La puberté tardive, facteur de longévité

Les femmes qui ont eu leurs premières règles tardivement vivraient plus longtemps selon une étude norvégienne.

L’âge au moment des premières règles influerait sur la mortalité selon une étude prospective Norvégienne sur 61 139 femmes dont on connaissait l’âge pubertaire entre 1956 et 1959. La mortalité globale diminuerait de 2,4 % pour chaque année supplémentaire correspondant à des premières règles tardives.  C’est particulièrement vrai pour les femmes âgées d’au moins 70 ans, avec une réduction de la mortalité de 3,9 % par an, contre une réduction de 1,5 % chez les femmes de 80 ans et plus.

Cette étude confirme les données issues des expériences chez l’animal menées depuis plus de 70 ans. Le retard de déclenchement de la puberté, qui peut notamment être obtenu par la restriction calorique, augmente l’espérance de vie dans toutes les espèces étudiées.

Jacobsen BK. Association of Low Age at Menarche with Increased All-Cause Mortality: A 37-Year Follow-up of 61 319 Norwegian Women. Am J Epidemiol 2007; 166: 1431-7.

  • Version actuelle le 23/03/2021
    Mise à jour par Collectif laNutrition
  • le 18/03/2008
    Publication par Collectif LaNutrition.fr Journalistes scientifiques et diététiciennes

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