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L’affaire des tétines de biberons (nourettes) stérilisés à l’oxyde d’éthylène, fournis aux maternités a conduit à une réunion à la Direction générale de la santé le 18 novembre. Y assistaient les industriels et les directions et agences concernés afin de prendre les mesures nécessaires.
Plusieurs décisions ont été prises, à commencer par une information immédiate des établissements de santé, par la Direction générale de l’offre de soins, en lien avec les Agences régionales de santé.
A été également décidé la mise en place de solutions alternatives (nourettes, autres biberons à usage unique ou non) pour permettre le retrait des lots incriminés.
Les industriels s’engagent par à répondre à toutes les demandes des établissements de santé dont ils sont les fournisseurs. Parailleurs, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) réaliseront d’ici deux mois, des études complémentaires.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est chargée d’une enquête destinée à comprendre l’origine des dysfonctionnements, aussi bien chez les industriels qui commercialisent des produits en contact direct avec des denrées alimentaires stérilisés avec de l’oxyde d’éthylène, qu’auprès des établissements hospitaliers qui les ont achetés. Ses conclusions devront être rendues au plus tard fin 2011.
Les autorités sanitaires et la DGCCRF semblent donc s’exclure du champ de l’enquête sur les « dysfonctionnements » alors que l’exposé même des faits montre que ces organismes publics avaient été informés de longue date par Suzanne de Bégon et qu’ils n’ont rien fait.
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