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Pourra-t-on un jour prédire la dépression post-partum avec une simple prise de sang ? Possible, si l’on en croît les résultats d’une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Ces dernières suggèrent que le taux d’une hormone appelée pCRH (placental corticotropin-releasing hormone) serait lié au risque de dépression post-partum.
La dépression post-partum peut survenir dans les quelques jour à quelques mois suivant la naissance et se traduit par les symptômes suivants : découragement, tendance à pleurer constamment, sentiment de ne pas être à la hauteur, culpabilité, anxiété, irritabilité et fatigue. Plus grave que le « baby-blues », ce trouble se manifeste dans 3 % à 20 % des accouchements.
Pour savoir qu’il était possible d’anticiper cette dépression, le docteur Ilona Yim et ses collègues de l’université de Californie ont suivi 100 femmes enceintes pendant toute leur grossesse et après la naissance de l’enfant. 16 d’entre-elles ont souffert d’une dépression post-partum après l’accouchement.
Les chercheurs se sont alors aperçus que ces dernières présentaient des taux de pCRH anormalement élevés à la 25ème semaine de grossesse. Les chercheurs estiment que cet indicateur serait fiable à plus de 75 % pour prédire ce type de dépression.
Ces derniers avancent qu’une mesure de cette hormone lors de la 25ème semaine de grossesse permettrait de déterminer à l’avance quelles mamans risquent de souffrir de ce type de dépression et de mieux les prendre en charge.
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