Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Une nouvelle analyse d’études scientifiques suggère qu’améliorer le statut en vitamine D permettrait de diminuer significativement le risque de développer un cancer du poumon. Selon ces résultats publiés dans la revue Cancer Causes & Control, chaque augmentation de 10 nmol/L de la concentration de 25-hydroxy-vitamine D, est associée à une réduction de 5% du risque de cancer du poumon.
« Malgré les progrès obtenus grâce à la chirurgie et la radiothérapie, le taux de mortalité lié au cancer du poumon reste important. La prévention associée à une détection précoce représentent une stratégie pour diminuer la mortalité lié à ce cancer » expliquent les auteurs de l’article. « Cependant, hormis éviter le tabac et l’exposition au radon, peu de méthodes de prévention ont été mises en évidence ».
Plusieurs études ont suggéré que le statut en vitamine D est impliqué dans le développement de différents cancers. « Les études épidémiologiques ont montré, qu’excepté pour le cancer de la peau, l’exposition au soleil était associée à une plus faible incidence de certains types de cancers et à une plus faible mortalité, suggérant que la vitamine D pourrait être impliquée dans le développement de ces cancers ».
Les chercheurs ont remarqué que les résultats concernant l’association entre statut en vitamine D et cancer du poumon ont donné des résultats contradictoires. Ils ont donc réalisé une synthèse des résultats provenant de 10 études portant sur l’association entre le statut en vitamine D et le risque de cancer du poumon. 2227 cas de cancer du poumon ont été répertoriés parmi les 120 402 participants. Différents facteurs comme le tabagisme, la consommation d’alcool, l’âge, le poids et la taille ont été pris en compte.
Leurs résultats montrent qu’il existe une relation non-linéaire entre le niveau de 25-hydroxyvitamine D (la forme de vitamine D dosée dans le sang) et le cancer du poumon : chaque augmentation de 10 nmol/L de la concentration de 25-hydroxy-vitamine D est associée à une diminution du risque de cancer du poumon de 5%.
Les auteurs ont remarqué que la plus grande réduction du risque était obtenue avec une concentration de 25-hydroxyvitamine D autour de 53 nmol/L (21 ng/mL), avec un effet protecteur jusqu’à 90 nmol/L (36 ng/mL). «Au-delà de 90 nmol/L, les augmentations supplémentaires n’étaient pas associées à une diminution significative du risque, mais peu de données concernant des niveaux élevés de vitamine D étaient incluses dans l’étude » expliquent les auteurs.
Pour les auteurs, l’effet protecteur de la vitamine D vis-à-vis du cancer du poumon est biologiquement plausible. Des études montrent qu’un métabolite actif de la 25-hydroxy-vitamine D pourrait prévenir le cancer du poumon grâce à un effet immunomodulateur sur les cellules épithéliales du poumon, une stimulation de l’apoptose et de la différenciation cellulaire, une diminution de l’invasion tumorale, de l’angiogenèse et des métastases.
« Le résultat de cette étude est significatif étant donné que le cancer du poumon est l’un des 5 cancers les plus diagnostiqués chez les hommes et les femmes, et qu’il constitue l’une des principales causes de décès à travers le monde ».
« Des recherches complémentaires sont nécessaires pour savoir si une augmentation supplémentaire a des effets positifs sur la diminution du risque du cancer du poumon, mais ce résultat nous permet d'ores et déjà de mieux sensibiliser aux bénéfices de la vitamine D sur la santé ».
Source
Chen GC, Zhang ZL, Wan Z, Wang L, Weber P, Eggersdorfer M, Qin LQ, Zhang W. Circulating 25-hydroxyvitamin D and risk of lung cancer: a dose-response meta-analysis. Cancer Causes Control. 2015 Sep 10. [Epub ahead of print]
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Au supermarché, difficile de passer à côté du skyr : il a envahi le rayon des produits laitiers en quelques années ! Riche en protéines et pauvre en matières grasses, il séduit de nombreux consommateurs. Sur le plan nutritionnel, est-il à la hauteur de sa réputation ? Un produit estampillé « skyr » est-il forcément bon pour vous ?
Dans un essai clinique américain, trois régimes ont permis une perte similaire de poids. Mais celui qui a le plus réduit la graisse du foie était le régime cétogène. Il a aussi amélioré le contrôle de la glycémie. Explications.