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La chair des poissons est plus ou moins contaminée par des métaux lourds. L'un d'entre eux, le mercure, a des effets très importants sur la santé. Néanmoins, si ses effets exacts sont bien connus dans le cas d'une intoxication aigue avec de fortes doses, les effets d'une intoxication chronique sont moins clairs.
Quelques études ont déjà mis en évidence qu'une présence élevée de mercure dans le corps humain (principalement via la consommation de poissons contaminés) augmentait le risque d'infarctus du myocarde. Simultanément, il existe également des études qui montrent que les acides gras oméga-3 présents dans les poissons gras diminuent le risque d'infarctus. Les chercheurs ont donc voulu savoir si la dangerosité du mercure rendait nulle le bénéfice des oméga-3.
Ils ont donc analysé le statut en mercure (via les cheveux) et le statut en acides gras oméga-3 (via une prise de sang) de 361 hommes Suédois et de 211 hommes Finlandais tous victimes d'un infarctus. L'analyse des résultats montre ainsi que même une très faible augmentation de la consommation de poisson (entraînant une hausse de 1% de la teneur en oméga-3 dans le sang) préviendrait 7% des infarctus dans la population malgré une petite augmentation de la quantité de mercure dans le corps humain. En revanche lorsque la teneur en mercure des cheveux devient élevée, les oméga-3 ne sont plus suffisants pour être bénéfiques et la mortalité cardiovasculaire augmente. Il convient donc d'éviter les poissons riches en mercure et métaux lourds (voir nos conseils).
Ces résultats confirment de précédentes déclarations faîtes par les chercheurs de l'école de santé publique de Harvard dans notre article "Peut-on encore manger du poisson ?". A lire également : "Peut-on encore manger de la viande rouge ?".
Maria Wennberg, Ulf Strömberg, Ingvar A Bergdahl, Jan-Håkan Jansson, Jussi Kauhanen, Margareta Norberg, Jukka T Salonen, Staffan Skerfving, Tomi-Pekka Tuomainen, Bengt Vessby, Jyrki K Virtanen. Myocardial infarction in relation to mercury and fatty acids from fish: a risk-benefit analysis based on pooled Finnish and Swedish data in men. Am J Clin Nutr 2012. ajcn.033795; First published online August 15, 2012. doi:10.3945/ajcn.111.033795.
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