L’existence du point G remise en question

Le point G serait une pure invention, selon une récente étude britannique.

« Le point G est une idée subjective », si l’on en croit les chercheurs du King’s College de Londres.

Le point G est défini comme une zone hautement érogène réduite localisée au niveau de la face antérieure du vagin et censée concentrer de nombreuses terminaisons nerveuses. Sa stimulation devrait procurer une jouissance intense.

Lors de cette nouvelle étude, 1800 jumelles britanniques âgées de 23 à 83 ans ont répondu à une enquête comprenant des questions sur la sexualité féminine. Il leur était aussi demandé si elles pensaient avoir un point G ou pas.

Les résultats de l’enquête montrent que si l’une des jumelles affirmait avoir un point G, sa sœur ne déclarait pas systématiquement en avoir un, alors qu'elles ont strictement les mêmes gènes.

« C’est de loin la plus grande enquête menée sur ce sujet, et celle-ci montre clairement que l’existence d’un point G est totalement subjective, explique Timothy Spector, professeur d'épidémiologie et co-auteur de l’étude. Il est pratiquement impossible de trouver des traits réels ».

Au total, 56 % des femmes interrogées déclarent avoir un point G. Des femmes qui ont tendance à être plus jeunes et plus actives sexuellement.

Lire également notre article Zones érogènes, mode d’emploi, dans notre dossier sur la sexualité.

Andrea Virginia Burri, Lynn Cherkas, Timothy D. Spector. Genetic and Environmental Influences on self-reported G-Spots in Women: A Twin Study. Journal of Sexual Medicine Early View, January 2010

  • Version actuelle le 23/03/2021
    Mise à jour par Collectif laNutrition
  • le 07/01/2010
    Publication par Collectif LaNutrition.fr Journalistes scientifiques et diététiciennes

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