Quelles maladies provoqueraient les portables ?

Par Lanutrition.fr Publié le 01/07/2008 Mis à jour le 21/11/2017
Quels sont les dangers des téléphones portables? Si les risques ne sont pas encore bien connus en revanche, des effets tels que certains cancers de la région de la tête et du cerveau ont été identifiés. LaNutrition.fr fait le point des maladies en question.

Les principaux risques liés à l’utilisation du téléphone portable seraient la formation ou l’augmentation de la taille de certaines tumeurs au niveau de la tête et du cou ainsi que des lésions de l’ADN. Ces effets seraient dus à une pénétrance de 20 à 30% des champs électromagnétiques émis par les téléphones et absorbés par le cerveau. Le Centre international de recherche sur le cancer a d’ailleurs classés comme pouvant être cancérogènes des champs électromagnétiques de très basse fréquence. Mais les conclusions des études réalisées jusqu’ici sont controversés puisque la majorité des chercheurs s’accordent à dire qu’il est très difficile d’interpréter les résultats. En effet, le nombre de malades est très faible par rapport à la population, les études ne vont pas au-delà de 10 ans d’observation. Enfin, ces affections existaient avant l’utilisation massive du téléphone portable dans les années 1990 et avaient surement d’autres causes (1). En voici cependant un résumé.

Le cancer de la parotide

En 2004 et en 2006, deux études suédoises avaient avancé qu’il n’existe pas de lien significatif entre le risque de développer un cancer des glandes salivaires et l’exposition sur deux ans aux téléphones portables (2 et 3). En revanche, plus récemment en 2008, une équipe de chercheurs menée par le docteur Siegal Sadetzki de l’Université de Tel Aviv en Israël a montré que la population israélienne qui use beaucoup du téléphone portable a deux fois plus de risque de développer un cancer des glandes salivaires que les israéliens qui n’en font pas usage. « L’étude de cette population, fortement et rapidement convertie à la technologie des mobiles, a permis de montrer que le téléphone portable est associé à un risque de cancer » précise le docteur Siegal Sadetzki. Elle conclut en affirmant que « la question n’est pas de mettre en cause l’utilisation des mobiles mais plutôt la manière dont on en fait usage » (4).

Les neurinomes

Les neurinomes atteignent chaque année environ 15 personnes sur 100.000. Ce sont des tumeurs bénignes des nerfs périphériques, crâniens et rachidiens. Ils sont formés par les cellules qui produisent la gaine de myéline qui recouvre les fibres nerveuses. En 2007, les chercheurs d’Interphone, étude internationale initiée en 1999, ont publié dans le British Journal of the Cancer une étude qui montre qu’ « il n’existe pas de risque de neurinome acoustique après 10 ans d’utilisation. Toutefois, une augmentation du risque à plus long terme ne peut pas être écartée ». C’est ce que pense aussi une équipe de chercheurs suédois « par rapport aux autres maladies, cette affection du nerf optique serait la plus risquée à long terme, c'est-à-dire après 10 ans d’utilisation quotidienne du portable » (5 et 6).

Les méningiomes

Tumeurs du cerveau qui sont la plupart du temps bénignes, qui se développent lentement depuis les méninges et qui peuvent devenir maligne. Les études menées dans le cadre d’Interphone n’ont pas montré de risque significatif de méningiomes jusqu’à 10 ans d’utilisation (1 et 5).

Les gliomes

Les gliomes sont des tumeurs provenant des cellules de soutien du cerveau qui atteignent environ chaque année 6 personnes sur 100.000. Bien que les résultats des études portant sur le risque de gliome de soient pas significatifs, il existerait une tendance générale à une augmentation du risque chez les gros utilisateurs de portables qui téléphonent souvent et longtemps (6).

Affections des gènes et de l’ADN

Les expositions aux champs électromagnétiques même en dessous des normes pourraient provoquer des effets localisés sur les gènes et l’ADN de cellules épithéliales (7).

(1) Hours M, Bernard M, Montestrucq L, Arslan M, Bergeret A, Deltour I, Cardis E., Cell Phones and Risk of brain and acoustic nerve tumours: the French INTERPHONE case-control study, Rev Epidemiol Sante Publique. 2007 Oct;55(5):321-32

(2) Lönn S, Ahlbom A, Christensen HC, Johansen C, Schüz J, Edström S, Henriksson G, Lundgren J, Wennerberg J, Feychting M, Mobile phone use and risk of parotid gland tumor.; Am J Epidemiol. 2006 Oct 1;164(7):637-43.

(3) Hardell L, Hallquist A, Hansson Mild K, Carlberg M, Gertzén H, Schildt EB, Dahlqvist A. No association between the use of cellular or cordless telephones and salivary gland tumours., Occup Environ Med. 2004 Aug;61(8):675-9.

(4) Sadetzki S, Chetrit A, Jarus-Hakak A, Cardis E, Deutch Y, Duvdevani S, Zultan A, Novikov I, Freedman L, Wolf M., Cellular phone use and risk of benign and malignant parotid gland tumors--a nationwide case-control study., Am J Epidemiol. 2008 Feb 15;167(4):457-67

(5) Schoemaker MJ, Swerdlow AJ, Ahlbom A, Auvinen A, Blaasaas KG, Cardis E, Christensen HC, Feychting M, Hepworth SJ, Johansen C, Klaeboe L, Lönn S, McKinney PA, Muir K, Raitanen J, Salminen T, Thomsen J, Tynes T., Mobile phone use and risk of acoustic neuroma: results of the Interphone case-control study in five North European countries., Br J Cancer. 2005 Oct 3;93(7):842-8

(6) Hardell L, Carlberg M, Söderqvist F, Mild KH, Morgan LL., Long-term use of cellular phones and brain tumours: increased risk associated with use for > or =10 years, Occup Environ Med. 2007 Sep;64(9):626-32. Epub 2007 Apr 4.

(7) Wu W, Yao K, Wang KJ, Lu DQ, He JL, Xu LH, Sun WJ., Blocking 1800 MHz mobile phone radiation-induced reactive oxygen species production and DNA damage in lens epithelial cells by noise magnetic fields, Zhejiang Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban. 2008 Jan;37(1):34-8

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