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L’étau se resserre autour des pesticides quant à leur responsabilité dans l’apparition de la maladie de Parkinson. Une étude menée par des chercheurs israéliens vient une nouvelle fois confirmer que les populations les plus exposées aux pesticides sont aussi les plus touchées par cette maladie neuro-dégénérative.
Les chercheurs ont comparé la fréquence de la maladie de Parkinson au sein de la population d’une ville appelée Baqa al-Gharbieh au nord-est de Tel Aviv à celle des villages avoisinant. Ils ont constaté que dans cette localité, la fréquence de cette maladie (70 pour 100 000 habitants) y était deux fois plus importante qu’aux alentours.
Selon le Dr. Rafiq Masalha, responsable de cette étude, « ce taux plus élevé s’explique par la présence massive de pesticides dans les champs environnants, dispersés notamment par des avions. » Or, « il a été prouvé que l’inhalation de pesticides affecte la production de dopamine, un neurotransmetteur dont la déficience dans le cerveau est la cause de la maladie de Parkinson. »
Déjà en 2009, une étude française de l’Inserm chez les agriculteurs avait montré un lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson.
Rafik Masalha, MD, Ella Kordysh, MD, PhD, Gershon Alpert, MD, Maher Hallak, PhD, Mohammad Morad, MD, Muhammad Mahajnah, MD, PhD, Peter Farkas, MD and Yuval Herishanu, MD.The Prevalence of Parkinson’s Disease in an Arab Population, Wadi Ara, Israel. IMAJ 2010: 12: January: 32-35
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