Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Les autorités sanitaires gouvernementales américaines viennent d’interrompre une étude qui analysait les effets du sélénium et de la vitamine E sur le cancer de la prostate. Ces compléments n’auraient aucun effet et même, pire, ils pourraient accentuer la maladie.
Cette étude, nommée SLECT (Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial) avait été lancée par l’Institut National Américain du Cancer, faisant participer plus de 35 000 hommes de plus de 50 ans. Elle avait pour but d’établir si le sélénium ou la vitamine E avaient en effet protecteur contre le cancer de la prostate et pouvaient aider dans le traitement de la maladie. Les hommes prenaient depuis 5 ans et quotidiennement un complément de sélénium ou de vitamine E, ou les deux à la fois ou un placebo.
Résultat : non seulement les compléments n’ont pas aidé à diminuer le risque de cancer de la prostate, mais les chercheurs ont aussi remarqué certains faits troublants. Les hommes qui prenaient de la vitamine E seule étaient plus susceptibles de développer un cancer de la prostate. De plus le sélénium pris seul pourrait favoriser le diabète.
Cependant le gouvernement américain met en garde contre ses résultats plutôt défavorables. Cela ne prouve pas que ces suppléments soient le facteur de risque, les chiffres ne sont pas forcement significatifs et les coïncidences existent.
Le cancer de la prostate est celui qui touche le plus d’hommes aux Etats-Unis.
National Cancer Institute, october 2008, Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial (SELECT) www.cancer.gov,
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