Répertoire international des professionnels de santé qui s'appuient dans leur activité sur les recommandations nutritionnelles de LaNutrition.fr.
Plus une femme a un tour de hanche important, plus ses filles auraient de risque, une fois adultes, d’être touchées par le cancer du sein. C’est l’étonnante conclusion d’une étude publiée ce mois-ci dans l’American Journal of Human Biology.
David J.P. Barker et ses collaborateurs des universités de Southampton (Grande-Bretagne) et de l’Oregon (Etats-Unis) ont suivi 6370 femmes finlandaises nées entre 1934 et 1944 de mères dont les mensurations avaient été relevées à l’époque, dans le cadre d’un suivi prénatal.
Les résultats montrent que le risque de cancer du sein des femmes dont la mère avait des hanches très larges est 3 fois plus important que celles dont la mère avait des hanches étroites. Ce risque serait même 7 fois plus élevé quand les mères ont eu auparavant une ou plusieurs grossesses.
La raison de cette relation pour le moins inattendue ? Les hormones. « Nos résultats confirment l’hypothèse selon laquelle le tour de hanche reflète un niveau élevé d’hormones sexuelles durant la puberté. Celui-ci persiste après et peut affecter le développement des seins des filles durant la gestation » expliquent les auteurs. On sait en effet que durant le développement fœtal, la croissance des seins est stimulée par les hormones de la mère ; l’intensité de ces stimulations explique que la moitié des nouveaux-nés de sexe féminin ont des écoulements de lait à leur naissance, le fameux « lait de sorcière ».
« L’ oestrogène catéchol, un métabolite de l’oestradiol, est soupçonné de provoquer une instabilité chromosomique en cassant les molécules d’ADN. Des hauts niveaux d’œstrogène catéchol dans le sang maternel pourraient provoquer une instabilité génétique au niveau de la différenciation des cellules épithéliales du sein, ce qui rendrait le sein ultérieurement vulnérable au cancer » suggère David Barker.
Y a-t-il quelque chose à faire pour éviter ce risque ? « Les femmes dont les filles ont eu un cancer du sein avaient la même taille que les autres mère ce qui signifie qu’elles ont eu la même alimentation durant leur enfance. Nos résultats ne signifient donc pas que qu’une bonne alimentation durant l’enfance ait une quelconque influence sur le risque de cancer dans la génération suivante. En revanche, ils montrent que la croissance durant la puberté, qui reflète la qualité de l’alimentation, est clairement associée au risque de cancer du sein des filles que ces adolescentes auront plus tard » explique le chercheur. Reste à savoir quelle alimentation il faudrait adopter à cette période de la vie pour éviter cette fatalité.
David J.P. Barker, A possible link between the pubertal growth of girls and breast cancer in their daughters
Am. J. Hum. Biol., 2007.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Répertoire international des professionnels de santé qui s'appuient dans leur activité sur les recommandations nutritionnelles de LaNutrition.fr.
Pour la planète comme pour la santé, il est préférable d’utiliser les fruits et légumes de saison. Voici la liste des fruits et légumes d'août que l’on retrouve en France, leurs vertus santé et des recettes pour les accommoder.
Pas besoin de manger du fast-food tous les jours pour entretenir une inflammation chronique. Certains gestes du quotidien, banals et répétés, suffisent à maintenir discrètement le feu allumé. Tour d'horizon de 10 déclencheurs souvent ignorés.