Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
D’après une étude parue dans la revue International Journal of Obesity, les jeunes dépenseraient moins de calories au repos pendant l’adolescence. Un résultat de l’évolution humaine qui pose des problèmes dans une société d’abondance.
Au repos, l’organisme dépense de l’énergie afin de permettre le bon fonctionnement cerveau, du cœur, du foie, des reins, et de maintenir sa température corporelle : c’est le métabolisme de base. Comme l’adolescence est une période de croissance rapide, qui devrait logiquement nécessiter plus de calories.
Mais ce n’est pas vraiment ce qui a été trouvé dans cette étude de l’université d’Exeter (Grande-Bretagne) qui a duré une douzaine d’années entre 2000 et 2012. 279 enfants ont été suivis tous les 6 mois entre 5 et 16 ans. Les chercheurs ont été surpris de constater que le nombre de calories brûlées au repos chutait à la puberté : à 15 ans, l’énergie utilisée au repos serait de 25 % inférieure à celle nécessaire à 10 ans, ce qui représente une diminution de 500 calories par jour. C’est l’équivalent d’une heure d’un exercice important chaque jour. Chez les enfants étudiés, la dépense énergétique augmentait après cinq ans, mais diminuait après 10 ans pendant la puberté.
Or les jeunes ne semblaient pas faire plus de sport à l’adolescence. En effet, à la puberté il y avait aussi une baisse notable de l’activité physique, notamment chez les filles, ce qui pouvait accroître la prise de poids : le niveau d’activité des filles diminuait d’un tiers entre 7 et 16 ans.
A l’adolescence, les besoins sont de 1.600 calories par jour. Ce n’est que vers l’âge de 16 ans que la quantité de calories brulées au repos recommençait à monter. Pour expliquer ce phénomène, une hypothèse est qu’il s’agit d’un moyen sélectionné par l’évolution pour conserver des calories pour les changements qui ont lieu à la puberté. Mais aujourd’hui, dans une société d’abondance alimentaire, cela représente un risque d’accroissement de l’obésité.
Ces résultats pourraient expliquer que beaucoup d’adolescents prennent du poids à cette période de leur vie. Les parents doivent donc rester vigilants pour éviter que leur ado ne grossisse trop.
Source
Mostazir M, Jeffery A, Hosking J, Metcalf B, Voss L, Wilkin T. Evidence for energy conservation during pubertal growth A 10-year longitudinal study (EarlyBird 71). Int J Obes (Lond). 2016 Sep 8. doi: 10.1038/ijo.2016.158
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Au supermarché, difficile de passer à côté du skyr : il a envahi le rayon des produits laitiers en quelques années ! Riche en protéines et pauvre en matières grasses, il séduit de nombreux consommateurs. Sur le plan nutritionnel, est-il à la hauteur de sa réputation ? Un produit estampillé « skyr » est-il forcément bon pour vous ?
Dans un essai clinique américain, trois régimes ont permis une perte similaire de poids. Mais celui qui a le plus réduit la graisse du foie était le régime cétogène. Il a aussi amélioré le contrôle de la glycémie. Explications.