal women.  J Intern Med. 2013 Feb 15.

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Commentaires  

 
+2 14 21-10-2013 14:12
L'article est un peu flou je trouve :

"30% de calories sous forme de glucides"... quels glucides? des féculents, des fruits, des bonbons?! Quel index glycémique?

"40% sous la forme de graisses (surtout monoinsaturées )"? quid des graisses saturées,es oméga 6 ou des oméga 3? Les gens avaient-ils des instructions les concernant?

Et les fruits et légumes?

Par ailleurs, comme d'autres l'ont souligné, l'étude est trop courte pour évaluer l'effet à moyen et long terme de ce régime, tant sur la question du poids que de la santé. J'aime beaucoup votre site, mais je trouve certaines fois la qualité des articles inégale. C'est dommage.
 
 
0 13 15-05-2013 23:37
Citation en provenance du commentaire précédent de Sylvain D :
Croire que nos gènes sont immuables est une "simplification abusive" face aux dernières connaissances scientifiques. Ce qui compte, c'est l'expression de nos gènes (qui se modifie très vite, d'un jour à l'autre).

J'ai cru au régime Paléo, mais j'y crois de moins en moins.


Nos gènes ne sont pas immuables mais notre patrimoine génétique évolue lentement (peu de différences entre les patrimoines génétiques des grands singes et le notre alors que la séparation remonte à plus de 6 millions d'années). Les récentes découvertes sur l'épigénétique n'y changent rien pour la bonne raison qu'on ne peut pas activer/inactiver un gène qu'on ne possède pas.
 
 
+4 12 20-04-2013 08:43
Pourquoi ? tout simplement parce que l'épigénétique permet la régulation d'un gène à la fois, sans anticiper les dommages collatéraux et sans permettre une adaptation globale du métabolisme : les maladies de civilisation en sont la triste preuve, maladies cardio-vasculaires, neuro-dégénérative s, ostéoporose, tout cela à cause d'une suractivation des gènes de l'insuline et de ses récepteurs qui conduisent à terme au syndrome métabolique puis à la résistance, preuve que le corps n'est pas adapté pour gérer l'excès de glucides sur le long terme, il peut le faire sur du court terme grâce à l'insuline mais c'est du "bidouillage".L'épigénétique a ses limites et la surconsommation de produits alimentaires non "prévus" les a atteintes.
 
 
+7 11 20-04-2013 08:42
Citation en provenance du commentaire précédent de Sylvain D :
J'ai cru au régime Paléo, mais j'y crois de moins en moins.

L'épigénétique ne permet pas aux gènes de s'adapter parfaitement aux nouvelles conditions de vie mais plutot de compenser des déséquilibres comme par exemple la suractivité de l'insuline qui cherche à protéger le sang des excès de glucides, au détriment de nombreux autres organes.
 
 
-3 10 19-04-2013 00:53
Cette étude ne me parait pas convaincante du tout, elle mesure une perte de poids à court terme seulement et sans groupe témoins suivant un régime amincissant orthodoxe. N'importe quel régime restrictif fait perdre du poids à court terme. Un type n'a mangé que des pommes de terre (et un petit peu d'huile) pendant 2 mois (http://20potatoesaday.com/) : il a perdu 9kg, son bilan lipidique s'est grandement amélioré et même sa glycémie à jeun a baissé ! Est-ce à dire que le régime 100% patates est efficace contre le surpoids et idéal pour la santé ?
Je suis frappé par le manque d'esprit critique de ce site dès qu'il s'agit du régime paléo, de toute façon inapplicable en terme de santé publique (2/3 des terres agricoles sont déjà consacrées directement ou indirectement à l'élevage, la pêche industrielle dépeuple les mers à grande vitesse, il est tout bonnement impossible que les humains remplacent une quantité significative de féculents par de la chair animale.)
 
 
+9 9 jeanmarie.magnien 15-04-2013 08:26
Le régime paléo a des points communs avec le régime Seignalet (sans gluten, ni laitage).
Je suis l’auteur du livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet », éditions Th. Souccar. Je vous invite à lire la page 141 (stéatose hépatique) et le chapitre 14 page 253 : « Comment perdre du poids sans perdre sa santé ».

J’ai constaté sauf à de rares exceptions que tous les patients en surpoids perdaient entre 1,5 à 2 kg par mois. Ceux qui persistent dans ce régime, en général ne reprennent jamais de poids.

Oui il existe un petit paradis sur terre pour perdre du poids mais il demande des efforts quotidiens pour y parvenir et y rester.

Jean-Marie Magnien.
Pharmacien et Biologiste hospitalier.
 
 
-2 8 ramoli23 14-04-2013 21:11
A moins la quantité de sucre dans la solution soit déjà suffisante.
 
 
0 7 ramoli23 14-04-2013 21:08
Après une période de restriction calorique et de perte de poids, qui dans presque tous les cas restreindra aussi les glucides, on va retrouver une surrégulation du neuropeptide Y qui joue un rôle dans la régulation de l'apport alimentaire en stimulant la prise alimentaire et le stockage de la graisse, on peut supposer que le plaisir lié à cette ingestion de glucose sera augmenté et surrégulé si les stock de glycogènes dans le foie et les muscles sont diminués et donc on ne retrouve pas ce soit disant "pouvoir satiétant" lié à l'ingestion d'une solution contenant du glucose".
 
 
+1 6 ramoli23 14-04-2013 20:57
Le régime méditerranéen est bien trop encensée, là comparaison initiale entre les diètes et les population est déjà biaisée car si vous prenez n'importe quel régime alimentaire un peu plus sain avec la pire des diètes vous allez forcément obtenir des résultats favorables.

La théorie du pondérostat ne reste ni plus ni moins qu'une hypothèse pour moi biaisée au départ par l'idée précise des auteurs de soutenir cette hypothèse sans émettre assez de critiques vis à vis d'elle.

On voit qu'on a pu facilement confondre des observations et se tromper d'interprétation pour aller dans le sens de son idée, l'idée de base que le plaisir de l'absorption était moindre après la première absorption de la solution sucrée et que cet effet est dû à la satiété est déjà grotesque quand on connait l'influence du sucre sur la stimulation du circuit de la récompense.
 
 
-7 5 12-04-2013 19:48
En terme du nombre d'études et de la qualité d'études, le régime méditerranéen est beaucoup mieux évalué.

De plus, j'ai de plus en plus de doutes à propos du régime Paléo depuis que j'ai mieux cerné l'effet du microbiotique (flore intestinale qui peut se modifier très vite), des gènes Clock & Nocturnin qui assurent d'accorder le corps aux rythmes des repas et avec les découvertes de l'épigénétique .

Croire que nos gènes sont immuables est une "simplification abusive" face aux dernières connaissances scientifiques. Ce qui compte, c'est l'expression de nos gènes (qui se modifie très vite, d'un jour à l'autre).

J'ai cru au régime Paléo, mais j'y crois de moins en moins.
 

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