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Aliments à la loupe

Mercure : combien de poisson par semaine ?

En tenant compte du rapport bénéfices/risques, l’ANSES recommande de manger du poisson 2 fois par semaine. LaNutrition.fr conseille 2 à 3 portions.

Marie-Céline Jacquier - Mardi 16 Juillet 2013
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Mercure : combien de poisson par semaine ?
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L’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) vient d'émettre un avis concernant la consommation de produits de la pêche : tout en conseillant de manger du poisson deux fois par semaine, elle dresse la liste des espèces à éviter en raison des risques de contamination.

La consommation de poissons et de fruits de mer représente aujourd'hui un dilemne : d'un côté elle permet un apport en acides gras oméga-3, indispensables à la santé. Ainsi, l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque) favorisent le bien-être cardiovasculaire.

Consulter notre dossier sur les oméga-3

D'un autre côté, elle expose à des contaminants comme les PCB et le mercure.

Lire : Les poissons les plus contaminés et ceux qui le sont peu

L'agence recommande dans son nouvel avis de s'en tenir à deux portions de poisson par semaine. L’une de deux portions doit provenir de poissons riches en EPA et DHA : saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée. Les espèces tout comme leur provenance doivent être diversifiées.

Sur la base de travaux récents qui montrent que la balance bénéfices/risques penche malgré tout en faveur des oméga-3 du poisson, LaNutrition.fr recommande pour les omnivores 2 à 3 portions de poisson par semaine, dont un en espèce riche en oméga-3, et 2 portions pour les femmes enceintes et les enfants. Les végétariens peuvent se tourner vers d'autres sources d'oméga-3 à longues chaînes comme les oeufs de volaille nourries au lin. Sans oublier que nous disposons des enzymes qui permettent normalement de transformer l'acide alpha-linolénique des graines de lin, des noix ou de l'huile de colza en EPA et DHA (à condition de ne pas consommer trop d'oméga-6). Il faut savoir aussi qu'une consommation modérée de vin est associée à une augmentation du niveau d'EPA, un phénomène mis en évidence par Michel de Lorgeril et son équipe en 2008.

Lire : La meilleure façon de manger des poissons et des fruits de mer

En raison des risques de contamination, l'ANSES indique que certaines espèces doivent être limitées : anguille, barbeau, brème, carpe, silure, lotte (baudroie), loup (bar), bonite, anguille, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon. D’autres doivent même être évitées à cause du risque lié au mercure : espadon, marlin, siki, requin et lamproie.

L’ANSES rappelle aussi quelques règles élémentaires à appliquer chez soi pour limiter le risque microbiologique : respecter la chaîne du froid, les durées de conservation, congeler pendant 7 jours les poissons que l’on veut consommer crus et manger les coquillages dans les deux heures suivant leur sortie du réfrigérateur. Les poissons crus ou insuffisamment cuits sont déconseillés aux personnes fragiles comme les femmes enceintes, les personnes âgées ou immuno-déprimée

Enfin, il faut éviter de consommer des coquillages ramassés n’importe où : privilégiez ceux qui proviennent d’une zone autorisée et contrôlée. Les coquillages qui se sont développés à proximité d'eaux usées peuvent transmettre des maladies humaines, comme l'hépatite A !

Lire : Coquillages et crustacés : testez vos connaissances

Source

ANSES. Avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail relatif aux recommandations sur les bénéfices et les risques liés à la consommation de produits de la pêche dans le cadre de l'actualisation des repères nutritionnels du PNNS. 3 juin 2013.

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Pour aller plus loin : La sélection de LaNutrition.fr

Commentaires  

 
0 4 19-07-2013 19:33
C'est vraiment amusant de voir qu'on parle du risque du mercure présent dans l'alimentation comme si on ne pouvait rien faire. Ca fait vraiment endoctrinement votre affaire. On a le droit qu'à une partie de la vérité. On se demande qui ça arrange...
Pourquoi vous oubliez de dire aux gens qu'une alimentation riche en sélénium et vitamine C va permettre au corps humain d'éliminer ce poison avant qu'il ne se fixe dans les organes ?
 
 
0 3 19-07-2013 16:49
MERCI POUR CES INFORMATION SMAIS LE DERNIER LIEN EST INACTIF
cordialement
Dominique Fontaine
 
 
0 2 16-07-2013 22:30
je suis un docteur en sciences biologiques il est recommandé de ne pas consommé surtout les têtes de poisson..
 
 
0 1 16-07-2013 14:27
À titre d'information, le président du conseil d'administration de l'Anses Philippe Bas a été membre de la commission d'enquête parlementaire "commission d'enquête sur l'influence des mouvements à caractères sectaires dans le domaine de la santé" en 2013 dont on connait le formatage normatif de leurs membres et leur attachement aux labos.
Si on les écoutait, ils seraient question de condamner de crime d'hérésie (d'où le titre de la commission) ceux qui oseraient revendiquer l'alternatif.

Ceci dit, c'est bien de balance bénéfice/risque dont il faut parler et si il est préférable que les gens mangent moins de poisson et aient encore moins de bonnes raisons de ne plus prendre de statine — même si le rapport Omega3 / Cholesterol est ténu et que le cholestérol ... on s'en fout.
 

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