Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Des études préliminaires ont déjà souligné l'existence possible d'un lien entre les apports en vitamine B6 et le risque de cancer du sein. Des chercheurs de l'université de Hawaii et de Californie du Sud (Etats-Unis) ont voulu confirmer ces résultats sur une étude de cohorte.
Deux groupes de 706 femmes ont été sélectionnés à partir de l'étude multiéthnique d'Hawaii et de Californie du sud. Un groupe représentait les femmes victimes d'un cancer du sein et l'autre représentait les femmes en bonne santé. Les caractéristiques des deux groupes ont été ramenées à l'identique sur un grand nombre de critères pour améliorer la fiabilité des résultats : même âge, même origine ethnique, mêmes dates de prises de sang, même lieu d'habitation, même utilisation d'hormones, etc.
L'analyse des chercheurs révèle que le taux de vitamine B6 circulant dans le sang était significativement plus faible chez les femmes qui ont développé un cancer du sein que chez les autres. Celles qui ont le taux de vitamine B6 le plus élevé ont eu 30% moins de risque de développer ce cancer. En revanche il semble que le bénéfice de la vitamine B6 soit limité aux cancers du sein hormonodépendants. Mais ces cancers du sein sont les plus fréquents.
Galina LuriG, Lynne R. Wilkens, Yurii B. Shvetsov, Nicholas J. Ollberding, Adrian A. Franke, Brian E. Henderson, Laurence N. Kolonel, Marc T. Goodman. Prediagnostic plasma pyridoxal 5'-phosphate (vitamin B6) levels and invasive breast carcinoma risk: the Multiethnic Cohort. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev cebp.0717.2012; Published OnlineFirst August 9, 2012; doi:10.1158/1055-9965.EPI-12-0717-T.
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