Les Français, la santé et l’argent

Par Collectif LaNutrition.fr - Journalistes scientifiques et diététiciennes Publié le 02/10/2008 Mis à jour le 06/02/2017
Quel lien les Français établissent-ils entre leur santé et l’argent ? Une assurance santé a réalisé un sondage pour le savoir. Verdict : si la santé reste un enjeu prioritaire, beaucoup de Français jugent le système de soin performant mais en dégradation.

 

L’assurance santé AG2R - La mondiale a décidé de relancer, pour la 3e année consécutive, son étude sur « les Français, la santé et l’argent ». Ce sondage a été réalisé les 29 et 30 août derniers par téléphone auprès d’un échantillon de 1000 personnes.

Résultat : certaines valeurs sont ancrées malgré quelques évolutions significatives.

La santé demeure un enjeu majeur pour les Français, largement prioritaire devant le reste

 

Pour 7 Français sur 10, une bonne qualité de vie, c’est d’abord « vivre longtemps en bonne santé ». Le bien-être matériel n’arrive qu’ensuite, puis le rythme de vie, sans stress ! Toutes les générations font de la santé leur priorité même si l’âge constitue un facteur important. Ainsi, les 50 ans et plus sont les plus nombreux à placer la santé devant le reste.

Les Français se dotent des marges de manœuvres financières nécessaires pour cette priorité puisque 55 % considèrent que les dépenses de santé occupent une place importante dans l’ensemble de leurs dépenses quotidiennes, un chiffre en hausse de 5 points par rapport à l’année dernière.

 

Le système de soins jugé performant mais en dégradation

Les Français pensent très largement que leur santé dépend d’abord d’une hygiène quotidienne plutôt que des moyens curatifs. 78 % d’entre eux estiment que c’est leur mode de vie qui influe principalement sur leur santé contre 19 % qui pensent qu’il s’agit de la médecine et de ses progrès. Concernant le système de soins, 83 % des personnes interrogées estiment que sa qualité est meilleure en France que dans d’autres pays. Les Français témoignent d’une grande confiance envers les recommandations de  leur médecin. On notera que les médias, qui publient pourtant régulièrement des classements sur les meilleurs établissements de santé, constituent un critère de choix pour seulement 2 % des personnes interrogées.

Parallèlement à ce constat positif, une majorité des personnes interrogées estime que la qualité du système de soins a tendance à décliner. Sur cette question, on constate que l’appartenance sociale ou le niveau de diplôme conditionne nettement les réponses. Les cadres restent très partagés sur cette affirmation tandis que les employés se montrent beaucoup plus catégoriques.

La problématique du financement du système de soins

86% des personnes interrogées pensent que les dépenses de santé sont de moins en moins bien remboursées. Ce constat, déjà répandu les années précédentes vient confirmer l’hypothèse selon laquelle la qualité du système de soins dépend des moyens de chacun et de l’accès au système.

Sur les moyens d’assurer le financement de ces dépenses, l’indécision grandit au fil des années. Alors qu’en 2006 près d’un Français sur deux se déclarait favorable à une hausse des cotisations sociales, cette solution n’est plus soutenue que par 1 sur trois. Cette baisse peut être mise en parallèle avec le discours actuel, le gouvernement ayant déclaré pendant l’été qu’il n’augmenterait pas les cotisations sociales. Néanmoins, aucune autre alternative tranchée ne semble se dessiner puisque :

- 26 % se prononcent en faveur de l’augmentation des cotisations de la complémentaire santé 

- 20 %  mentionnent l’accroissement de leur participation financière.

L’entrée en vigueur des franchises médicales n’a pas entraîné de modification dans la consommation en matière de santé pour la très grande majorité des Français. Néanmoins, 19 % déclarent que les franchises ont eu une influence sur leur consommation.

Vers une évolution de la consommation des soins de santé

Enfin, l’un des révélateurs de  l’évolution des mentalités réside dans la part croissante de Français qui se montre prête à dépenser plus pour bénéficier de soins spécifiques. Ainsi, ils sont de plus en plus nombreux à être éventuellement prêts à mettre de leur poche pour des problèmes de vue, dentaires ou d’audition. Si les Français n’ont pas de solution quant au financement du système de soins, ils semblent prendre acte d’un engagement moins important de l’Etat et se montrent prêts à dépenser davantage pour un certain nombre de dépenses essentielles mais non vitales.

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