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L’abus de travail est mauvais pour vos capacités cognitives. C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude finlandaise publiée dans l’American Journal of Epidemiology.
Le docteur Marianna Virtanen et ses collègues ont suivi plus de 2200 fonctionnaires britanniques pendant 2 périodes de 2 ans. Parmi les volontaires, 39 % travaillaient moins de 40 heures par semaines tandis que 53 % travaillaient de 41 à 55 heures par semaines.
Les chercheurs ont alors soumis les volontaires à des tests visant à évaluer leurs capacités cognitives. Ces derniers se sont alors aperçus que ceux qui travaillent le plus obtenaient des résultats moins bons dans les tests d’évaluation du raisonnement et du vocabulaire.
Comment l’expliquer ? Probablement par le fait que ceux qui travaillent davantage ont souvent une qualité de sommeil moindre, des troubles dépressifs plus fréquents et une moins bonne hygiène de vie, avancent les auteurs.
Ces résultats devront cependant être confirmés, les scientifiques reconnaissant que « la durée de l’étude ne semble pas suffisante pour détecter avec fiabilité le déclin des fonctions cognitives en général ».
Long Working Hours and Cognitive Function The Whitehall II Study Marianna Virtanen, Archana Singh-Manoux, Jane E. Ferrie, David Gimeno, Michael G. Marmot, Marko Elovainio, Markus Jokela, Jussi Vahtera and Mika Kivimäki American Journal of Epidemiology 2009 169(5):596-605; doi:10.1093/aje/kwn382
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