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S’il y a tant de cancer en France, ce n’est pas à cause de la pollution environnementale. L’augmentation du nombre de cancer serait essentiellement liée au vieillissement de la population et à nos modes de vie. C’est ce que vient de révéler un grand rapport national sur les causes du cancer en France.
Cette étude menée par les académies des Sciences et de Médecine, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), en association avec la Fédération des centres de lutte contre le cancer, l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) et l’Institut national du cancer, constitue une réponse documentée à ceux qui pensent que l’on sous-estime le poids que joue la pollution dans l’incidence du cancer.
C’est en passant en revue l’ensemble des données épidémiologiques menées sur le cancer en France que les auteurs sont parvenus à leur résultat. Ainsi, il serait possible d’identifier la cause d’un cancer dans 45% des cas chez l’homme et dans 30% des cas chez la femme.
Quelles sont-elles ? Le tabac d’abord, ce n’est pas une surprise. Il serait responsable de 27% des cancers chez l’homme et de 33% des décès (9,6% des décès chez la femme). L’alcool ensuite, que les auteurs tiennent pour responsable de 11% des cas de cancer chez l’homme et de 4,5% des cancers chez la femme.
Puis, on a moins l’habitude de l’entendre, viennent les agents infectieux : papillomavirus pour le cancer de la gorge et du col de l’utérus, virus de l’hépatite B et C pour les cancers du foie, virus d’Epstein-Barr pour certains lymphomes. Au final ces virus seraient responsables de 4,2% des cancers.
En 4ème position on trouve l’exposition professionnelle à des produits tels que l’amiante, la poussière de bois, les peintures, le benzène, les huiles minérales, les rayonnement ionisants qui seraient responsables de 4% des cancers de l’homme (0,5% chez la femme).
L’obésité et le manque d’exercice physique seraient quant à eux impliqués dans 3% des cancers chez l’homme et dans 5% chez la femme ! Les traitements hormonaux de la ménopause (THM) sont de leur côté à l’origine de 2% des cancers, notamment du sein. On sait par ailleurs que le fait d’avoir des enfants tard, d’avoir peu d’enfants et de ne pas allaiter sont également des facteurs importants de risque de cancer. Les auteurs estiment qu’il serait possible de diminuer de 15% le nombre de cancer du sein en rajeunissant l’âge des premières naissances. La pollution ne jouerait un rôle que dans 0,5% à 0,85% des cas de cancer.
Et l’alimentation dans tout ça ? Si les auteurs reconnaissent qu’elle a une influence majeure sur le risque de cancer, ils considèrent que « l’effet des facteurs nutritionnels, tels que la teneur en fibre des aliments, la quantité de fruits et légumes ingérée, n’a pas été confirmée par les dernières enquêtes épidémiologiques. »
Mais pourquoi tant de cancer ? Les auteurs estiment que le nombre de cancer a en effet considérablement augmenté en France comme dans tous les pays industrialisés depuis le début du 20ème siècle, mais ils déclarent aussi que « de telles comparaisons n’ont de sens que si l’on ramène cette fréquence à un même nombre d’habitants, or la population française a beaucoup augmenté au 20ème siècle ». Selon eux, il ne faut pas oublier que l’allongement de la durée de vie joue aussi un rôle dans l’augmentation du nombre de cancers, tout comme l’amélioration des méthodes de diagnostic et de dépistage. Finalement, rapportés à la population et à son âge, les décès par cancer auraient diminué de 13% depuis 1968. Plutôt rassurant comme conclusion !
Véronique Molénat
P. Boyle et M. Tubiana, Les causes du cancer en France, nouvelles données scientifiques. Septembre 2007.
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