La supplémentation en vitamine D et en calcium est souvent recommandée pour prévenir les fractures liées à l'âge. Une grande méta-analyse publiée récemment remet en question cette recommandation de masse.
Les études épidémiologiques ont déjà montré un lien entre la pratique d'une activité physique et la qualité de l'alimentation: on observe que la tendance vers une alimentation équilibrée va souvent de paire avec la pratique d'une activité physique régulière. Mais savoir si l'un des deux comportements entraîne l'autre restait mystérieux.
Les chercheurs de Harvard ont constaté que l'activité physique semble encourager à manger mieux. En effet, lorsqu'on rajoute la pratique d'une activité physique à un régime alimentaire amincissant, le traitement de l'obésité devient plus efficace et l'alimentation est maintenue au long cours.
En mesurant l'activité du cerveau, ils se sont rendus compte que l'exercice physique augmente la matière grise et les connections du cortex préfrontal. Les fonctions executives du cerveau comme le contrôle de l'inhibition sont améliorées. Cette fonction permet notamment de supprimer les propositions inadéquates ou non-conformes à un objectif (à l'inverse de l'impulsivité), permettant ainsi un meilleur self-controle et une modification du comportement, en particulier à long terme.
Les chercheurs soulignent que l'exercice physique modifie le fonctionnement de notre cerveau ce qui nous aide à mieux résister aux tentations de notre société moderne où la nourriture, en particulier hypercalorique, est de plus en plus omniprésente.
Moralité: commencer par faire du sport avant d'entamer un régime alimentaire.
Référence: Joseph RJ, Alonso-Alonso M, Bond DS, Pascual-Leone A, Blackburn GL. The neurocognitive connection between physical activity and eating behaviour. Obes Rev. 2011 Oct;12(10):800-12.
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